Oumar Bin Al-Khattab, noble compagnon du Saint Prophète Mohammad (s.a.w.)

18 Juin 2021

Dans son sermon du 18 juin 2021, Sa Sainteté le Calife a mentionné d’autres récits sur la vie d’Oumar avant son élection comme Calife.

Sermon du vendredi 18 juin 2021, prononcé par Sa Sainteté le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, à la mosquée Moubarak, à Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. Après le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa Sainteté le Calife a déclaré :

J’évoque ces jours-ci le Calife ‘Oumar (r.a.) [dans mes sermons]. Quand la mort d’Abou Bakr était proche, il a fait venir ‘Abdour Rahman Ibn ‘Awf et lui a dit : « Quelle est ton opinion à propos d’Oumar ? » ‘Abdour Rahman Ibn ‘Awf a répondu : « Ô Calife du Prophète d’Allah ! Par Allah ! ‘Oumar est bien meilleur que l’opinion que vous avez de sa personne, sauf qu’il est dur de tempérament. »

Abou Bakr a répondu : « Il est dur tout simplement parce qu’il constate en moi de l’indulgence. Si on lui confie l’Emirat, il abandonnera nombre de ses anciennes habitudes. Car si je suis sévère envers untel, il tente d’intercéder en sa faveur auprès de moi. Si je suis indulgent envers un autre, il me recommande d’être sévère envers lui. » Ensuite, Abou Bakr a convoqué ‘Outhman Ibn ‘Affan et l’a questionné à propos d’Oumar. ‘Outhman Ibn ‘Affan a dit : « Son état intérieur est meilleur que son état extérieur. Il n’y a personne d’égal à lui parmi nous. » Sur ce, Abou Bakr a dit à ces deux compagnons : « Ne dévoilez à personne ce que je vous ai dit. Si je ne choisis pas ‘Oumar, je ne choisirai pas un autre, sauf ‘Outhman. » C’est-à-dire ces deux-là étaient aptes, à ses yeux, d’occuper le poste de Calife.

Ensuite, il a dit : « ‘Oumar fera preuve de justice concernant vos affaires. Je souhaite être soulagé de la charge qui vous concerne et que je sois parmi vos devanciers. »

Talha Ibn ‘Oubaydillah a visité Abou Bakr durant ses jours de maladie et lui a dit : « Vous avez nommé ‘Oumar Calife en dépit du traitement qu’il inflige aux gens en votre présence. Quelle sera la situation lorsqu’il sera seul au pouvoir, lorsque vous partirez à la rencontre de votre Seigneur et qu’Il vous questionnera concernant vos responsabilités de dirigeant ? »

Abou Bakr de répondre : « Redresse-moi afin que je puisse m’asseoir. » L’autre l’a soutenu afin qu’il puisse s’asseoir. Abou Bakr lui a demandé : « Cites-tu le nom d’Allah afin de m’effrayer ? Quand je rencontrerai mon Seigneur et qu’Il me questionnera, je Lui répondrai que j’ai nommé Calife le meilleur de Ses serviteurs. »

Puis, Abou Bakr a convoqué en aparté ‘Outhman afin qu’il consigne ses dernières volontés concernant ‘Oumar. Il lui a dit : « Écris : « Au nom d’Allah, le Gracieux, le Miséricordieux. Ceci est le testament d’Abou Bakr Ibn Abi Qouhafa au nom des musulmans. »

Ayant prononcé ces phrases, il s’est évanoui. ‘Outhman a écrit de sa part : « J’ai nommé ‘Oumar Ibn Al-Khattab comme votre Calife. Je n’ai pas manqué à mes devoirs envers vous. »

Quand le Calife Abou Bakr a repris connaissance, il a demandé : « Dis-moi ce que tu as écrit. » ‘Outhman lui a relu le texte. Sur ce, Abou Bakr a déclaré : « Allahou Akbar ! Je pense que tu avais peur que si je meurs dans cet état d’évanouissement, il y aura de la dissension parmi les gens. » ‘Outhman a répondu : « Oui. C’était ce que je craignais. » Abou Bakr a répondu : « Qu’Allah te récompense de la part de l’islam et des musulmans. »

‘Outhman avait écrit cette phrase de sa part en faveur de la nomination d’Oumar comme Calife. Abou Bakr n’a pas soulevé d’objection à ce propos.

Dans les chroniques d’Al-Tabari, Muhammad Ibn Ibrahim Ibn Al-Harith relate : « Abou Bakr a convoqué ‘Outhman en aparté et lui a demandé d’écrire : « Au nom d’Allah le Gracieux, le Miséricordieux. Ceci est un pacte de la part d’Abou Bakr Ibn Abi Qouhafa à l’endroit des musulmans » ; et en prononçant ces paroles il s’est évanoui.

Tout comme il a été dit dans le premier récit, Abou Bakr a repris connaissance et il a répété le même récit déclare le rapporteur. Il a demandé à ‘Outhman de relire ce qu’il avait écrit. En entendant cela, Abou Bakr a annoncé : « Allahou Akbar ! Qu’Allah t’accorde la meilleure des récompenses de la part de l’islam et des musulmans pour la phrase que tu as écrite. » Abou Bakr n’a pas modifié cet énoncé.

Selon un récit, Abou Bakr a demandé à ‘Outhman de se présenter et lui a dit : « Donne-moi ton avis sur qui nommer comme prochain Calife. Par Allah ! Tu es digne de donner ton avis. »

Puis, Abou Bakr lui a demandé d’écrire le nom d’Oumar. Lorsque ‘Outhman était sur le point d’écrire son nom, Abou Bakr s’est évanoui. Quand il a repris connaissance il a dit : « Ecris : « ‘Oumar. » »

‘Aïcha (r.a.) relate ceci : « ‘Outhman consignait le testament d’Abou Bakr. Celui-ci s’est évanoui. ‘Outhman (r.a.) a écrit le nom d’Oumar. Quand Abou Bakr (r.a.) a repris connaissance, il a demandé ce qu’il avait écrit. ‘Outhman a répondu : « ‘Oumar. »

Abou Bakr (r.a.) a dit : « Tu as écrit ce que j’avais l’intention de te dire. Si tu avais écrit ton nom, tu y aurais eu droit. »

Selon un récit quand Abou Bakr (r.a.) est tombé malade, il a envoyé un message à ‘Ali et ‘Outhman (r.a.) et quelques-uns des Mouhajirin et des Ansar et a dit : « Le moment de [mon] départ est venu et il n’y a personne pour vous commander. Si vous le souhaitez, choisissez l’un des vôtres, et si vous le souhaitez, j’en choisirai un pour vous. »

Ils lui ont demandé d’en choisir un pour eux. Il dit à ‘Outhman (r.a.) : « Ecris ceci. C’est la dernière l’alliance qu’Abou Bakr ibn Abu Qouhafa a conclue avant de quitter ce monde, et sa première alliance en entrant dans l’Au-delà, où les pécheurs se repentiront et le mécréant croira et le menteur confirmera la vérité. Cette alliance est qu’il témoigne que nul n’est digne d’être adoré sauf Allah et que Muhammad (s.a.w.) est Son esclave et Son Messager ; et je nomme en tant que Calife… »

En prononçant ces mots Abou Bakr s’est évanoui. Sur ce ‘Outhman a écrit le nom d’Oumar Ibn Al-Khattab. Ensuite, quand Abou Bakr a repris connaissance il a demandé : « Avez-vous écrit quelque chose ? » Il a répondu : « Oui, j’ai écrit ‘Oumar Ibn Al-Khattab. » Abou Bakr (r.a.) a déclaré : « Qu’Allah te fasse miséricorde. Si tu avais écrit ton nom, tu en auras été digne. Alors écris : j’ai nommé ‘Oumar Ibn Al-Khattab après moi comme Calife et je suis satisfait de lui pour vous. »

Quand le testament fut consigné par écrit, Abou Bakr (r.a.) dit qu’il devait être présenté au peuple.

‘Outhman (r.a.) a rassemblé le peuple et il a envoyé une lettre par l’entremise de son esclave affranchi. ‘Oumar était également avec lui à ce moment-là. ‘Oumar a dit au peuple : « Taisez-vous et écoutez le Calife du Messager d’Allah (s.a.w.), car il n’a pas manqué d’être bienveillant envers vous. » Les gens se sont assis calmement. On leur a présenté le testament. Ils l’ont écouté et ont fait preuve d’obéissance. Sur ce, Abou Bakr (r.a.) s’est tourné vers le peuple et a demandé : « Êtes-vous d’accord avec celui que j’ai nommé Calife ? Je n’ai nommé aucun parent comme Calife sur vous. J’ai certainement nommé ‘Oumar comme votre Calife. Alors, écoutez-le et obéissez-lui. Et par Allah, je n’ai pas manqué de réfléchir à ce propos. » Les gens dirent : « Nous avons entendu et obéi. » Abou Bakr (r.a.) a appelé ‘Oumar et lui a dit : « Je t’ai nommé Calife sur les compagnons du Messager d’Allah (s.a.w.) et je te conseille de craindre Allah. Celui-ci a certains droits de la nuit qu’Il n’accepte pas pendant la journée et certains droits pendant la journée qu’il n’accepte pas durant la nuit. Il n’accepte pas les Nawafil tant qu’on n’a pas accompli les actes obligatoires. Ô ‘Oumar, ne vois-tu pas que la balance de ceux qui suivent la vérité sera plus lourde au Jour de la Résurrection ? » Ceux qui suivent la vérité auront la balance la plus lourde au Jour de la Résurrection. Ensuite, il a déclaré : « Pour que la balance soit pesante, il faudra y placer le lendemain la chose qui sera la plus lourde. Ô ‘Oumar, ne constates-tu pas que ceux qui suivent le mensonge auront la balance la plus légère au Jour de la Résurrection ? »

C’est-à-dire qu’ils ne suivaient pas la vérité et ne faisaient pas de bonnes actions, donc le jour de la résurrection, leur balance sera légère.

« Chaque fois qu’on placera un mensonge dans la balance elle sera légère. Ô ‘Oumar, ne constates-tu pas que les versets offrant des bonnes nouvelles ont été révélés avec les versets évoquant les châtiments et vice-versa afin que les croyants puissent être inclinés [vers Dieu] et [Le] craindre ? »

D’une part, ils doivent ressentir le désir de faire le bien et d’autre part, ils doivent craindre Allah.

« Et afin qu’ils ne nourrissent aucun désir en eux qui n’a rien à voir avec Allah et de ne pas craindre la chose qu’Il a lui-même établie. Ne vois-tu pas, ô ‘Oumar, qu’Allah n’a pas mentionné les gens du Feu en raison de leurs mauvaises actions ? Ainsi, lorsque tu les mentionnes, dis : « J’espère que je ne serai pas des leurs. » Allah n’a mentionné les gens du Paradis qu’en raison de leurs bonnes actions, car Allah leur a pardonné leurs mauvaises actions. Alors, quand tu les mentionnes, dis : « Est-ce que mes actions sont comme les leurs ? »

Demande cela à ton cœur.

Lorsque l’heure de la mort d’Abou Bakr s’est approchée, il a déclaré : « Rendez aux musulmans leurs biens qui sont à ma disposition. Je ne veux rien prendre de ces richesses. Ma terre qui se trouve à tel ou tel endroit est pour les musulmans en échange des biens que j’ai pris au trésor en guise de pension. Cette terre, une chamelle, un assistant et un manteau de cinq dirhams ont été confiés à ‘Oumar. » Quand il a vu tout cela, ‘Oumar a déclaré qu’Abou Bakr (r.a.), avait mis son successeur en difficulté.

Hazrat Khalifatul Masih I relate que quelqu’un avait demandé à ‘Oumar que sa nature n’était pas aussi dure qu’elle l’était à l’époque de l’ignorance. ‘Oumar avait répondu qu’elle était tout aussi dure mais que cette dureté s’exprimait maintenant à l’endroit des infidèles.

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Le peuple avait dit à Abou Bakr (r.a.) qu’il avait nommé ‘Oumar comme son successeur et que cela attirerait la colère des gens parce qu’Oumar lui-même était très colérique. Le Calife Abou Bakr a déclaré : sa colère s’exprime tant que je suis en vie et quand je serai parti il s’adoucira. »

Le Messie Promis (a.s.) dit à propos d’Oumar : « Quelqu’un a dit à ‘Oumar qu’il était très colérique avant d’embrasser l’islam. ‘Oumar a répondu que la colère est la même : dans le passé elle était débridée mais à présent elle s’exprime à bon escient. »

Sa colère s’exprime désormais au bon endroit.

Jami’Ibn Chaddad raconte d’un proche parent qu’Oumar Ibn al-Khattab disait : « Ô Mon Seigneur ! Je suis faible, rends-moi fort ; et j’ai un tempérament dur, accorde-moi un tempérament doux ; et je suis avare, rends-moi généreux. »

Il existe divers récits concernant le premier discours prononcé par ‘Oumar après être devenu Calife. Selon un récit, Houmayd ibn Hilal raconte que celui qui était présent au moment de la mort d’Abou Bakr Al-Siddiq (r.a.) nous a relaté qu’après les funérailles d’Abou Bakr (r.a.), ‘Oumar a balayé la poussière de sa tombe avec ses mains puis s’est tenu à sa place et a déclaré : « Certes, Allah vous a éprouvés à travers moi, et m’a éprouvé à travers vous, et après mes deux amis, Il m’a maintenant nommé dirigeant sur vous. Je jure par Allah qu’à chaque fois que vos affaires me sont soumises, personne d’autre que moi ne s’en occupera. S’il s’agit d’une affaire qui m’est éloignée, je nommerai dans ce cas des personnes compétentes et dignes de confiance. » C’est-à-dire des personnes qui seront nommées pour la gestion des affaires [du peuple]. « Si les gens se comportent bien, je les traiterai bien, et s’ils se comportent mal, je les punirai. »

Al-Hassan déclare : « Nous pensons que dans son premier sermon ‘Oumar a d’abord loué Allah. Ensuite il a déclaré : « J’ai été éprouvé par vous et vous avez été mis à l’épreuve par moi et j’ai été laissé derrière mes deux compagnons. Nous verrons comment gérer l’affaire qui est devant nos yeux ; et pour ce qui est loin de nous, nous nommerons des gens forts et dignes de confiance. Nous accorderons davantage à celui qui fait le bien et nous punirons celui qui fait le mal. Qu’Allah nous pardonne, vous et moi. »

Jami’ibn Chaddad raconte de son père que lorsque ‘Oumar est monté en chaire, ses premières paroles étaient : « Ô Allah ! Je suis dur, alors rends-moi doux ; et je suis faible, alors rends-moi fort ; et je suis avare, alors rends-moi généreux. »

Jami’ibn Chaddad raconte de son père que lorsque ‘Oumar a été élu Calife, il est monté en chaire et a déclaré : « Je souhaite dire quelques mots : Dites Âmîn en les entendant. » Ce fut le premier discours prononcé par ‘Oumar après avoir été élu Calife. »

Houssain Al-Mouri raconte qu’Oumar a déclaré : « L’exemple des Arabes est comme celui du chameau tenu par les rênes : il suit son guide. Son guide doit voir comment il le conduit. Pour ce qui est de ma personne, par le Seigneur par la Ka’bah, je vais certainement les maintenir sur la bonne voie. »

Dans le premier récit il disait de dire Âmîn après chaque parole qu’il prononcerait, mais les détails n’ont pas été mentionnés.

Ou peut-être qu’il s’agit du récit du chameau tenu en laisse.

Le Calife ‘Oumar a prononcé un discours détaillé le troisième jour après son élection. Quand il a su que les gens avaient peur de lui, par son ordre, le peuple a été réuni en annonçant : « La Salat est prête. » Quand les gens sont venus, il s’est assis sur la chaire là où Abou Bakr (r.a.) avait l’habitude de mettre ses pieds. Lorsque tous les gens se sont réunis, il s’est levé et a loué Allah avec des paroles qui Lui étaient dignes et il a envoyé des bénédictions sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Ensuite ‘Oumar a déclaré : « J’ai su que les gens craignent mon tempérament dur et ma rigueur. Ils disent qu’Oumar était dur envers nous même lorsque le Messager d’Allah (s.a.w) était parmi nous et ensuite il était dur envers quand Abou Bakr (r.a.) régnait sur nous. Que se passera-t-il maintenant que l’autorité suprême se trouve entre ses mains ? » Quiconque a dit cela dit la vérité, déclare ‘Oumar. En effet, j’étais avec le Messager d’Allah (s.a.w.) et j’étais son esclave et votre serviteur. Il était tel que personne ne pouvait l’égaler en bonté et en compassion. Allah lui a conféré deux noms de parmi Ses attributs de Ra’ouf et de Rahim. J’étais une épée nue que le Messager d’Allah (s.a.w.) pouvait placer dans son étui ou me laisser telle quelle afin que je tranche autrui. Il en fut ainsi jusqu’au décès de l’Envoyé d’Allah (s.a.w) et il était satisfait de moi et je remercie Allah que j’aie été compté parmi les bienheureux à cet égard. Ensuite, Abou Bakr (r.a.) est devenu le chef du peuple. Aucun des vôtres n’a nié sa tendresse et sa gentillesse et j’étais son serviteur et son aide. Je combinais ma dureté avec sa douceur et j’étais une épée dégainée dans sa main : il pouvait me replacer dans l’étui ou me laisser nu afin que je tranche autrui. Je suis donc resté avec lui jusqu’à ce qu’Allah lui donne la mort quand il était satisfait de moi. Louanges à Allah ! J’étais bienheureux en raison de cela. Ô mon peuple ! Je suis devenu le gardien de vos affaires. Sachez à présent que cette rigueur s’est affaiblie mais se manifestera envers ceux qui oppriment les musulmans. Elle s’est adoucie en faveur des musulmans mais se manifestera contre les ennemis. Quant à ceux qui sont vertueux et pieux, je serai plus doux envers eux qu’ils ne le sont entre eux. Quant à celui qui opprime les autres je placerai une de ses joues à terre et je mettrai mon pied sur son autre joue jusqu’à ce qu’il comprenne la vérité. » C’est-à-dire que je serai très strict à son égard.

« Ô gens, vous avez sur moi de nombreux droits que j’évoque ici. Vous pouvez me demander des comptes à ce propos. Votre droit sur moi est de ne rien vous cacher de ce que j’ai à dépenser pour vous ou de ne rien vous cacher du butin de ce qu’Allah vous a envoyé, sauf ce que je retiens pour l’œuvre d’Allah. Et vous avez le droit sur moi que je le dépense à bon escient ; et vous avez le droit sur moi de vous donner votre allocation et votre subsistance ; et vous avez le droit sur moi de ne pas vous envoyer à votre destruction. Quand vous rejoignez l’armée et quitterez vos demeures, je serai le père de vos enfants jusqu’à ce que vous reveniez à eux. Voici mon message ; et je demande pardon à Allah pour moi et pour vous. »

Evoquant le califat d’Oumar (r.a.), Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare :

« Le verset qui était devant les yeux des musulmans en tout temps était

أَنْ تُؤَدُّوا الْأَمَانَاتِ إِلَى أَهْلِهَا

C’est-à-dire de confier la charge de la gestion administrative à ceux qui sont capables de gouverner. Ensuite quand cette charge a été confiée à certaines personnes, ce commandement de la charia était toujours sous leurs yeux, à savoir qu’il faillait gouverner avec honnêteté et justice. Et si vous enfreignez les règles de la justice et l’honnêteté, si vous trahissez cette charge, Dieu en vous demandera compte et Il vous punira pour ce crime.

Ces principes avaient une telle importance chez ‘Oumar que cela nous dresse les cheveux sur la tête. ‘Oumar (r.a.), le deuxième Calife de l’islam, a consenti à de tels sacrifices pour le progrès de l’islam et des musulmans que les écrivains européens, qui, jour et nuit, s’opposent au Saint Prophète (s.a.w.) et qui, effrontément, ont déclaré qu’il n’a pas agi honnêtement, ont dû reconnaître qu’Abu Bakr et ‘Oumar ont consenti à de grands sacrifices que l’on ne trouve chez aucun autre dirigeant de ce monde. Ils ont en particulier loué le travail d’Oumar (r.a.) et ont déclaré qu’il était celui qui travaillait jour et nuit pour répandre les lois de l’islam et promouvoir le progrès des musulmans.

Mais quel était l’état d’Oumar (r.a.) ? Malgré ses œuvres qui se comptaient en légions, malgré ses milliers de sacrifices, malgré ses milliers de souffrances endurées, il avait devant les yeux le verset :


إِنَّ اللَّهَ يَأْمُرُكُمْ أَنْ تُؤَدُّوا الْأَمَانَاتِ إِلَى أَهْلِهَا وَإِذَا حَكَمْتُمْ بَيْنَ النَّاسِ أَنْ تَحْكُمُوا بِالْعَدْلِ

C’est-à-dire : lorsque vous êtes nommé par Dieu pour accomplir une tâche quelconque et que votre peuple et vos frères vous choisissent pour gouverner, il vous incombe d’œuvrer en toute justice et d’utiliser toutes vos capacités pour le bien-être de l’humanité.

Voyez combien poignant était cet incident d’Oumar (r.a.) quand il était proche de la mort. Un homme, le considérant comme un tyran, a pris un poignard dans son ignorance et l’a attaqué. Quand il était convaincu qu’il allait mourir bientôt, tourmenté, il disait sur son lit de mort :

« Ô mon Seigneur ! Tu m’as accordé cette autorité et Tu m’as confié cette charge. J’ignore si je me suis acquitté de ce devoir ou pas. L’heure de ma mort est proche et je quitte le monde pour venir à Toi. Mon Seigneur, je ne Te demande aucune bonne récompense pour ce que j’ai accompli et je ne demande aucun don ; mais, ô mon Seigneur, je Te demande seulement d’avoir pitié de moi et de me pardonner. Pardonne-moi si j’ai fait une erreur dans l’accomplissement de mes devoirs. »

Le Calife ‘Oumar était un homme glorieux dont l’exemple de justice et d’équité sont très rares en ce monde. Il a toujours suivi le commandement:

وَإِذَا حَكَمْتُمْ بَيْنَ النَّاسِ أَنْ تَحْكُمُوا بِالْعَدْلِ

Quand il était sur le point de mourir, il était dans un tel état d’anxiété que les services qu’il a rendus pour le bien du pays, tous les services qu’il a rendus pour le bien du peuple, tous les services qu’il a rendus pour le progrès de l’islam lui paraissaient tout à fait insignifiants. Les services qui ont été appréciés par tous les musulmans de son pays, les services qui ont été appréciés par les non-musulmans de son pays, les services qui n’étaient pas seulement bons pour son propre peuple et les autres, mais aussi pour les peuples étrangers, tous ses services appréciés non seulement à son époque mais même aujourd’hui, treize cents ans plus tard, ceux qui ne cessent pas d’attaquer son maître, quand ils évoquent les services rendus par ‘Oumar, ils affirment tous qu’il était hors pair dans ses œuvres. Or, tous ces services n’avaient aucune importance aux yeux d’Oumar qui, au comble de l’anxiété, priait :

« Mon Seigneur, un dépôt m’a été confié. J’ignore si je me suis acquitté de mes devoirs. C’est pourquoi je Te supplie, de me pardonner mes transgressions et de me protéger de la punition. »

Dans un de ses discours intitulé « Le bienfaiteur de l’humanité » sur le Saint Prophète Muhammad (s.a.w.), Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) déclare : « Les historiens chrétiens affirment que la gouvernance d’Oumar était hors pair dans le monde. Ils insultent le Saint Prophète (s.a.w.) mais louent le Calife ‘Oumar (r.a.). Pareille personne, qui a vécu en compagnie [du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.)] à tout instant, aspire à une place à ses pieds lorsqu’elle meurt. Si une action du Saint Prophète (s.a.w.) devait [vraiment] démontrer qu’il n’agissait pas pour le plaisir d’Allah, comment une personne à l’instar d’Oumar, ayant atteint un tel niveau, souhaiterait-il vivre à ses pieds ? »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) démontre que c’était l’asservissement au Saint Prophète (s.a.w.) et sa formation qui étaient la raison de cette justice d’Oumar (r.a.) dans ses œuvres et sa crainte de Dieu.

Hazrat Mouslih Maw’oud (r.a.) explique ceci à propos de la dévotion d’Oumar (r.a.) à l’endroit de la famille du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) :

« ‘Aïcha (r.a.) a vécu longtemps après le décès du Saint Prophète (s.a.w.). À l’époque d’Oumar (r.a.), on a apporté des moulins à farine après la conquête de l’Iran. Ces meules permettaient de moudre une farine très fine. Lorsque le premier moulin a été installé à Médine, ‘Oumar (r.a.) a ordonné que la première farine soit envoyée en cadeau à ‘Aïcha (r.a.). Ainsi, suite à son ordre, cette farine fine a été envoyée à ‘Aïcha (r.a.) et sa servante en a préparé du pain raffiné. Les femmes de Médine, qui n’avaient jamais vu une telle farine auparavant, se sont rassemblées en foule à la maison d’Aïcha (r.a.) pour voir de quel type de farine il s’agissait et comment était son pain. Toute la cour était remplie de femmes, et tout le monde attendait que le pain soit prêt. »

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) s’adressait aux femmes et leur a dit : « Peut-être croyez-vous qu’il s’agissait d’une farine des plus excellentes. Ce ne l’était pas : elle était inférieure à la farine que vous consommez tous les jours, et même inférieure à la farine que la plus pauvre des vôtres consomme aujourd’hui. Mais elle était de qualité bien supérieure à tout type de farine disponible à Médine. Le pain a été préparé et les femmes en ont été stupéfaites. Elles y plaçaient leurs doigts et s’exclamaient : « Oh, comme il est doux ! Pourrait-il y avoir de meilleure pâte dans le monde ? »

Le pain était cuit, mais ici commence l’histoire de l’amour et de l’affection d’Aïcha pour le Saint Prophète (s.a.w.). Ce qui suit démontre quels étaient ses sentiments envers le Saint Prophète (s.a.w.). ‘Aïcha prit un morceau de ce petit pain et le mit dans sa bouche. Toutes les femmes qui se tenaient là ont commencé à regarder le visage d’Aisha avec un grand intérêt, se disant qu’elle serait en extase et qu’elle tirerait grand plaisir de ce pain doux et léger et exprimerait son appréciation. Or, dès que ce morceau entra dans la bouche d’Aïcha, il y resta comme si quelqu’un l’avait étranglée, et des larmes commencèrent à couler de ses yeux. Les femmes ont dit : « La farine est excellente. Le pain est très moelleux. Que vous est-il arrivé pour que vous ne puissiez pas l’avaler et que vous vous mettiez à pleurer ? Y a-t-il quelque chose qui ne va pas avec cette farine ? » Elle a répondu : « Il n’y a aucun défaut dans la farine. Je crois qu’elle est très douce et légère. Nous n’avons jamais vu pareille chose auparavant. Mes larmes n’ont pas coulé car il y a un défaut dans cette farine. En fait, je me suis souvenu des derniers jours du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Il était faible et ne pouvait pas manger de nourriture solide, mais même en ce temps-là, nous avions l’habitude d’écraser le blé avec des pierres et de faire cuire son pain. Celui par l’entremise de qui nous avons reçu ces bénédictions en a été privé. Mais nous qui recevons tous ces honneurs à travers lui bénéficions de ces faveurs. » En disant cela, elle cracha ce morceau de pain et dit : « Prenez ce pain. Le souvenir de l’époque du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) m’étrangle ; je ne peux pas consommer ce pain. »

Ibn ‘Abbas relate que lorsque les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) ont conquis Madain, le siège de Chosroês, à l’époque d’Oumar, il leur a ordonné de poser un tapis de cuir dans la mosquée et a ordonné d’y placer les butins. Puis les compagnons du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.) se sont réunis et la première personne à prendre son butin était Al-Hassan ibn ‘Ali. Il a déclaré : « Ô Emir des Croyants ! Accordez-moi mon droit sur la richesse qu’Allah a accordée aux musulmans. » ‘Oumar lui a répondu : « Certainement, avec joie ! » Et il a ordonné qu’on lui offre mille dirhams avec honneur. Al-Hassan est parti et Al-Houssayn ibn ‘Ali s’est approché et a déclaré : « Ô Emir des Croyants ! Accordez-moi mon droit sur la richesse qu’Allah a accordée aux musulmans. » ‘Oumar lui a répondu : « Certainement, avec joie ! » Et il a ordonné qu’on lui offre mille dirhams avec honneur.

Ensuite ‘Abdoullah Ibn ‘Oumar, le fils d’Oumar s’est approché, et a déclaré : « Ô Emir des Croyants ! Accordez-moi mon droit sur la richesse qu’Allah a accordée aux musulmans. » ‘Oumar lui a répondu : « Avec grand plaisir. » Il a ordonné qu’on lui donne cinq cents dirhams avec tous les honneurs.

‘Abdoullah ibn ‘Oumar de déclarer : « Ô Emir des Croyants ! Je suis un homme fort qui avait l’habitude de brandir l’épée devant le Messager d’Allah (s.a.w.) tandis qu’Al-Hassan et Al-Houssayn étaient tous deux des enfants qui jouaient dans les rues de Médine ! Vous avez donné à tous les deux mille dirhams et cinq cents dirhams à moi. » Le Calife ‘Oumar (r.a.) a répondu : « Oui. Va et amène-moi un père comme leur père, et une mère comme leur mère, et un grand-père maternel comme leur grand-père maternel, et une grand-mère maternelle comme leur grand-mère maternelle, et un oncle paternel comme leur oncle paternel, et un oncle maternel comme leur oncle maternel, et des tantes comme leurs tantes. Certainement tu ne pourras pas m’en amener ! »

Abou Ja’far (r.a.) raconte qu’Oumar (r.a.) a décidé d’attribuer des allocations aux gens et que son point de vue était meilleur que celui de tous les autres. Les gens lui ont dit qu’il devrait commencer par lui-même, mais il n’était pas d’accord. Au lieu de cela, il a commencé par les parents les plus proches du Saint Prophète (s.a.w.) ; ainsi, il a commencé par déterminer une allocation pour ‘Abbas (r.a.) puis pour ‘Ali (r.a.).

‘Oumar Ibn Al-Khattab (r.a.) respectait l’Imam Al-Hassan (r.a.) et l’Imam Al-Houssayn (r.a.) et s’occupait d’eux à l’instar de leur père. Une fois, des vêtements sont arrivés du Yémen et il les a distribués parmi les fils des Compagnons (r.a.), mais n’en a pas donné à l’Imam Al-Hassan (r.a.) et l’Imam Al-Houssain (r.a.). Il a déclaré qu’il n’y avait rien (parmi ces vêtements) qu’il jugeait assez digne pour eux. Il a ensuite envoyé un message au gouverneur du Yémen qui a par la suite fait confectionner des vêtements qui leur convenaient.

Je continuerai à raconter des récits à l’avenir, si Dieu le veut.

À présent, je vais mentionner quelques membres de la communauté qui sont décédés récemment, et plus tard dirigerai leurs prières funéraires (en absence de leurs dépouilles). La première personne se nomme Suhaila Mahboob Sahiba, épouse de feu Faiz Ahmad Sahib Darwesh du Goujrat, qui était Nazir Bait al-Mal. Suhaila Sahiba est décédée à l’âge de 90 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Par la grâce d’Allah le Tout-Puissant, elle était une Moussia. Elle appartenait à une famille instruite du Bihar. Son père n’était pas un ahmadi, mais sa mère avait fait ses propres recherches après que son père eût fait la Bai’ah : puis elle a également rejoint la Communauté. Sa mère a ensuite enduré de grandes épreuves pendant trois à quatre ans, car son mari n’avait pas accepté l’Ahmadiyya, mais elle est restée fidèle à l’Ahmadiyya. Bien que son mari n’ait jamais accepté Ahmadiyya, il a finalement arrêté son opposition et leurs filles ont même été mariées dans des familles ahmadies. De même, Suhaila Sahiba était également mariée dans une famille ahmadie. En 1958, la mère du défunt s’est rendue à Qadian pour la première fois avec sa fille Suhaila Mahboob.

Suhaila Mahboob a déclaré qu’elle avait développé un grand amour pour Qadian et qu’elle avait beaucoup prié pour qu’elle puisse s’y installer d’une manière ou d’une autre. Elle a décidé de dédier sa vie au service de la communauté. À l’époque, Mirza Bashir Ahmad Sahib (r.a.) était le Nazir Khidmat Darweshan. En réponse à sa requête, il lui a répondu : « J’ai été informé que vous souhaitez dédier votre vie. Cette démarche que vous avez entreprise est louable. En tant que personne dédiée, votre principale responsabilité sera d’acquérir la connaissance de la foi et de modeler vos actions selon (les enseignements de) l’islam et l’Ahmadiyya afin que vous puissiez établir un excellent exemple. » Ainsi, elle a dédié sa vie.

En 1964, elle s’est mariée à Chaudhry Abdullah Sahib Darwesh de qui elle a eu une fille. Mais ils se sont séparés après un certain temps. Puis son second mariage a eu lieu avec Chaudhry Faiz Ahmad Sahib Darwesh de Goujrat, de qui elle a eu un fils, mais celui-ci est décédé dans son enfance. A sa retraite, la défunte avait servi pendant près de 30 ans en tant que directrice du lycée Nusrat pour filles à Qadian.

Le prochain défunt se nomme Raja Khurshid Ahmad Munir Sahib, missionnaire qui était en Australie, où il est décédé. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Le défunt était un Moussi. Il a été missionnaire pendant un certain temps dans diverses régions du Pakistan et du Cachemire pakistanais. Il était un missionnaire courageux de la Communauté. Il a dû faire face à une forte opposition lorsqu’il servait au Cachemire. Pendant les troubles de 1974, il a enduré de l’opposition avec une grande bravoure.

Le troisième Calife (r.a.) avait dit à son sujet lors d’une réunion : « Nous avons un missionnaire très courageux là-bas. » Il a reçu le titre de « missionnaire courageux ». Raja Khurshid Ahmad Munir avait également fait le don de l’une de ses maisons de Rawalpindi à la communauté : le quatrième Calife (rha) avait accepté son don. Après la partition du Pakistan et de l’Inde, le défunt s’était installé à Ahmad Nagar. Il avait étudié à la Jamia Ahmadiyya, une fois qu’elle y a été établie. Afin de subvenir à ses besoins il avait transformé en magasin une petite chambre. En 1948, il s’était enrôlé dans la Furqan Batallion. En 1949, il a passé l’examen de Maulvi Fazil ; il a également réussi l’examen Shahid de la Jamia Ahmadiyya, de la première promotion de laquelle il faisait partie. Il a par la suite servi dans la voie de la religion dans différents endroits du Pakistan et du Cachemire. En 1974, sa maison a été attaquée, mais il l’avait défendue avec beaucoup de courage, et a même été blessé par les pierres lancées par la foule, mais tous les membres du foyer ont été préservés. Il exhortait toujours autrui de rester ferme et disait que les communautés fondées par Dieu devaient souvent passer par des difficultés et des épreuves, et connaître ces conditions.

Il visitait les différentes communautés avec beaucoup de courage ; il visitait les gens dans leurs maisons durant ces périodes troubles. À plusieurs reprises, lorsqu’il rendait visite aux gens de la communauté, des gens l’attrapaient et le tabassaient, mais il ne s’en est jamais plaint. Il a quatre fils et quatre filles. Il était ces derniers jours en Australie où il est décédé.

Le prochain dont je ferai mention se nomme Zameer Ahmad Nadeem, qui est décédé à l’âge de 56 ans. Il souffrait d’un cancer. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. L’Ahmadiyya a été introduit dans sa famille en 1897 par l’intermédiaire de son arrière-grand-père Rahim Bakhsh, qui était un compagnon du Messie Promis (a.s.). Lorsque son arrière-grand-père avait entendu que l’Imam Mahdi était arrivé, il s’était alors rendu depuis son village Shikarpur Machhian, du district de Gourdaspour, à Qadian pour participer à la Jalsa Salana, et il y avait fait la Bai’ah. Il en a ensuite parlé à l’un de ses proches Mehr Din : celui-ci s’y est également rendu et a fait la Bai’ah. Ensuite, grâce à son prêche, quasiment tout le village avait fini par faire la Bai’ah. Après avoir fini ses études à la Jamia Ahmadiyya, le défunt a œuvré sur le terrain au sein du département Islah-o-Irshad local. Depuis 2005 jusqu’à son décès, il a servi en tant que Mu’awin Nazir Wassiyat au département de l’Istiqbaliya. Allah le Très-Haut lui a accordé un fils et une fille. Son fils est également missionnaire. Il savait très bien tisser des liens ; c’était un bon joueur de basket-ball, il avait ainsi un réseau de relations, qu’il mettait également à profit pour la communauté. Il offrait régulièrement la prière de Tahajjoud ; il avait une très grande confiance en Allah : dès qu’il faisait face à une situation difficile, il avait pour habitude d’offrir deux nawafil et d’écrire une lettre au Calife. De par Sa grâce, Allah le Très-Haut acceptait ses supplications et ses nawafil.

Le prochain défunt se nomme Isa Muakitilima de la Tanzanie. Il est décédé ces derniers jours. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Il est né dans une famille chrétienne. A l’âge de 19 ans, en raison de diverses circonstances, il a commencé à s’intéresser à la religion. Il a eu l’opportunité d’accepter l’islam. Quelques années plus tard, il a appris au sujet des croyances de la communauté, et après avoir fait ses recherches, il a rejoint la communauté Ahmadiyya en 1992 après avoir fait la Bai’ah. Après qu’il ait prêté allégeance, un changement pieux s’est opéré chez le défunt et ses proches s’en sont rendus compte eux aussi. Témoin de ce changement pieux, son épouse avait également fait la Bai’ah. Après la Bai’ah, le défunt avait fait beaucoup d’efforts pour augmenter sa connaissance religieuse. Même dans le cadre de son travail, il ne laissait passer aucune opportunité pour prêcher l’islam Ahmadiyya. Il était très régulier dans ses cotisations. Il avait mentionné à maintes reprises que dépenser dans la voie de Dieu génère des bénédictions dans les affaires et revenus.

Il était entrepreneur. C’était une personne très sociable, joviale et humble. Il avait un grand respect pour les Waqifin-e-Zindagi, pour les tenants de postes et pour les bénévoles. Le défunt faisait partie du système d’Al-Wassiyat, il laisse dans le deuil ses deux épouses et dix enfants. L’Amir et Missionnaire-en-Chef de la Tanzanie écrit : « Le défunt a été nommé président régional de Dares-Salaam. Il avait une personnalité très simple, par laquelle il gagnait le cœur des gens. C’était un aîné qui servait en toute discrétion. Il a ensuite été nommé Amir adjoint de la Tanzanie : il a servi à ce poste également de façon remarquable. C’était un aîné qui avait des avis pertinents. Il avait un énorme respect pour l’administration de la Jama’at. Il a toujours exhorté les ahmadis à vivre dans la tolérance mutuelle et de rester attachés au Califat. Il s’occupait par ailleurs des besoins personnels des bénévoles de la communauté. Il faisait de son mieux pour aider les travailleurs de la Jama’at. Il emmenait même les employés au bureau dans sa propre voiture le matin lorsqu’il sortait pour se rendre à son travail, afin qu’ils ne perdent pas ainsi de temps dans le transport par autobus. Il avait transformé l’une des chambres de sa maison en centre de prière, où les prières étaient [régulièrement] offertes. Lorsqu’on lui avait rappelé de payer le Hissa Jaidad en tant que membre du système d’Al-Wassiyat, il avait fait évaluer le prix de ses deux propriétés les plus chères et il a ensuite réglé la Hissa Jaidad.

Le prochain dont je ferai mention est Sheikh Mubashir Ahmed : il était le superviseur du département de construction de Qadian, il était le fils de Sheikh Israr Ahmad, originaire de Kirang Batesha, en Inde. Il est également décédé ces derniers jours d’une infection Covid-19. Il était âgé de 33 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Le défunt était ahmadi de naissance. Sa famille est l’une des plus anciennes. C’était une personne aux hautes qualités morales, qui était régulière dans ses prières, qui se tenait toujours prête à servir dans la voie de la religion ; c’était un serviteur de la communauté. Dès son enfance, il avait un attachement particulier à la mosquée. Depuis huit ans, le défunt servait avec enthousiasme en tant que superviseur du département de construction de Qadian, et il servait avec grand sérieux, soucieux du détail. Il laisse dans le deuil son épouse, ses parents, ses deux frères et une sœur.

Le prochain dont je ferai mention se nomme Saif Ali Shahid, qui est décédé à Sydney. C’est à Allah que nous appartenons et c’est à Lui que nous retournerons. Par la grâce d’Allah il faisait partie du système d’Al-Wassiyat. Dans sa famille du côté maternel, Chaudhary Mohammad Ali était un compagnon du Messie Promis (a.s.), ainsi que Chaudhary Gamay Khan, dont il était le petit-fils et l’arrière-petit-fils respectivement. Son frère est Haidar Ali Zafar qui est missionnaire en Allemagne, et qui sert actuellement en tant que vice-amir. Il écrit : « En 1961, il a commencé à travailler à Hyderabad après avoir obtenu son Baccalauréat, et il s’occupait également des dépenses liées à notre éducation, ainsi que de nos besoins, et il a également servi nos parents avec beaucoup de compassion. C’était une personne très sociable, douce, et modeste. Il s’adressait aux jeunes avec compassion et amour. Il avait un grand amour pour le Nizam-e-Jama’at et pour l’institution du Califat, et faisait preuve d’une obéissance indéfectible à leur égard. Il exhortait ses enfants à aimer eux aussi le Calife et à lui obéir. Il avait un profond respect pour les responsables de la communauté, il n’acceptait d’entendre aucune critique à leur égard, il faisait beaucoup de supplications. Il offrait régulièrement la prière de Tahajjoud. Il faisait sa prière d’une belle façon. Lorsqu’il était au Pakistan, il avait eu l’opportunité de servir en tant que secrétaire des finances et secrétaire Waqf-i-Jadid. Par la suite, il a été nommé Président de la communauté de Mirpur Khas par le quatrième Calife. Il y a servi à ce poste jusqu’à la création de l’émirat. Après le martyre du Dr Abdul Manan Siddiqi, il a eu l’opportunité de servir en tant qu’Amir local et Amir régional. Jusqu’à son départ pour l’Australie il a servi en tant qu’Amir du district de Mirpur Khas. Il a également eu l’opportunité de servir au sein des antennes auxiliaires. En Australie, il était membre du Qadha Board, il était vice-président de l’Ansarullah. Depuis 2016, il servait en tant que secrétaire aux affaires matrimoniales. Deux de ses fils sont décédés de son vivant, et il avait fait preuve d’une grande patience suite à ces tragédies. Il laisse dans le deuil son épouse et ses quatre fils.

Le prochain dont je ferai mention se nomme Masood Ahmad Hayat, fils de Rashid Ahmad Hayat, qui est décédé à l’âge de 80 ans. C’est à Allah que nous appartenons et c’est vers Lui que nous retournerons. L’Ahmadiyya a été introduit dans sa famille par l’intermédiaire de son grand-père Hazrat Babu Umar Hayat, fils de Chaudhary Pir Baksh. Umar Hayat (r.a.) avait rejoint la communauté Ahmadiyya en prêtant allégeance en 1898 alors qu’il avait quatorze ans. Il a d’abord travaillé au sein de l’armée, il est ensuite parti s’installer au Kenya. En 1967, Masood Hayat est venu s’installer au Royaume-Uni, où il s’est installé de façon permanente du Kenya. Il avait une belle personnalité ; il priait et jeunait régulièrement. C’était une personne joviale, sociable, hospitalière, et compassionnée. Il avait eu l’opportunité de faire le pèlerinage à La Mecque à deux reprises. Il avait eu également l’opportunité de servir en tant que chauffeur et membre de l’équipe de sécurité du cortège du quatrième Calife lors de ses tournées dans différents pays.

En 1983, lorsque la mosquée Bait-ul-Ahad de Walthamstow a été achetée, alors le défunt et son épouse Tahira Hayat avaient contribué le plus. Allah le Très Haut lui avait accordé une aisance financière importante, et il dépensait une grande partie de cet argent dans la voie d’Allah. Lorsque la communauté de Redbridge East London est devenue indépendante, cette communauté n’avait pas de mosquée, lorsqu’il l’a su, il avait dédié une partie de sa maison pour la communauté, qui a été utilisée comme centre de la communauté pendant trois ans, où se déroulaient les différentes activités de la communauté. Il a deux fils. Sa première épouse était décédée, il a une seconde épouse et deux fils.

Qu’Allah fasse preuve de pardon et de miséricorde à l’égard de tous ces défunts, qu’Il permette également à leurs descendants de rester attachés à l’Ahmadiyya ; et qu’Il accepte les supplications de ces aînés faites pour leurs descendants. Comme je l’ai mentionné, après la prière je dirigerai leurs prières funéraires.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entière responsabilité de la publication du texte de ce sermon)

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