Oumar Bin Al Khattab, dĂ©fenseur de lâIslam
11 Juin 2021
Dans son sermon du 11 juin 2021, Sa SaintetĂ© le Calife a Ă©voquĂ© d’autres incidents tirĂ©s de la vie d’Oumar Bin Al-Khattab, le deuxiĂšme Calife de l’Islam.
Sermon du vendredi 11 juin 2021, prononcĂ© par Sa SaintetĂ© le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, Ă la mosquĂ©e Moubarak, Ă Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. AprĂšs le Tashahoud, le Taâawudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa SaintetĂ© le Calife a dĂ©claré :
JâĂ©voquais dans mon prĂ©cĂ©dent sermon le traitĂ© de Houdaibiyya en rĂ©fĂ©rence Ă âOumar Ibn Al-Khattab. On rapporte Ă ce sujet que les Banou Bakr, une des tribus alliĂ©es aux Qouraychites, avaient violĂ© ce pacte et attaquĂ© la tribu des Banou Khouzaâa, lâalliĂ©e des musulmans. Les Qouraychites avaient dâailleurs aidĂ© les Banou Bakr en leur fournissant armes et montures, violant ainsi le traitĂ© de Houdaybiyya. Abou Soufyan Ă©tait alors venu Ă MĂ©dine, voulant renouveler le traitĂ©. Il est parti voir le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) mais celui-ci ne lui a pas rĂ©pondu. Ensuite Abou Soufyan sâest rendu chez Abou Bakr (r.a.) et lui a demandĂ© dâintercĂ©der auprĂšs du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) en sa faveur. Mais Abou Bakr a refusĂ© de le faire. Abou Soufyan sâest rendu chez âOumar. Il lui a rĂ©pondu : « Souhaites-tu que jâintercĂšde en ta faveur auprĂšs du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) ? Par Dieu ! MĂȘme si je possĂ©dais ne serait-ce quâune brindille je me battrais contre vous autres avec ! »
Le docteur Ali Al-Sallabi Ă©crit ceci Ă propos de la conquĂȘte de La Mecque. « Quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est arrivĂ© Ă Marr al-Zahran, Abou Soufyan a commencĂ© Ă sâinquiĂ©ter pour sa personne. âAbbas, lâoncle du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.), lui a conseillĂ© de demander la protection du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âAbbas dĂ©clare : « Jâai dit Ă Abou Soufyan : « Malheur Ă toi ! LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) est prĂ©sent ! » Abou Soufyan a rĂ©pondu : « Que mes parents soient sacrifiĂ©s pour toi ! Comment me sortir dâaffaire ? » âAbbas a rĂ©pondu : « Par Allah ! Si ces gens tâattrapent, ils te tueront certainement ! Monte sur la mule derriĂšre moi. Je te prĂ©senterai au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Ensuite je lui demanderai de tâaccorder sa protection. » Il est montĂ© derriĂšre moi, relate âAbbas. Quand je passais devant un des feux allumĂ©s par les musulmans, ils me demandaient qui Ă©tait mon compagnon. Il faisait nuit et les musulmans avaient allumĂ© des feux. Quand ils voyaient le mulet du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et que jâĂ©tais dessus, ils sâexclamaient : « Lâoncle de lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) se trouve sur son mulet ! » Jâai avancĂ© tant et si bien que je suis passĂ© devant le feu dâOumar Ibn Al-Khattab. Il a demandé : « Qui est-ce ? » âOumar sâest tenu Ă cĂŽtĂ© de moi. Lorsquâil a vu Abou Soufyan il sâest exclamé : « Abou Soufyan ! Lâennemi dâAllah ! Toutes les louanges appartiennent Ă Allah qui nous a accordĂ© une victoire inconditionnelle sur toi ! »
Ensuite âAbbas a tirĂ© Abou Soufyan pour le prĂ©senter au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âOumar Ă©tait aussi de la compagnie. Il a dĂ©claré : « à EnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) ! Permettez-moi de le dĂ©capiter ! » âAbbas a dĂ©claré : « à EnvoyĂ© dâAllah ! Je lui a offert ma protection. » Quand âOumar a insistĂ©, jâai dĂ©claré : « à âOumar ! Attends un peu ! Si Abou Soufyan appartenait [Ă ta tribu] les Banou Adi, tu nâaurais pas rĂ©pĂ©tĂ© ces propos. Tu sais quâil appartient au Banou âAbd Manaf ! » Oumar a rĂ©pliqué : « Ecoute âAbbas ! Par Allah ! Ta conversion Ă lâislam mâa rĂ©joui plus que si mon pĂšre sây Ă©tait converti, car je savais que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) apprĂ©ciait davantage ta conversion que celle dâAl-Khattab (mon pĂšre). »
Sur ce, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a dĂ©claré : « à âAbbas ! Retourne avec Abou Soufyan et reviens le lendemain. »
CâĂ©tait lĂ une conversation entre âOumar et âAbbas. En fin de compte, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a demandĂ© Ă âAbbas de repartir avec Abou Soufyan Ă©tant donnĂ© quâil lui avait accordĂ© sa protection. LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) nâavait, quant Ă lui, rien Ă dire Ă Abou Soufyan.
Abou Bakr Ibn âAbdir Rahman relate quâau cours du mois de Chaâban en lâan sept de lâHĂ©gire, lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a envoyĂ© âOumar Ibn Al-Khattab pour une expĂ©dition avec trente personnes dans la vallĂ©e de Tourabah contre un des clans des Banou Hawazin. Cette vallĂ©e est situĂ©e Ă deux jours de voyage de La Mecque oĂč rĂ©sidaient les Banou Hawazin.
Il sâagit de deux jours de voyage Ă dos de monture utilisĂ©e Ă lâĂ©poque.
Bouraidah Al-Aslami relate que quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est descendu Ă Khaybar, il a confiĂ© lâĂ©tendard Ă âOumar Ibn al-Khattab.
LĂ oĂč il sera question de distance mesurĂ©e en termes de jours, il sâagira de voyage parcouru Ă dos dâanimal.
Selon les recueils de Sirah, les grands drapeaux ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s la premiĂšre fois en rĂ©fĂ©rence Ă la bataille de Khaybar. On nâĂ©voquait naguĂšre que des Ă©tendards [de petite taille]. Bouraidah Al-Aslami relate que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est parti Ă Khaybar et il a confiĂ© son drapeau Ă âOumar Ibn Al-Khattab (r.a) ; [et, comme mentionnĂ©, il dit que] selon les recueils de Sirah, les [grands] drapeaux ont Ă©tĂ© Ă©voquĂ©s la premiĂšre fois en rĂ©fĂ©rence Ă la bataille de Khaybar. On nâĂ©voquait naguĂšre que de petits Ă©tendards. Le drapeau du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) Ă©tait de couleur noire : il a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© Ă partir dâun drap appartenant Ă âAĂŻcha. Il Ă©tait nommĂ© âOuqĂąb.
Son deuxiĂšme drapeau Ă©tait blanc : il lâavait confiĂ© Ă âAli. Le premier drapeau Ă©tait couleur noire : il a Ă©tĂ© fabriquĂ© Ă partir dâun drap appartenant Ă âAĂŻcha, la mĂšre des Croyants. Le deuxiĂšme drapeau Ă©tait de couleur blanche : il lâavait confiĂ© Ă âAli. Il avait confiĂ© un autre drapeau Ă Habab ibn Moundhir et un autre Ă Saâd ibn âOubadah.
Lorsque le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a visitĂ© Khaybar, il souffrait de douleurs Ă la tempe et ne pouvait pas sortir. En cette occasion, il a dâabord confiĂ© son drapeau Ă Abou Bakr, puis le mĂȘme drapeau Ă âOumar. La bataille Ă©tait violente ce jour-lĂ . Mais les musulmans nâont pas pu conquĂ©rir le fort. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dĂ©claré : « Demain, je confierai le drapeau Ă la personne par qui Allah accordera la victoire. » Ainsi, le lendemain, le ProphĂšte (s.a.w.) a confiĂ© le drapeau Ă âAli, grĂące Ă qui Allah a accordĂ© la victoire aux musulmans.
Ibn Ishaq dĂ©clare : « Jâai demandĂ© Ă Ibn Chahab al-Zouhri sous quelles conditions le Saint ProphĂšte avait confiĂ© les palmeraies de Khaybar aux Juifs. Zuhri a dĂ©clarĂ© que le ProphĂšte (s.a.w.) avait conquis Khaybar aprĂšs la bataille et Khaybar Ă©tait lâune des richesses quâAllah a accordĂ©es au ProphĂšte (s.a.w.). Un cinquiĂšme Ă©tait pour le Messager dâAllah (s.a.w.) et il lâa distribuĂ© parmi les musulmans. Certains Juifs sont descendus de leurs forts aprĂšs la bataille et Ă©taient prĂȘts Ă partir en exil. Le Messager dâAllah (s.a.w.) les a appelĂ©s et leur a dit : « Si vous le souhaitez, ces propriĂ©tĂ©s peuvent vous ĂȘtre confiĂ©es Ă condition que vous y travailliez et que les fruits soient partagĂ©s entre vous et nous. »
En dâautres termes, la division de cette propriĂ©tĂ© se fera si vous souhaitez rester ici. « Et je vous ferai rester lĂ oĂč Allah souhaite que vous demeuriez. » Les Juifs ont acceptĂ© sa proposition. Ils ont continuĂ© Ă travailler dans ces palmeraies. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait lâhabitude dâenvoyer âAbdoullah ibn Rawaha pour distribuer les fruits de ces palmeraies et de faire preuve dâĂ©quitĂ© dans lâestimation des fruits pour les Juifs. Non pas quâil gardait pour lui les meilleurs fruits : ils Ă©taient distribuĂ©s Ă©quitablement. Ensuite, quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est dĂ©cĂ©dĂ©, Abou Bakr a Ă©galement traitĂ© les Juifs Ă la mĂȘme maniĂšre du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âOumar les a traitĂ©s de la mĂȘme maniĂšre au dĂ©but de son califat. Ensuite âOumar a su que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) dit lors de sa derniĂšre maladie que les deux religions ne coexisteront pas dans la pĂ©ninsule arabique. âOumar a fait des recherches Ă ce propos et quand cette parole a Ă©tĂ© attestĂ©e, il a Ă©crit aux Juifs de Khaybar : « Allah a ordonnĂ© votre expulsion. Jâai reçu la nouvelle que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit que deux religions ne coexisteront pas dans la pĂ©ninsule arabique. Si le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait fait un pacte avec un Juif, quâil se prĂ©sente afin que je puisse lâentĂ©riner. Celui qui nâa pas conclu dâalliance avec le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) peut se prĂ©parer Ă lâexil. »
« Si le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait fait une promesse avec quelquâun il pouvait rester, je respecterai cette promesse. Mais si pareille promesse nâexiste pas, vous allez devoir quitter cet endroit. » âOumar a exilĂ© ceux qui nâavaient pas conclu dâalliance avec le ProphĂšte (s.a.w.).
âAbdoullah ibn âOumar dĂ©clare : « Je suis parti avec Zoubayr ibn Al-âAwwam et Miqdad ibn Aswad pour voir ma propriĂ©tĂ© Ă Khaybar. Quand nous y sommes arrivĂ©s, nous nous sommes sĂ©parĂ©s afin de nous rendre sur nos propriĂ©tĂ©s. Jâai Ă©tĂ© attaquĂ© la nuit pendant que je dormais dans mon lit. Les articulations de mes bras ont Ă©tĂ© disloquĂ©es de mes coudes. Le matin venu, mes deux compagnons sont venus vers moi en criant et tout deux ont demandé : « Qui tâa fait cela ? » Jâai dit que je lâignorais. Ils ont remis mes bras Ă leur place et mâont ensuite emmenĂ© chez le Calife âOumar. Celui-ci a dĂ©claré : « Câest un acte des Juifs. » Puis il sâest levĂ© pour sâadresser au peuple et a dit : « à gens, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait conclu un traitĂ© avec les Juifs de Khaybar Ă condition que nous les expulserons quand nous le souhaiterons. Les Juifs ont attaquĂ© âAbdoullah Ibn âOumar et ont disloquĂ© ses bras, comme vous le savez dĂ©jĂ . Ils avaient dĂ©jĂ attaquĂ© un Ansari et nous nâavons aucun doute quâil sâagit de leurs alliĂ©s. Nous nâavons aucun ennemi lĂ -bas Ă part eux. Quiconque possĂšde des biens Ă Khaybar doit sâen occuper car je vais expulser les Juifs. »
Et il les a expulsés.
âAbdoullah ibn Miknaf relate : « Lorsque Oumar (r.a.) a chassĂ© les Juifs de Khaybar, il est montĂ© avec les Ansar et les Mouhajirin. Jabbar ibn Sakhr et Yazid ibn Thabit sont Ă©galement sortis avec eux. Jabbar Ă©tait celui qui estimait les fruits pour les habitants de MĂ©dine et Ă©tait leur comptable. Les deux ont divisĂ© Khaybar parmi ses membres conformĂ©ment Ă la division existante.
Il y a lâincident de la lettre envoyĂ©e par Hatib par lâentremise dâune femme Ă La Mecque. Il voulait informer secrĂštement les polythĂ©istes de La Mecque Ă propos de certaines intentions du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Allah avait informĂ© celui-ci et il avait envoyĂ© âAli pour intercepter la femme en cours de route. Le ProphĂšte (s.a.w.) a questionnĂ© Hatib Ă ce propos qui a offert ses explications et qui a dĂ©clarĂ© que sa foi ne sâĂ©tait pas affaiblie, mais quâelle Ă©tait tout aussi parfaite. Hatib a offert ces assurances que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a acceptĂ©es. Mais âOumar (r.a.) a dĂ©claré : « à Messager dâAllah ! Laissez-moi dĂ©capiter cet hypocrite ! » Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a dit : « Il avait pris part Ă la bataille de Badr. Sais-tu quâAllah a dit Ă propos de ces combattants : « Faites ce que vous souhaitez. Jâai fermĂ© les yeux sur vos pĂ©chĂ©s et vous ai pardonnĂ©. » ? »
Il y existe un autre incident qui nâest pas liĂ© directement Ă âOumar (r.a.) mais oĂč il est mentionnĂ© implicitement. Abou Qatada dĂ©clare : « Lors de la bataille de Hounayn jâai vu un homme parmi les musulmans qui combattait un polythĂ©iste. Un autre polythĂ©iste lâa trompĂ© et lâa secrĂštement attaquĂ© par derriĂšre. Voyant cela, je me suis prĂ©cipitĂ© vers lâhomme qui voulait tromper un musulman. Il a levĂ© sa main pour me frapper et jâai frappĂ© la sienne et je lâai tranchĂ©e. Ensuite, il mâa attrapĂ© et mâa tirĂ© si fort que je suis devenu impuissant. Puis il mâa laissĂ© et sâest relĂąchĂ© et je lâai poussĂ© et tuĂ©. Dâautre part, les musulmans avaient Ă©tĂ© vaincus et Ă©taient en dĂ©route. Je me suis Ă©galement enfui avec eux.
Ensuite, jâai vu quâOumar ibn Al-Khattab Ă©tait avec eux. Je lui ai dit : « Pourquoi les musulmans ont-ils pris la fuite ? » âOumar a rĂ©pondu : « Câest la volontĂ© dâAllah. » Puis le peuple est retournĂ© vers le Messager dâAllah (s.a.w.). Celui-ci a dĂ©claré : « Quiconque apporte la preuve quâil a tuĂ© untel, les biens de sa victime lui appartiendront. » Je me suis levĂ© pour chercher des preuves sur ma victime. Mais je nâen ai pas trouvĂ© et je me suis assis. Puis jâai dĂ©cidĂ© de raconter lâincident de ce combat au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Lâune des personnes assises dans lâassistance a dĂ©claré : « Jâai les armes de celui quâil a tuĂ©. Mais au lieu de les lui offrir, offrez-lui quelque chose en Ă©change pour le satisfaire. » Abou Bakr a dĂ©claré : « Il nâest pas possible pour lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) de donner les biens Ă une personne ordinaire des Qouraychites et de laisser les mains vide lâun des lions dâAllah qui sâest battu pour Allah et Son Messager. »
Abou Qatada dĂ©clare : « Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) sâest levĂ© et mâa offert ces biens. Jâen ai achetĂ© une petite palmeraie. CâĂ©tait la premiĂšre propriĂ©tĂ© que jâai acquis en lâislam. »
Ibn âOumar relate : « Lorsque nous sommes revenus de Hounayn, âOumar (r.a.) a interrogĂ© le Saint ProphĂšte (s.a.w.) sur un vĆu quâil avait fait Ă lâĂ©poque de lâignorance : il sâagissait dâaccomplir lâiâtikĂąf. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) lui a demandĂ© dâaccomplir ce vĆu, mĂȘme sâil datait de lâĂ©poque de lâignorance.
Il est nĂ©cessaire de remplir toute promesse existante tout en respectant les principes de lâislam. Ceci est une condition nĂ©cessaire Ă respecter en ces cas.
Quelle est le rĂŽle dâOumar dans la bataille de Tabouk ? Avant cette bataille le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait fait un appel spĂ©cial aux dons. âOumar raconte son histoire en ces termes. « Un jour, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) nous a demandĂ© de faire de lâaumĂŽne. Jâavais des biens Ă lâĂ©poque et je me suis dit : « Aujourdâhui est le jour pour dĂ©passer Abou Bakr ! » Jâai apportĂ© la moitiĂ© de mes biens. LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) mâa demandé : « Quâest-ce que tu as laissĂ© pour ta famille ? » Jâai rĂ©pondu que jâavais laissĂ© autant que jâavais apportĂ©. Abou Bakr quant Ă lui avait apportĂ© tout ce quâil possĂ©dait. Jâai apportĂ© la moitiĂ© de mes biens et Abou Bakr a apportĂ© toute sa fortune. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) lui a Ă©galement demandĂ© ce quâil avait laissĂ© pour sa famille. Il a rĂ©pondu : « Je leur ai laissĂ© Allah et Son Messager. » âOumar sâest dit : « Jâai alors compris que je ne pourrai jamais le dĂ©passer dans quelque domaine que ce soit. »
Hazrat Mouslih Mawâoud (r.a.) relate Ă ce propos : « âOumar (r.a.) raconte Ă propos dâun djihad : « Abou Bakr mâa toujours dĂ©passĂ©. Aujourdâhui, je vais le surpasser. »
« Je suis rentrĂ© chez moi et, prenant la moitiĂ© de ma fortune, je lâai prĂ©sentĂ©e au Saint ProphĂšte (s.a.w.). CâĂ©tait une pĂ©riode de grande Ă©preuve pour lâislam. Mais Abou Bakr a apportĂ© toute sa fortune et lâa offerte au Saint ProphĂšte (s.a.w.). Celui-ci lui a demandé : « Quâest-ce que vous avez laissĂ© Ă la maison ? Il a rĂ©pondu : « Allah et Son Messager ! » âOumar (r.a.) dĂ©clare : « Jâai Ă©tĂ© trĂšs embarrassĂ© dâentendre cela et jâai pensĂ© quâaujourdâhui je voulais surpasser Abou Bakr mais quâil mâavait devancĂ© aujourdâhui encore. »
Le Messie Promis (a.s.) dĂ©clare : « Il fut un temps oĂč les gens sacrifiaient leur vie comme des moutons et des chĂšvres pour la religion divine. On trouve mention des fortunes des uns et des autres. Abou Bakr Siddiq (r.a.) a sacrifiĂ© toute sa fortune plus dâune fois. Ce nâĂ©tait pas un Ă©vĂ©nement ponctuel. Cela sâest passĂ© plus dâune fois. Il nâa mĂȘme pas gardĂ© une aiguille Ă la maison. Plus dâune fois âOumar (r.a.) selon ses dispositions et âOuthman (r.a.) selon les siennes et son statut en ont fait de mĂȘme. Tous les compagnons Ă©taient prĂȘts Ă sacrifier leur vie et leurs biens pour cette religion divine. »
En faisant rĂ©fĂ©rence Ă sa Jamaâat, le Messie Promis (a.s.) explique : « Câest lĂ leur exemple. Mais il y a aussi dâautres qui [me] prĂȘtent allĂ©geance et promettent de prĂ©fĂ©rer la religion au monde. Or, quand on leur demande aide et soutien, ils ferment leurs poches. Peut-on atteindre quelque but religieux en aimant ainsi le monde ? Lâexistence de pareils individus peut-elle ĂȘtre dâun quelconque bĂ©nĂ©fice Ă la cause prophĂ©tique ? Absolument pas. Allah dĂ©clare : « Jamais vous nâatteindrez la vraie droiture tant que vous ne dĂ©pensez pas vos biens les plus chers dans le chemin dâAllah. » »
Quelle a Ă©tĂ© la rĂ©action dâOumar (r.a.) lorsque le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est dĂ©cĂ©dé ? Ibn âAbbas relate : « Lâheure de la mort du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) approchait et il y avait des hommes dans la maison dont âOumar ibn al-Khattab. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a dĂ©claré : « Laissez-moi vous dicter quelque conseil aprĂšs lequel vous ne vous Ă©garerez pas. »
Il sâagit des derniers jours de la maladie du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Sur ce, âOumar a dit aux gens qui Ă©taient assis autour : « LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) est trĂšs malade et vous disposez du Coran. Le Livre dâAllah vous suffit. »
Ceux prĂ©sents dans la maison nâĂ©taient pas dâaccord et se sont disputĂ©s. Lors de la discussion certains disaient : « Apportez un morceau de papier et une plume afin que lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) puisse vous Ă©crire quelque chose, aprĂšs quoi vous ne vous Ă©garerez pas. » Certains dâentre eux rĂ©pĂ©taient ce quâOumar avait dit : « Ne dĂ©rangez pas le ProphĂšte (s.a.w.) ! » Lorsque la discussion a pris de lâampleur, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Sortez dâici ! »
Ce récit est tiré du recueil de Mouslim. On en trouve aussi mention dans le recueil de Boukhari.
âOubaydoullah ibn âAbdillah rapporte dâIbn âAbbas : « Quand la maladie du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) sâest aggravĂ©e, il a dit : « Apportez-moi quelque chose pour Ă©crire afin que je vous dicte [des consignes] que vous nâoublierez pas. »
âOumar a dit Ă ceux qui Ă©taient autour de lui : « La maladie du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) sâest aggravĂ©e. Nous disposons du livre dâAllah et cela nous suffit. »
Câest pour cette raison que ce nâĂ©tait pas la peine de dĂ©ranger le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.).
Ils se sont disputés entre eux à ce propos et ils ont fait beaucoup de bruit. Le Saint ProphÚte Muhammad (s.a.w.) a déclaré : « Levez-vous et partez de là  ! Vous ne devez pas vous disputer autour de moi. »
Sur ce, Ibn âAbbas est sorti et disait : « La plus grande perte Ă©tait quâon avait empĂȘchĂ© le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) dâĂ©crire [ce quâil souhaitait]. »
Syed Zain-ul-Abidin Waliullah Shah Sahib a commentĂ© sur une partie de ce que jâai dĂ©crit. Il dĂ©clare : « Les paroles :
Ùۧ ŰȘ۶ÙÙۧ ŰšŰčŰŻÛ
dĂ©montrent clairement que mĂȘme durant ces derniers jours, le ProphĂšte (s.a.w.) sâinquiĂ©tait du fait que les musulmans ne sombrent dans lâoubli. DalĂąlun signifie lâoubli et lâĂ©garement. Ensuite, le hadith affirme :
ŰșÙŰšÙ Ű§ÙÙŰŹŰč
Câest-Ă -dire que la maladie avait Ă©puisĂ© le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âOumar avait prononcĂ© ces paroles. Shah Sahib dĂ©clare quâOumar nâimaginait mĂȘme pas que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) pourrait mourir. Il a dĂ©claré que nous disposons du Livre dâAllah et cela nous suffit, car Allah dĂ©clare dans le Saint Coran :
Ù
Ùۧ ÙÙ۱ÙÙŰ·ÙÙÙۧ ÙÙÙ Ű§ÙÙÙÙŰȘÙŰ§ŰšÙ Ù
ÙÙÙ ŰŽÙÙÙŰĄÙ
Il dit dans un autre verset :
ŰȘÙŰšÙÙÙۧÙÙۧ ÙÙÙÙÙÙÙ ŰŽÙÙÙŰĄÙ
Câest-Ă -dire que ce livre explique tout clairement, Nous nây avons laissĂ© aucune lacune. Le rĂ©cit rapporte aussi ces propos:
Ùۧ ÛÙŰšŰșÙ ŰčÙŰŻÙ Ű§ÙŰȘÙۧŰČŰč
Certaines personnes qui Ă©taient aussi sensibles quâOumar ont dĂ©clarĂ© quâon ne doit pas dĂ©ranger le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) en pareil moment. Dâautres disaient quâon devait obĂ©ir Ă lâordre du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et lui apporter du papier et de lâencre. Lorsquâune dispute a Ă©clatĂ© entre eux, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) leur a demandĂ© de partir. Il a dit : « Ne faites pas du bruit auprĂšs de moi. » Cela dĂ©montre que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait un tel respect du Livre dâAllah, que mĂȘme dans cet Ă©tat dâagitation, aprĂšs avoir entendu âOumar, il nâa pas rĂ©pĂ©tĂ© la requĂȘte de lui apporter du papier et de lâencre. Selon un autre rĂ©cit dâAl-Boukhari, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a vĂ©cu quelques jours aprĂšs cet incident et a prodiguĂ© dâautres conseils, mais il nâa pas rĂ©pĂ©tĂ© cette requĂȘte. Ces commandements quâil souhaitait faire consigner en Ă©crit Ă©taient dâores et dĂ©jĂ prĂ©sents dans le Livre dâAllah. CâĂ©tait comme sâil insistait de sâaccrocher au Coran. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a soutenu âOumar et est restĂ© silencieux. Il sâagit dâune dĂ©fĂ©rence que ne respectent pas les soi-disant savants dâaujourdâhui. Lorsquâils expriment une opinion ils la considĂšrent comme parole rĂ©vĂ©lĂ©e. Nous ne devrions jamais oublier lâexemple pur du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Rien nâa de lâimportance devant le Livre dâAllah. »
âOurwah ibn Zoubayr relate ceci de la part dâAĂŻcha, lâĂ©pouse du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) : « LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) est dĂ©cĂ©dĂ© et Abou Bakr Ă©tait Ă Sana, situĂ© Ă trois kilomĂštres dans les alentours de MĂ©dine. En entendant cette nouvelle, âOumar qui Ă©tait sorti dans la banlieue, a dĂ©claré : « Par Allah ! LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) nâest pas mort ! » âAĂŻcha disait quâOumar (r.a.) avait lâhabitude de dire : « Par Dieu ! Câest cette pensĂ©e qui mâa traversĂ© le cĆur, Ă savoir quâAllah enverra certainement le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) afin quâil puisse trancher les mains et les pieds de certains hommes. »
âOumar nâĂ©tait pas prĂȘt dâaccepter que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© et il croyait quâil allait retourner Ă la vie.
Entre-temps, Abou Bakr est revenu. Il a enlevĂ© le tissu qui recouvrait le visage du Sait ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et lâa embrassĂ© en disant : « Que mes parents soient sacrifiĂ©s pour vous ! Vous ĂȘtes pur dans la vie comme dans la mort. Je jure par Celui qui dĂ©tient ma vie : Allah ne vous fera jamais goĂ»ter deux morts ! » En disant cela, Abou Bakr (r.a.) sâest rendu dans lâassistance et a dĂ©claré : « Toi qui jures, assieds-toi ! » Câest-Ă -dire quâil sâest adressĂ© Ă âOumar (r.a.) et a dit : « ArrĂȘte de jurer ! » Quand Abou Bakr (r.a.) a commencĂ© Ă parler, âOumar (r.a.) sâest assis. Abou Bakr (r.a.) a fait les louanges dâAllah et a dĂ©claré : « Que celui qui adorait Muhammad (s.a.w.) sache que Muhammad est bel et bien mort. Quiconque adorait Allah, quâil se souvienne quâAllah est vivant et ne mourra jamais. »
Et Abou Bakr a récité ce verset :
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Câest-Ă -dire : « Tu vas mourir et eux-aussi mourront. »
Il a aussi récité ce verset :
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« Et Muhammad nâest quâun Messager. En vĂ©ritĂ©, (tous) les Messagers avant lui sont morts. Alors sâil mourait ou sâil Ă©tait tuĂ©, retourneriez-vous sur vos pas ? Et celui qui retourne sur ses pas ne nuira nullement Ă Allah. Et Allah rĂ©compensera sĂ»rement ceux qui sont reconnaissants. » (3 : 145)
Soulayman disait que lorsque les gens ont entendu cela, ils ont tellement pleurĂ© quâils ont commencĂ© Ă avoir des hoquets.
Ibn âAbbas dĂ©clare : « Par Allah ! Il semblait que les gens ne savaient mĂȘme pas quâAllah avait rĂ©vĂ©lĂ© ce verset jusquâau moment oĂč il lâa rĂ©citĂ©, comme si tous ces gens avaient appris ce verset dâAbou Bakr. Ensuite tout le monde le rĂ©citait. »
Al-Zouhri relate que Saâid ibn Mousayyib lui a dit quâOumar (r.a.) a dĂ©claré : « Par Allah ! DĂšs que jâai entendu Abou Bakr rĂ©citer ce verset, jâai eu tellement peur que mes pieds ne pouvaient plus me soutenir. Je suis tombĂ© au sol. Quand Abou Bakr a rĂ©citĂ© ce verset, jâai su que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) Ă©tait vraiment mort. »
Le Messie Promis (a.s.) a citĂ© le texte arabe de ce hadith en question. Jâen prĂ©sente ici la traduction. Le texte [original] sera publiĂ© ultĂ©rieurement. Le Messie Promis (a.s.) dĂ©clare : « Ibn âAbbas relate quâAbou Bakr est sorti le jour du dĂ©cĂšs du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âOumar sâadressait Ă lâassistance. Câest-Ă -dire, il disait que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) nâĂ©tait pas mort mais vivant. Alors Abou Bakr a dit : « à Oumar ! Assied-toi ! » Mais âOumar a refusĂ© de sâasseoir. Les gens se sont tournĂ©s vers Abou Bakr et ont quittĂ© âOumar (r.a.). Alors Abou Bakr a dĂ©claré : « Louange Ă Allah ! Quiconque dâentre vous adorait Muhammad, quâil sache que Muhammad est mort. Quiconque dâentre vous adorait Allah, certainement Allah est vivant, et Il ne mourra pas. La preuve de la mort du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est quâAllah dĂ©clare quâil nâest quâun messager et tous les messagers ont sont dĂ©cĂ©dĂ©s avant lui. Abou Bakr a rĂ©citĂ© ce verset jusqâau mot « Al-chĂąkirĂźn ». Ensuite, le narrateur dĂ©clare : « Câest comme si les gens ignoraient que ce verset avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© par Dieu et quâils lâont dĂ©couvert seulement quand Abou Bakr lâa rĂ©citĂ©. Tous les Compagnons ont appris ce verset dâAbou Bakr et aucun compagnon ou non-compagnon nâa cessĂ© de le rĂ©citer. âOumar lui-mĂȘme dĂ©clare : « Par Dieu ! Jâai entendu ce verset dâAbou Bakr. Quand il lâa rĂ©citĂ© jâai perdu tous mes sens et mes jambes ne pouvaient plus me soutenir. Je suis tombĂ© au sol quand jâai entendu ce verset qui disait que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) Ă©tait mort.
Voici le texte dâAl-Qastalani, dans le Charh al-Boukhari : « âOumar ibn al-Khattab disait : « Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) nâest pas mort. Il ne mourra pas avant dâavoir tuĂ© les hypocrites. »
Voici un autre rĂ©cit Ă ce propos. La traduction du texte est comme suit : « âOumar Ibn Al-Khattab (r.a) disait : « Je trancherai de mon Ă©pĂ©e la tĂȘte de celui qui dĂ©clare que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est dĂ©cĂ©dé ! Il a Ă©tĂ© Ă©levĂ© au ciel Ă lâinstar dâIsa ibn Maryam. »
Abou Bakr a dĂ©claré : « Quiconque adore Muhammad (s.a.w.), quâil sache quâil est mort. Quiconque adore le Dieu de Muhammad (s.a.w), quâil sache quâIl est vivant et ne mourra pas. Dieu est Celui Qui vit Ă tout jamais. Tous les ĂȘtres humains et animaux meurent. MĂȘme ceux qui pensent vivre Ă©ternellement doivent mourir au prĂ©alable.
Ensuite Abou Bakr (r.a.) a rĂ©citĂ© ce verset dont la traduction est : « « Et Muhammad nâest quâun Messager. En vĂ©ritĂ©, tous les Messagers avant lui sont morts. Alors sâil mourait ou sâil Ă©tait tuĂ©, retourneriez-vous sur vos pas ? »
DĂšs que les gens ont entendu ce verset, ils ont abandonnĂ© leur idĂ©e. Si Abou Bakr (r.a.) nâavait pas tirĂ© cet argument du Coran que tous les ProphĂštes sont morts et aussi si cet argument nâĂ©tait pas clair et concluant, alors les Compagnons qui selon vous dĂ©nombraient plus de cent milleâŠÂ »
Câest-Ă -dire, selon lâinterlocuteur du Messie Promis (a.s.) il y avait plus de cent mille Compagnons [Ă lâĂ©poque].
« Comment ces compagnons ont-ils Ă©tĂ© convaincus par ces paroles douteuses. Pourquoi ces compagnons nâont-ils pas dit : « Cher MaĂźtre ! Votre argument est incomplet et il nây a pas de texte dĂ©fini entre vos mains. Ignorez-vous que le Coran dĂ©crit lâascension de JĂ©sus au ciel dans son corps charnel dans le verset de RĂąfiâouka Ilayya ? Nâavez-vous pas entendu parler du verset Bal Rafaâahoullaho ilaihi ? Alors pourquoi pensez-vous que lâascension du ProphĂšte (s.a.w) aux cieux est impossible ? » Au contraire, les compagnons, qui connaissaient le Coran, ont abandonnĂ© la premiĂšre pensĂ©e en entendant le verset et lâexplication du mot Khalat par la clause « sâil devait mourir ou sâil Ă©tait tué ». Oui, leurs cĆurs Ă©taient trĂšs tristes et brisĂ©s en raison de la mort du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Leurs vies en ont Ă©tĂ© Ă©courtĂ©es. âOumar dĂ©clare : « AprĂšs avoir entendu ce verset mes jambes ne pouvaient plus me soutenir et je suis tombĂ© au sol. » Saint est Allah ! Voyez Ă quel point ils Ă©taient Ă©clairĂ©s et attachĂ©s au Coran. DĂšs quâil a entendu le verset et sâest rendu compte que tous les prophĂštes prĂ©cĂ©dents Ă©taient morts, il a commencĂ© Ă pleurer et a Ă©tĂ© empli de chagrin et il nâa rien fait. »
Ă une autre occasion, le Messie Promis (a.s.) a dit : « âOumar (r.a.) a dĂ©claré : « Je tuerai de mon Ă©pĂ©e quiconque affirmera que Muhammad est mort. »
Il est clair que âOumar (r.a.) sâĂ©tait trompĂ© concernant la vie du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et il considĂ©rait quâaffirmer que le ProphĂšte Ă©tait mort relevait de lâincrĂ©dulitĂ© et de lâapostasie. Que Dieu Tout-Puissant accorde des milliers de rĂ©compenses Ă Abou Bakr (r.a.), qui a rapidement mis fin Ă ces troubles et en prĂ©sentant la rĂ©alitĂ© que tous les prophĂštes du passĂ© sont morts. En fait, grĂące Ă cette Ă©lucidation et ce consensus des compagnons, il a mis fin Ă de nombreux faux prĂ©tendants Ă la prophĂ©tie de lâĂ©poque dit Al-Fayj Al-Aâwaj (Ăšre des tĂ©nĂšbres et de lâĂ©garement). Tout comme Abou Bakr a fait tuer Musaylimah le Menteur et Aswad Al-Ansi, grĂące Ă ce consensus de tous les compagnons, il a achevĂ© les faux prophĂštes de lâĂ©poque appelĂ©e Al-Fayj Al-Aâwaj. Câest-Ă -dire il a Ă©liminĂ© cette idĂ©ologie trompeuse tout comme il a Ă©liminĂ© [ces faux prophĂštes]. En somme, il nâa pas tuĂ© quatre menteurs, mais cinq. »
Ensuite le Messie Promis (a.s.) dĂ©clare : « à Seigneur ! Accorde des millions de bĂ©nĂ©dictions Ă leurs Ăąmes. Si le mot « Khalat » dans ce verset signifiait que certains prophĂštes sont toujours vivants au ciel, alors dans ce cas âOumar (r.a.) aurait eu raison et ce verset ne lui est pas nuisible mais lâaurait soutenu. La phrase suivante de ce verset en est lâinterprĂ©tation. [Il dĂ©clare] : « sâil mourrait ou sâil Ă©tait tuĂ©âŠÂ » Le regard dâAbou Bakr (r.a.) est tombĂ© dessus : affirmer que cette clause signifie tout simplement que tous les prophĂštes du passĂ© sont « partis », soit quâils sont morts ou sont toujours vivants, est tromperie et subterfuge : il sâagit dâun mensonge flagrant contre la dĂ©claration divine. Ceux qui ne craignent pas le Jour du Jugement et lâinterprĂštent contrairement Ă lâinterprĂ©tation de Dieu sont sans aucun doute sous la malĂ©diction Ă©ternelle. Mais âOumar (r.a.) ne connaissait pas ce verset Ă lâĂ©poque et certains des autres Compagnons souffraient Ă©galement de la mĂȘme idĂ©e fausse et Ă©taient pris dans lâoubli, qui est le lot de lâhumanité ; et ils croyaient que certains ProphĂštes sont encore en vie et reviendront au monde : pourquoi alors le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) ne serait-il pas comme eux ? Mais Abou Bakr a rĂ©citĂ© le verset dans son intĂ©gralitĂ© et en lisant « sâil mourrait ou sâil Ă©tait tué » il a expliquĂ© clairement que le terme Khalat possĂšde uniquement ces deux sens : soit le fait de mourir dâune mort naturelle, soit ĂȘtre tuĂ©. Câest lĂ quâils ont acceptĂ© leur erreur et tous les compagnons Ă©taient [dĂšs lors] unanimes que tous les prophĂštes dâantan sont morts et les mots « sâil mourrait ou sâil Ă©tait tué » les ont beaucoup affectĂ©s : tout le monde a abandonnĂ© les croyances contraires Ă cela. Toutes les louanges sont dues Ă Allah pour cela.
Le Messie Promis (a.s.) a prĂ©sentĂ© cela dans son ouvrage Touhfah Ghaznawiyyah. Ailleurs, il a dĂ©claré : « Lors du dĂ©cĂšs du Saint ProphĂšte (s.a.w.), il y a eu un consensus entre les compagnons que tous les prophĂštes Ă©taient morts. âOumar (r.a,) avait dit au sujet du Saint ProphĂšte (s.a.w.), quâil nâĂ©tait pas encore mort, et il a brandi son Ă©pĂ©e. Abou Bakr (r.a.) sâest levĂ© et a proclamé :
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Le moment quand le Saint ProphĂšte (s.a.w.) venait de quitter ce monde Ă©tait digne dâune scĂšne dâapocalypse et lâensemble des compagnons Ă©taient rĂ©unis, et mĂȘme lâarmĂ©e dâOussama nâĂ©tait pas encore partie. En rĂ©ponse Ă âOumar (r.a.), Abou Bakr (r.a.) avait proclamĂ© que Muhammad (s.a.w.) Ă©tait dĂ©cĂ©dĂ© et a rappelĂ©, en citant ce verset, quâil nâĂ©tait quâun prophĂšte. Si les compagnons avaient une once de croyance dans le fait quâIssa (a.s.) Ă©tait encore en vie, ils lâauraient niĂ©. Ils sont tous restĂ©s silencieux et ce verset Ă©tait [dĂšs lors] rĂ©citĂ© dans les points de rassemblements comme sâil venait dâĂȘtre rĂ©vĂ©lĂ©. Les compagnons nâĂ©taient pas des hypocrites et du genre Ă se taire et Ă ne pas rĂ©torquer en se laissant impressionner par Abou Bakr (r.a.). La rĂ©alitĂ© Ă©tait celle qui a Ă©tĂ© mentionnĂ©e par Abou Bakr (r.a.). Câest pour cette raison que tout le monde avait baissĂ© sa tĂȘte. Tel Ă©tait le consensus des compagnons. âOumar (r.a.) disait Ă©galement que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) reviendrait. Cet argument nâaurait Ă©tĂ© parfait quâĂ condition quâil nây ait aucune exception Ă ce sujet, car si Issa (as) Ă©tait montĂ© au ciel et quâil devait en revenir, dans ce cas cet argument ne tiendrait pas la route ; il sâagirait mĂȘme dâune blague. âOumar (r.a.) lui-mĂȘme lâaurait niĂ©.
Le Messie Promis (as) a mentionnĂ© ce point Ă de nombreuses reprises dans ses diffĂ©rents Ă©crits. Jâai mentionnĂ© ces diffĂ©rents rĂ©cits afin que ceux qui croient quâIssa (as) est vivant au ciel, puissent abandonner une telle croyance, et accepter quâaucun homme nâest jamais montĂ© vivant au ciel, que cela est impossible, et quâIssa (a.s.) est bel et bien dĂ©cĂ©dĂ©.
Ibn âAbbas (r.a.) a rapporté : « à lâĂ©poque du Califat dâOumar (r.a.) je lâai accompagnĂ© dans le cadre de son travail. Il avait un fouet dans la main, et personne dâautre que moi ne lâaccompagnait. Il parlait tout seul et se fouettait les mollets. Soudainement, il sâest tournĂ© vers moi et a dit : « O Ibn âAbbas, sais-tu pourquoi jâai dit le jour de la mort du Saint ProphĂšte (s.a.w.) quâil nâĂ©tait pas dĂ©cĂ©dĂ©, et que je trancherai de mon Ă©pĂ©e celui qui le proclamerai ? » Ibn âAbbas a rĂ©pondu : « à Amir Al-Mouâminin, je lâignore ! Mais vous ne lâignorez pas. » âOumar (r.a.) a dit : « Par Dieu ! La raison Ă©tait que jâavais pour habitude de rĂ©citer ce verset :
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« Et câest ainsi que Nous avons fait de vous une nation Ă©levĂ©e afin que vous soyez les gardiens des hommes, et afin que le Messager dâAllÄh soit votre propre gardien. » (2 : 144)
Par Allah, je pensais que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) resterait vivant au sein de sa communautĂ© pour ĂȘtre tĂ©moin de ses actions. Câest pour cette raison que jâavais tenu ces propos ce jour-lĂ . »
Je vais rĂ©itĂ©rer le rĂ©cit tirĂ© dâAl-Boukhari Ă propos du Califat dâAbou Bakr (r.a.). Les Ansar sâĂ©taient rĂ©unis dans la maison de Saâd Ibn âOubadah et ils ont dĂ©claré : « Choisissons un Emir de parmi nous les Ansar et un autre de parmi vous les Mouhajirine ! » Abou Bakr, âOumar et Abou âOubaydah sont partis Ă leur rencontre. âOumar a voulu prendre la parole, mais Abou Bakr lâen a empĂȘchĂ©. âOumar relate : « Je souhaitais prendre la parole parce que jâavais prĂ©parĂ© un discours que jâapprĂ©ciais beaucoup. Jâavais peur quâAbou Bakr ne fĂ»t pas aussi Ă©loquent que moi. Mais son discours sâest rĂ©vĂ©lĂ© ĂȘtre plus Ă©loquent que tout autre. Abou Bakr a dĂ©claré : « Nous les Mouhajirine sommes les Emirs et vous les Ansar ĂȘtes les Vizirs. » Abou Habab Ibn Moundhir a rĂ©pliqué : « Non ! Par Dieu, il nâen sera pas ainsi. Nous allons choisir un Emir de parmi vous et un autre de parmi nous. » Abou Bakr a rĂ©pondu : « Non. Nous sommes les Emirs et vous les Vizirs, car les Qouraychites, selon leur lignĂ©e et leur tribu, ont toujours occupĂ© un statut plus Ă©levĂ© parmi les Arabes et ce depuis les temps anciens. » Il a ensuite prĂ©sentĂ© les noms dâOumar ou dâAbou âOubaydah Ibn Al-Jarrah et a demandĂ© [aux musulmans] de prĂȘter allĂ©geance Ă lâun dâentre eux et dâen faire leur Calife. âOumar a dit Ă Abou Bakr : « Non. Nous allons vous prĂȘter allĂ©geance. Car vous ĂȘtes notre chef et le meilleur des nĂŽtres. Vous Ă©tiez le plus aimĂ© par le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) de parmi nous. » Sur ce, âOumar a attrapĂ© sa main et lui a prĂȘtĂ© allĂ©geance. Par la suite, les autres aussi lui ont prĂȘtĂ© allĂ©geance.
Lorsque âOumar a pris la main de Abou Bakr (r.a.) et a dit : « Acceptez notre allĂ©geance. » AussitĂŽt âOumar avait fait la Baiâah dâAbou Bakr et avait dĂ©claré : « à Abou Bakr (r.a.), le Saint ProphĂšte (s.a.w.) vous avait ordonnĂ© de diriger la priĂšre ; vous ĂȘtes donc le Calife dâAllah. Nous faisons votre Baiâah car vous Ă©tiez le plus aimĂ© du Saint ProphĂšte (s.a.w.). »
La biographie dâIbn Hicham relate ceci concernant la sĂ©dition des apostats : « Lorsque le Saint ProphĂšte (sws) est dĂ©cĂ©dĂ©, les malheurs des musulmans avaient augmentĂ©. Un rĂ©cit mâa Ă©tĂ© rapportĂ© par âAĂŻcha (r.a.). Elle a dĂ©clarĂ© que lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est dĂ©cĂ©dĂ©, les Arabes ont empruntĂ© la voie de lâapostasie, les Juifs et les chrĂ©tiens se sont soulevĂ©s, et lâhypocrisie Ă©tait devenue manifeste. (Ibn Ishaq dit ceci.)
Abou Hourayrah (r.a.) dit que lorsque le Messager dâAllah (s.a.w.) est dĂ©cĂ©dĂ© et quâAbou Bakr (r.a.) est devenu le Calife aprĂšs lui et que certains des Arabes ont mĂ©cru, âOumar ibn Al-Khattab a demandĂ© Ă Abou Bakr comment se battre contre eux quand le Saint ProphĂšte (s.a.w.) avait dĂ©claré : « Il mâa Ă©tĂ© ordonnĂ© de combattre ceux-lĂ , jusquâĂ ce quâils dĂ©clarent : « Il nây a dâautre Dieu quâAllah. » » Câest-Ă -dire quâil ne faut pas combattre ceux qui proclament lâunicitĂ© de Dieu. Celui qui dĂ©clarera quâil nây a dâautre Dieu quâAllah, ses biens et sa vie seront prĂ©servĂ©s, Ă moins quâil nây ait une raison lĂ©gale de ne pas le protĂ©ger. Dieu sera responsable de son jugement.
Abou Bakr (r.a.) a dĂ©claré : « Par Allah ! Je combattrai celui qui fera la diffĂ©rence entre la Salat et la Zakat. Je le combattrai, car la Zakat est un devoir financier. Par Allah, sâils refusent de me donner ne serait-ce quâune corde quâils utilisaient pour attacher les pattes de leurs animaux et quâils offraient naguĂšre au Saint ProphĂšte (s.a.w.), alors je les combattrai. » âOumar ibn Al-Khattab a ajouté : « Par Allah, jâai vu par la suite quâAllah avait convaincu Abou Bakr (r.a.) de les combattre. Jâavais ainsi compris que câĂ©tait la bonne chose Ă faire. »
Lors du dĂ©part de lâarmĂ©e dâOussama ibn Zayd, Abou Bakr (r.a.) avait prodiguĂ© des conseils Ă Oussama qui Ă©tait sur sa monture ; Abou Bakr (r.a.) marchait Ă ses cĂŽtĂ©s. Oussama (r.a.) lâa invitĂ© Ă monter sur une monture et que sinon il allait marcher lui aussi. Abou Bakr (r.a.) lui a rĂ©pondu : « Restes sur ta monture ! Par Dieu je ne monterai pas. » Il a ajouté : « Pourquoi ne marcherais-je pas dans la voie dâAllah, quand en Ă©change de tout pas que le combattant fait, sept cents actes de piĂ©tĂ© sont inscrits dans son registre ainsi que sept cents exaltations de rang et sept cents de ses pĂ©chĂ©s sont pardonnĂ©s. » AprĂšs lui avoir prodiguĂ© ces conseils, Abou Bakr (r.a.) a dit Ă Oussama : « Si tu le considĂšres pertinent, tu peux mâaider Ă travers âOumar. » Il lui a demandĂ© lâautorisation de laisser âOumar Ă ses cĂŽtĂ©s, car le Saint ProphĂšte (s.a.w.) avait demandĂ© Ă âOumar (r.a.) de faire partie de lâarmĂ©e dâOussama. Oussama a acceptĂ© la demande dâAbou Bakr (r.a.).
Ă lâĂ©poque dâAbou Bakr (r.a.), au cours de la bataille de Yamama, soixante-dix HouffĂądh, qui avaient mĂ©morisĂ© le Saint Coran, Ă©taient tombĂ©es en martyrs. Zayd ibn Thabit Al-Ansari relate Ă ce propos : « Abou Bakr (r.a.) mâa fait appeler lorsque les gens de Yamama sont tombĂ©s en martyr, âOumar Ă©tait Ă ses cĂŽtĂ©s. Abou Bakr (r.a.) a dĂ©claré : «âOumar est venu me voir, et mâa informĂ© que de nombreux musulmans Ă©taient tombĂ©s en martyr au cours de la bataille de Yamama, et jâai peur que dâautres Qaris (personnes ayant mĂ©morisĂ© le Saint Coran) ne tombent en martyrs au cours dâautres batailles, et quâainsi une partie du Coran soit perdue, Ă moins que tu ne compiles lâensemble des versets du Coran ; je suis dâavis quâil faut le faire. » Il a ajouté : « Jâai dit Ă âOumar : comment puis-je ordonner quelque chose qui nâa pas Ă©tĂ© ordonnĂ©e par le Saint ProphĂšte (s.a.w.) ? » âOumar a rĂ©pondu : « Par Dieu, il sâagit dâune noble tĂąche ! » Il mâa rĂ©pĂ©tĂ© cela Ă plusieurs reprises, au point oĂč Allah mâa convaincu quâil fallait le faire, et je considĂšre pertinent ce que âOumar a proposĂ©. » âOumar Ă©tait assis Ă ses cĂŽtĂ©s et gardait le silence. Abou Bakr (r.a.) a ajouté : « Tu es jeune et sage, et nous nâavons aucun soupçon Ă ton Ă©gard. Tu avais pour habitude de retranscrire les rĂ©vĂ©lations reçues par le Saint ProphĂšte (s.a.w.), alors recherche toutes les parties du Coran et compile-les. » Zayd ibn Thabit a rĂ©pondu : « Je jure au nom de Dieu, que sâil mâavait confiĂ© la mission de dĂ©placer une montagne dâun endroit Ă un autre, cela mâaurait Ă©tait plus facile que la tĂąche quâil venait de me confier. » Câest-Ă -dire celui de compiler le Saint Coran. Zayd a rĂ©pondu : « Pourquoi entreprenez-vous ce que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) nâavait pas entrepris ? » Abou Bakr (r.a.) a dĂ©claré : « Par Allah, il sâagit dâune tĂąche noble. » Zaid a ajouté : « Jâai rĂ©pĂ©tĂ© cela plusieurs fois, jusquâĂ ce quâAllah mâait convaincu comme Il avait convaincu Abou Bakr (r.a.) et âOumar (r.a.). Je me suis levĂ© et je suis parti Ă la recherche des diffĂ©rentes parties du Saint Coran. Je les ai recherchĂ©es sur des morceaux de cuir, sur des omoplates, sur des branches de palmiers de dattes, et dans la mĂ©moire des gens. Jâavais trouvĂ© deux versets de la sourate Al-Taubah auprĂšs de Houdhaymah Al-Ansari que je nâavais trouvĂ©s chez personne dâautre. Il sâagit des versets :
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« AssurĂ©ment, un Messager de parmi vous-mĂȘmes est venu Ă vous, qui sâaffligent de vous voir en difficultĂ©s ; qui est plein de sollicitude Ă votre Ă©gard, qui est particuliĂšrement compatissant et misĂ©ricordieux envers les croyants. » (9 : 128)
Le hadith relate quâil y avait deux versets : il sâagit lĂ de lâun des deux. Peut-ĂȘtre que lâautre verset est le verset dâaprĂšs. Les feuilles sur lesquelles le Saint Coran a Ă©tĂ© compilĂ© sont restĂ©es en la possession dâAbou Bakr (r.a.) jusquâĂ son dĂ©cĂšs. Ensuite elles Ă©taient en la possession dâOumar (r.a.) jusquâĂ son dĂ©cĂšs. La compilation Ă©tait ensuite en la possession de Hafsa bint âOumar. âOuthman (r.a.) lâavait rĂ©cupĂ©rĂ©e dâauprĂšs dâelle par la suite.
Je continuerai ces récits la prochaine fois, Incha Allah.
(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend lâentiĂšre responsabilitĂ© de la publication du texte de ce sermon)
