La Création De La Vie Selon Le Coran

Nous vous présentons dans cette série la quatrième partie de l’ouvrage « Révélation, rationalité, connaissance et vérité » écrit par feu Mirza Tahir Ahmad, quatrième Calife de la Communauté Islamique Ahmadiyya. Ce chapitre traite de la création de la vie du point de vue du Coran.
AMAL

Les débuts de la vie : une brève introduction

Le Saint Coran fait de nombreuses observations sur toutes les étapes de la création se rapportant d’une part à l’évolution de la vie et d’autre part aux stades préparatoires qui la précèdent. Certaines de ces observations ont posé des jalons à caractère unique et c’est vers eux que nous proposons d’attirer l’attention du lecteur.

Soulignons que les brefs passages d’introduction ci-après sont élaborés en détail dans les chapitres appropriés.

Il est très important de noter les principes directeurs mentionnés dans les versets ci-dessus :

تَبَارَكَ الَّذِي بِيَدِهِ الْمُلْكُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ – الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا وَهُوَ الْعَزِيزُ الْغَفُورُ – الَّذِي خَلَقَ سَبْعَ سَمَوَاتٍ طِبَاقًا مَا تَرَى فِي خَلْقِ الرَّحْمَنِ مِنْ تَفَاوُتٍ فَارْجِعِ الْبَصَرَ هَلْ تَرَى مِنْ فُطُورٍ

Béni est Celui entre les mains de Qui est le royaume, et Il a le pouvoir de faire tout ce qu’Il veut ;

Qui a créé la mort et la vie pour qu’Il vous éprouve – lequel d’entre vous est le meilleur en conduite ; et Il est le Puissant, le Très-Pardonnant,

Qui a créé sept cieux superposés. Dans la création du Dieu Gracieux, tu ne peux voir aucune discordance. Puis, regarde de nouveau ; vois-tu quelque imperfection ? (Saint Coran, chapitre 67, versets 2 à 4)

Ceci est le verset principal qui parle du plan des choses couvrant l’ensemble de l’univers. Les deux principes de base soulignés dans ces versets sont comme suit : d’une part, l’absence totale de contradiction dans tout l’univers créé par Dieu, et d’autre part, le développement, par étapes, de tout ce qui a été créé ; ce dernier étant élaboré plus loin dans un attribut de Dieu, souvent employé dans le Saint Coran par rapport à tout le processus de création. Le mot رب (Rabb) signifie invariablement quelqu’un qui fait évoluer quelque chose continuellement d’un stade inférieur à un niveau supérieur.

…le Coran parle de la création comme survenant petit à petit, par étapes progressives bien définies, et rejette catégoriquement le concept de création spontanée…

Lorsqu’un poulain, par exemple, est élevé jusqu’à maturité – avec des soins particuliers pour rehausser son potentiel – les Arabes emploient l’expression ربّ الفُلوّ (Rabb-al-Fuluwwa) qui signifie que quelqu’un a très bien élevé et entraîné le poulain. Le même attribut الرب (Al-Rabb) est aussi souvent traduit comme « Le Pourvoyeur ». Ceci indique que Dieu, le Créateur, pourvoit à toutes les étapes subséquentes du développement de Sa création. Par conséquent, il ne fait aucun doute que le Coran parle de la création comme survenant petit à petit, par étapes progressives bien définies, et rejette catégoriquement le concept de création spontanée. Cette dernière est d’ailleurs rejetée par le Coran sur la base qu’elle va à l’encontre de la dignité de Dieu. Ainsi les versets suivants rappellent l’homme à l’ordre en déclarant :

مَا لَكُمْ لَا تَرْجُونَ لِلَّهِ وَقَارًا – وَقَدْ خَلَقَكُمْ أَطْوَارًا

« Qu’avez-vous, que vous n’attribuez pas de la dignité à Allah, alors qu’Il vous a certainement créés par étapes ? » (Saint Coran, chapitre 71, versets 14 à 15)

Le verset suivant de la sourate Al-Inshiqaq s’adresse aux humains, leur promettant un voyage continu, passant d’une étape à une autre :

لَتَرْكَبُنَّ طَبَقًا عَنْ طَبَقٍ

« Que vous passerez certainement d’un état à un autre. » (Saint Coran, chapitre 84, verset 20)

Ceci est le plan de Création qui englobe tout. Au cours des différentes étapes de l’évolution, les différents processus qui ont gouverné et façonné la vie différaient les uns des autres, tout en désignant toujours la même direction et pointant toujours vers l’homme.

Dans une volonté d’élucider les mystères de l’origine de la vie, les différents scientifiques et érudits religieux ont largement débattu ce point important. Plusieurs scénarios ont été proposés et des expériences effectuées, simulant les conditions qui ont conduit à la création d’organismes sur une terre entièrement sans vie, remontant à des milliards d’années. Nous retournerons à ce point plus tard. Nous nous proposons de nous limiter pour le moment à un bref récit du concept coranique relatif à la manière dont la vie prit naissance et évolua sur Terre.

Certaines citations se rapportant à ce sujet ont été recueillies de versets ; ces derniers permettent d’illustrer, d’une part, le rôle du Saint Coran dans la révélation d’éléments qui appartenaient à « l’inconnu » et, d’autre part, d’éclairer les spécialistes dans ce domaine spécifique de la connaissance afin qu’ils puissent profiter de la direction coranique.

Pour commencer, il faut noter qu’à plusieurs reprises, lorsque le Coran se réfère aux formes précédentes de la création, il parle de création humaine alors que ce qui fut créé à cette époque ne ressemblait guère à l’homme. En effet, toutes les étapes décisives de la création sont désignées comme étant des étapes inhérentes à la création humaine dans la mesure où, l’homme étant dès le début l’objectif final et le but de ces différentes étapes.

À titre d’exemple, nous pouvons analyser la construction complexe d’un avion qui nécessite, en réalité, des milliers d’étapes et de processus séparés. Lorsqu’il planifie sa production, le constructeur accorde autant d’attention pour la réalisation de chaque pièce : écrou, boulon, ailes, sièges et ainsi de suite. En effet, la construction de l’avion en tant qu’ensemble cohérent s’avère être en réalité l’objectif principal de tout cet exercice. Aussi tous les stades précédents sont-ils considérés comme n’étant qu’étapes préparatoires pour la réalisation de l’objectif final. Outre le fait d’être les pièces de l’avion, des écrous et des boulons ont aussi un rôle isolé et important à jouer. Cet aspect est d’une importance capitale, car c’est ici que le Coran se différencie des biologistes qui croient en une évolution aléatoire n’ayant aucun objectif prédéfini. Selon ces mêmes biologistes, l’origine et l’évolution de la vie semblent n’avoir ni but, ni dessein, ni de plan d’exécution préalablement défini.

Ces différentes étapes mentionnées dans le Saint Coran seront à présent introduites très brièvement, point par point, suivie d’une discussion plus détaillée, dans les chapitres appropriés qui suivront.

La création des anciens organismes : le djinn

Nous démarrons avec le plus ancien phénomène ayant existé avant l’évolution biotique mentionnée dans le Coran. En se référant à cette ère, le Coran emploie un terme spécifique, à savoir, le djinn. Or, ici dans ce contexte, ce terme djinn ne signifie certainement pas génie comme c’est généralement traduit par le lecteur.

Le concept de djinn (génie) désignant une créature fantomatique relève essentiellement de la superstition.

Le concept de djinn (génie) désignant une créature fantomatique relève essentiellement de la superstition. D’après de telles superstitions, les djinns posséderaient des caractéristiques en partie humaines et en partie diaboliques, et pourraient prendre, à volonté, n’importe quelle forme. De plus, ils auraient particulièrement tendance à tourmenter et à posséder des femmes et des faibles. Ils pourraient cependant être maîtrisés par les soi-disant personnes « divinement inspirées » ayant la connaissance de versets appartenant à diverses écritures saintes, dont la récitation aurait la faculté de les assujettir. Une fois cette tâche accomplie, le djinn pourrait accomplir, sous les commandements de ces personnes saintes, des tâches fantastiques : par exemple, ils peuvent faire apparaître un élément ou objet quelconque du néant. Certaines personnes pourraient ainsi, par leur entremise, contrôler ceux qui leur sont chers, ou exterminer leurs ennemis. Très certainement ce n’est pas à cette superstition relevant de l’imagination humaine auquel fait mention le Saint Coran lorsqu’il emploie le terme djinn pour parlerde l’âge prébiotique.Le lecteur pourra prendre connaissance d’un récit complet sur ce sujet dans le chapitre « Le djinn ».

Le rôle de l’argile dans la création

Dans le Coran, la poussière sèche ou l’argile mouillée sont aussi mentionnées comme des étapes de la vie aux temps anciens. Dans la sourate Al-‘Imran, Il déclare :

خَلَقَهُ مِنْ تُرَابٍ

« …Il le créa (Adam) la poussière… » (Saint Coran, chapitre 3, verset 60)

Nous lisons sur le même sujet :

خَلَقَكُمْ مِنْ طِينٍ

« …Il vous a créés d’argile… » (Saint Coran, chapitre 6, verset 3)

L’argile est aussi mentionnée dans la sourate Al-Rahman,mais cette fois-ci pas en référence à l’argile humide, car il est clairement déclaré :

خَلَقَ الْإِنْسَانَ مِنْ صَلْصَالٍ كَالْفَخَّارِ

Il a créé l’homme de l’argile sèche et sonnante qui est pareille à de la poterie cuite. (Saint Coran, chapitre 55, verset 15)

Elle est décrite ici comme ayant une ressemblance à une plaque, suffisamment sèche pour produire des sons, telles les pièces de poterie brisées. Dans la sourate Al-Hijr, l’argile est à nouveau mentionnée, à trois reprises, avec la qualification complémentaire que l’homme est créé à partir de l’argile sèche et sonnante, issue de la boue noire fermentée. (Saint Coran, chapitre 15, versets 27, 29 et 34)

Le scénario d’ensemble présenté par le Saint Coran conçoit la vie comme ayant avancée étape par étape de la poussière, de l’eau, de l’argile et aussi de la boue noire fermentée, qui tourna subséquemment en argile sèche et sonnante. Les deux dernières étapes retiennent particulièrement l’attention. Nul être humain, appartenant à l’ère où le Coran fut révélé, ne pouvait, même approximativement, rapporter un tel récit mentionnant la création de l’homme de l’argile sèche et sonnante issue de la boue stagnante. (Saint Coran, chapitre 15, versets 27,29 et 34)

Nous présenterons, plus tard, un bref récit sur ce qu’avancent les scientifiques à ce sujet. Le lecteur sera libre de tirer ses propres conclusions sur la concordance des déclarations coraniques avec les résultats de la recherche scientifique contemporaine. L’un est le scénario présenté par le Coran basé entièrement sur la révélation divine ; et l’autre est le scénario englobant diverses théories, revendications, affirmations faites par plusieurs scientifiques qui se sont dévoués à l’étude de l’origine de la vie en se basant entièrement sur la recherche scientifique. À chaque fois que les scientifiques arrivent à des conclusions décisives, le lecteur constatera qu’elles corroborent parfaitement les déclarations coraniques. Ceci en dépit du fait qu’au temps de la révélation coranique, la science n’était pas assez avancée pour pouvoir explorer les mystères de la vie et de son origine. De tels versets sont destinés tout particulièrement à l’homme appartenant à une ère scientifique avancée afin que sa croyance en l’existence d’un Créateur Suprême et Omniscient soit renforcée au moyen de la connaissance acquise.

La survie : accident ou dessein ?

Le point de vue du Coran se rapportant à la question de la survie diffère diamétralement de celui des naturalistes. Selon le Coran, des accidents ne jouent aucun rôle déterminant dans la survie des espèces ou des individus. Les espèces animales, aussi bien que les individus sont protégés d’une série de dangers imminents menaçant perpétuellement leur existence à chaque moment de leur vie. Ainsi, leur survie n’est en aucun cas accidentelle. En revanche, elle s’avère être un dessein bien conçu, bien préservé et bien exécuté en adéquation et à travers toute l’histoire de la vie. Afin d’illustrer ce point, nous avons retenu quelques versets coraniques se rapportant à ce sujet :

اللَّهُ يَعْلَمُ مَا تَحْمِلُ كُلُّ أُنْثَى وَمَا تَغِيضُ الْأَرْحَامُ وَمَا تَزْدَادُ وَكُلُّ شَيْءٍ عِنْدَهُ بِمِقْدَارٍ – عَالِمُ الْغَيْبِ وَالشَّهَادَةِ الْكَبِيرُ الْمُتَعَالِ – سَوَاءٌ مِنْكُمْ مَنْ أَسَرَّ الْقَوْلَ وَمَنْ جَهَرَ بِهِ وَمَنْ هُوَ مُسْتَخْفٍ بِاللَّيْلِ وَسَارِبٌ بِالنَّهَارِ – لَهُ مُعَقِّبَاتٌ مِنْ بَيْنِ يَدَيْهِ وَمِنْ خَلْفِهِ يَحْفَظُونَهُ مِنْ أَمْرِ اللَّهِ

Allāh sait ce que chaque femelle porte, et ce que les utérus diminuent et ce qu’ils font croître. Et auprès de Lui chaque chose a une mesure appropriée.

Selon le Coran, des accidents ne jouent aucun rôle déterminant dans la survie des espèces ou des individus.

Il est Celui qui connaît l’invisible et le visible, l’Incomparablement Grand, le Très-Haut.

Celui parmi vous qui prononce sa parole secrètement, et celui qui la prononce ouvertement sont égaux dans Sa connaissance ; et aussi celui qui se cache pendant la nuit, et celui qui sort ouvertement pendant le jour.

Pour chacun, il y a des sentinelles qui se meuvent sans répit devant lui et derrière lui pour le protéger par ordre d’Allāh. (Saint Coran, chapitre 13, verset 9 à 12)

La latéralité ou la chiralité

De toutes les Ecritures, le Coran est le seul à mettre l’accent sur la question de la latéralité par rapport au comportement socioreligieux. On est surpris de constater qu’une quelconque importance soit attachée au côté droit ou gauche. On peut également observer que le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) a donné des instructions précises à ce sujet où le côté droit et le côté gauche jouent un rôle spécifique dans la conduite d’un musulman. Par exemple, la main droite est choisie pour toutes les bonnes choses : on doit commencer à manger et à servir du côté droit, on ne doit pas toucher aux choses sales avec la main droite etc. Le contraire s’applique à la main gauche. Par conséquent, lorsqu’on serre la main (droite) d’un musulman, on est rassuré sur la propreté de la main qui nous est tendue. Dans la discussion relativement plus détaillée de la latéralité et de la chiralité, le lecteur tombera sur des instances extraordinaires du phénomène de la latéralité dans la nature. Le lecteur doit garder en tête que ceci prouve fortement que l’Auteur du Coran et le Créateur de l’univers ne font qu’Un.

L’expression « partialité » est en général employée pour indiquer qu’un choix est fait sans aucune raison spécifique. Or, dans le cas de Dieu, notre ignorance sur la raison pour laquelle Il est partiel à la latéralité ne signifie pas nécessairement qu’il n’y a aucune raison derrière Son comportement sélectif.

Au fur et à mesure que la science sonde plus profondément la compréhension de la chaîne des causes à effets, de nombreux schémas de comportements naturels, jadis incompris, deviennent clairs.

La sélection naturelle et la survie du plus apte

Le Coran réitère, sans ambiguïté, qu’à chaque étape de la création, des choix ont dû être faits et à chaque fois le sélectionneur ne fut pas l’opérateur aveugle de la sélection naturelle, mais la main de Dieu, Celui-Qui-Voit-Tout, l’Omniscient. Il est, de plus, spécifiquement et catégoriquement déclaré :

وَرَبُّكَ يَخْلُقُ مَا يَشَاءُ وَيَخْتَارُ مَا كَانَ لَهُمُ الْخِيَرَةُ سُبْحَانَ اللَّهِ وَتَعَالَى عَمَّا يُشْرِكُونَ

Et ton Seigneur crée tout ce qu’Il veut et choisit qui Il veut. Ce n’est pas à eux de choisir. Gloire à Allah !Il est bien au-dessus de ce qu’ils Lui associent. (Saint Coran, chapitre 28, verset 69)

La même affirmation est faite dans les versets suivants :

نَحْنُ خَلَقْنَاكُمْ فَلَوْلَا تُصَدِّقُونَ – أَفَرَأَيْتُمْ مَا تُمْنُونَ – أَأَنْتُمْ تَخْلُقُونَهُ أَمْ نَحْنُ الْخَالِقُونَ – نَحْنُ قَدَّرْنَا بَيْنَكُمُ الْمَوْتَ وَمَا نَحْنُ بِمَسْبُوقِينَ – عَلَى أَنْ نُبَدِّلَ أَمْثَالَكُمْ وَنُنْشِئَكُمْ فِي مَا لَا تَعْلَمُونَ – وَلَقَدْ عَلِمْتُمُ النَّشْأَةَ الْأُولَى فَلَوْلَا تَذَكَّرُونَ – أَفَرَأَيْتُمْ مَا تَحْرُثُونَ – أَأَنْتُمْ تَزْرَعُونَهُ أَمْ نَحْنُ الزَّارِعُونَ – لَوْ نَشَاءُ لَجَعَلْنَاهُ حُطَامًا فَظَلْتُمْ تَفَكَّهُونَ – إِنَّا لَمُغْرَمُونَ – بَلْ نَحْنُ مَحْرُومُونَ – أَفَرَأَيْتُمُ الْمَاءَ الَّذِي تَشْرَبُونَ – أَأَنْتُمْ أَنْزَلْتُمُوهُ مِنَ الْمُزْنِ أَمْ نَحْنُ الْمُنْزِلُونَ – لَوْ نَشَاءُ جَعَلْنَاهُ أُجَاجًا فَلَوْلَا تَشْكُرُونَ – أَفَرَأَيْتُمُ النَّارَ الَّتِي تُورُونَ – أَأَنْتُمْ أَنْشَأْتُمْ شَجَرَتَهَا أَمْ نَحْنُ الْمُنْشِئُونَ – نَحْنُ جَعَلْنَاهَا تَذْكِرَةً وَمَتَاعًا لِلْمُقْوِينَ

C’est Nous Qui vous avons créés. Pourquoi donc ne voulez-vous pas reconnaître cela ? Que pensez-vous de ce que vous éjaculez ? Est-ce vous qui l’avez créé, ou en sommes-Nous le Créateur ? Nous avons décrété la mort pour vous tous ; et rien ne peut Nous empêcher de changer votre forme présente, et de vous susciter sous une forme dont vous n’avez aucune idée. Et vous avez certainement connu la première création. Pourquoi donc ne méditez-vous pas sur cela ? Voyez-vous ce que vous semez ? Est-ce vous qui le faites pousser, ou est-ce Nous Qui le faisons pousser ? Si Nous le voulions, Nous pourrions le réduire entièrement en menue paille, et alors vous ne cesseriez de vous lamenter : « Nous sommes ruinés ! Et même pire, nous sommes totalement démunis ! » Voyez-vous l’eau que vous buvez ? Est-ce vous qui la faites descendre des nuages, ou est-ce Nous Qui la faisons descendre ? Si Nous le voulions, Nous pourrions la rendre amère. Pourquoi donc n’êtes-vous pas reconnaissants ? Voyez-vous le feu que vous allumez ? Est-ce vous qui produisez l’arbre pour ce feu, ou est-ce Nous le Producteur ? Nous en avons fait un rappel et un avantage pour les voyageurs. (Saint Coran, chapitre 56, versets 58 à 74)

Ces versets attirent emphatiquement, à plusieurs reprises, l’attention de l’homme aussi bien sur le fait que Dieu est le Créateur, le Seul Qui fait les choix. La prise de décision n’est pas aléatoire, ni les choses ne sont-elles auto créées. C’est Dieu Qui fait le choix et opère en tant que Sélectionneur Suprême à tout moment.

Au fur et à mesure que la vie évolue, il n’y a aucune sélection aléatoire des caractères. C’est Dieu Qui, à travers les épreuves entre la vie et la mort, permet à la vie d’évoluer en caractère, dessein, style et mode de survie. Il n’y a aucun défaut dans ce grand ordre de choses, car c’est Lui Qui gouverne du Trône de Sa Majesté, avec sagesse absolue. On ne peut voir nulle part dans Sa création un quelque défaut ou une contradiction. La signification de ces versets est très claire.

Dans la théorie darwinienne de la survie du plus apte que nous discuterons plus tard, il n’y a aucune garantie d’une opération impeccable aboutissant toujours à la survie du plus apte. Au contraire, certains des animaux qui arrivent à survivre dans la lutte, ne font que survivre à ce défi spécifique. Toutefois, pour ce qui est des qualités les plus évoluées de la vie, la simple survie d’un animal dans une situation donnée n’offre aucune garantie que ces qualités seront aussi préservées avec elle. Il en est ainsi car il n’y a aucune place pour un sélectionneur conscient dans cet ordre qui, invariablement, serait en mesure de choisir les meilleurs éléments émergeant durant la lutte entre la vie et la mort. La vision coranique parle d’un système universel d’opération parfaite, contrôlé au détail près de sorte qu’il n’y a aucune chance que les failles et les défauts ne s’immiscent dans cet ordre des choses.

تَبَارَكَ الَّذِي بِيَدِهِ الْمُلْكُ وَهُوَ عَلَى كُلِّ شَيْءٍ قَدِيرٌ – الَّذِي خَلَقَ الْمَوْتَ وَالْحَيَاةَ لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا وَهُوَ الْعَزِيزُ الْغَفُورُ – الَّذِي خَلَقَ سَبْعَ سَمَوَاتٍ طِبَاقًا مَا تَرَى فِي خَلْقِ الرَّحْمَنِ مِنْ تَفَاوُتٍ فَارْجِعِ الْبَصَرَ هَلْ تَرَى مِنْ فُطُورٍ – ثُمَّ ارْجِعِ الْبَصَرَ كَرَّتَيْنِ يَنْقَلِبْ إِلَيْكَ الْبَصَرُ خَاسِئًا وَهُوَ حَسِيرٌ

Béni est Celui entre les mains de Qui est le royaume, et Il a le pouvoir sur toutes choses ; c’est Lui Qui a créé la mort et la vie pour qu’Il vous éprouve – lequel d’entre vous est le meilleur en conduite, et Il est le Puissant, le Très-Pardonnant. Celui même Qui a créé sept cieux par étapes. Dans la création du Dieu Gracieux, tu ne peux voir aucune discordance. Puis, regarde de nouveau : vois-tu quelque imperfection ? Puis regarde de nouveau, et encore de nouveau, ton regard ne fera que retourner à toi frustré et fatigué. (Saint Coran, chapitre 67, versets 2 à 5)

Un jeu d’échec ou un jeu de hasard

Certains des versets susmentionnés traitent du même sujet, présentant le scénario de la main directrice d’un planificateur Qui planifie et exécute avec adresse et dextérité. Chaque créature sur le vaste échiquier de la création est bougée case après case vers une destination prédéterminée. Cette vision de la création ne laisse aucune place à une évolution débridée et non-guidée. En fait, l’ensemble de l’ordre des choses, à la fois le biotique et le pré-biotique est résumé par le Saint Coran comme un plan cohérent, complètement étranger au chaos.

Tout en continuant sur le même thème de l’ordre universel, le Coran rejette la possibilité d’un autre Dieu qui aurait certainement dû entrer en conflit avec son rival en renversant l’ordre des choses dans le chaos.

Jusqu’ici nous nous sommes contentés d’introduire le sujet ; nous nous proposons à présent d’entrer dans une analyse détaillée des mêmes sujets, chapitre après chapitre, et catégorie par catégorie.

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