Oumar Bin Al Khattab, serviteur de lâIslam
4 Juin 2021
Dans son sermon du 04 juin 2021, Sa Sainteté le Calife a évoqué le rÎle joué par Oumar Bin Al-Khattab dans différentes batailles et expéditions.
Sermon du vendredi 04 juin 2021, prononcĂ© par Sa SaintetĂ© le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, Ă la mosquĂ©e Moubarak, Ă Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. AprĂšs le Tashahoud, le Taâawudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa SaintetĂ© le Calife a dĂ©claré :
Dans mes prĂ©cĂ©dents sermons jâĂ©voquais [le Calife] âOumar (r.a.) ainsi que les Ghazwat et les expĂ©ditions dans lesquelles il avait participĂ©.
Voici quelques faits concernant la Ghazwa de HamrĂą al-Asad. AprĂšs la bataille dâOuhoud, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est retournĂ© Ă MĂ©dine. Les mĂ©crĂ©ants avaient pris la route de La Mecque. Mais le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait reçu la nouvelle du retour de lâarmĂ©e Qouraychite. Alors, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) sâest dirigĂ© vers HamrĂą al-Asad, qui se situe Ă 12 kilomĂštres de MĂ©dine.
Je vais présenter une partie des explications de Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb à ce sujet :
« Bien que lâarmĂ©e des Qouraychites fĂ»t apparemment retournĂ©e Ă La Mecque aprĂšs leur semblant de victoire, on craignait que cette manĆuvre ne soit un subterfuge pour prendre les musulmans au dĂ©pourvu et revenir soudainement pour attaquer MĂ©dine. Ainsi, cette nuit-lĂ , un arrangement fut fait pour assurer la sĂ©curitĂ© Ă MĂ©dine et les Compagnons montĂšrent la garde toute la nuit Ă la rĂ©sidence du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Le lendemain matin, on dĂ©couvrit que cette apprĂ©hension nâĂ©tait pas quâune simple spĂ©culation, car avant la Salat de Fajr, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a appris que lâarmĂ©e des Qouraych avait campĂ© Ă quelques kilomĂštres de MĂ©dine et quâun dĂ©bat houleux se dĂ©roulait entre les chefs de La Mecque : « Pourquoi ne pas profiter de cette victoire pour attaquer MĂ©dine ? » en Ă©tait le thĂšme. Certains des Qouraychites se moquaient en disant : « Vous nâavez ni tuĂ© Muhammad (s.a.w.), ni pris les femmes musulmanes comme esclaves, ni saisi leurs richesses et biens ; au lieu de cela, lorsque vous avez eu le dessus sur eux et que vous avez eu lâopportunitĂ© de les dĂ©truire complĂštement, vous les avez laissĂ©s et vous avez fait demi-tour, afin quâils puissent reprendre des forces ! Il est encore temps : retournons et attaquons MĂ©dine et dĂ©racinons les musulmans une fois pour toutes. »
Contrairement à cela, les autres ont soutenu :
« Vous avez eu la victoire. ConsidĂ©rez ceci comme une chance â et retournez Ă La Mecque, de peur de perdre notre rĂ©putation, et que cette victoire ne se transforme en dĂ©faite. »
En fin de compte, cependant, lâopinion des passionnĂ©s lâemporta ; et les Qouraych se prĂ©parĂšrent Ă retourner Ă MĂ©dine. Quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) fut informĂ© de ces Ă©vĂ©nements, il annonça immĂ©diatement que les musulmans devaient se prĂ©parer, mais en mĂȘme temps il ordonna quâĂ lâexception des combattants qui avaient participĂ© Ă Ouhoud, personne dâautre ne devait partir avec eux.
Selon un rĂ©cit, lorsque le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a eu la nouvelle des discussions entre les Qouraychites, il a fait venir Abou Bakr et âOumar et il les a informĂ©s Ă propos de la situation. Tous deux lui ont conseillĂ© ceci : [les musulmans] devraient poursuivre lâennemi. Ainsi, les guerriers dâOuhoud, dont la plupart Ă©taient blessĂ©s, pansĂšrent leurs blessures et foncĂšrent en compagnie de leur MaĂźtre. Il est Ă©crit quâĂ cette occasion, les musulmans partirent avec autant de joie et de zĂšle quâune armĂ©e triomphante sâĂ©lançant Ă la poursuite de lâennemi. AprĂšs avoir parcouru une distance de 12 kilomĂštres, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) atteignit HamrĂą al-Asad. CâĂ©tait le soir : le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) ordonna que le camp fĂ»t installĂ© Ă cet endroit. Il avait en outre ordonnĂ© que des feux fussent allumĂ©s Ă diffĂ©rents endroits dans la plaine. En un rien de temps, 500 feux furent allumĂ©s dans la plaine de HamrĂą al-Asad, ce qui a fait trembler le cĆur de tout spectateur [les contemplant] de loin. TrĂšs probablement, Ă cette occasion, un chef idolĂątre de la tribu de Khouzaâah, un certain Maâbad, se prĂ©senta devant le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et offrit ses condolĂ©ances pour ceux qui Ă©taient tombĂ©s Ă Ouhoud ; puis il continua son chemin. Le lendemain, lorsquâil atteignit Rawha, situĂ© Ă environ 63 kilomĂštres de MĂ©dine, il trouva lâarmĂ©e des Qouraych qui y campait : les prĂ©paratifs Ă©taient en cours pour retourner vers MĂ©dine. Maâbad partit voir Abou Soufyan et lui dit : « Que souhaitez-vous faire ? Par Dieu, je viens de laisser derriĂšre moi lâarmĂ©e de Muhammad (s.a.w.) Ă HamrĂą al-Asad, et jamais auparavant je nâavais vu une armĂ©e aussi impressionnante. Ils regrettent tellement la dĂ©faite Ă Ouhoud quâils vous rĂ©duiront en cendres Ă vue ! » Abou Soufyan et ses compĂšres furent tellement impressionnĂ©s par les commentaires de Maâbad quâils abandonnĂšrent lâidĂ©e de retourner Ă MĂ©dine et se prĂ©cipitĂšrent Ă La Mecque. Quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) apprit que lâarmĂ©e des Qouraych sâĂ©tait enfuie de cette maniĂšre, il remercia Dieu et dit : « La crainte de Dieu a terrassĂ© le cĆur des infidĂšles. »
Il resta quelques jours à Hamrù al-Asad ; et aprÚs une absence de cinq jours, il retourna à Médine.
Voici les dĂ©tails sur la Ghazwa contre les Banou Moustaliq : elle a eu lieu en lâan 5 de lâHĂ©gire au cours du mois de Chaâban. Elle est aussi connue comme la Ghazwat al-MouraysĂźâ.
Hazrat Mirza Bashir Ahmad explique Ă ce propos : « LâhostilitĂ© des Qouraychites a commencĂ© Ă prendre une forme plus dangereuse de jour en jour ; et Ă travers leurs conspirations, ils avaient dĂ©jĂ incitĂ© de nombreuses tribus contre lâislam et le Fondateur de lâislam. Cependant, maintenant, leur animositĂ© crĂ©ait une nouvelle menace, en ce sens que les tribus du Hedjaz qui avaient jusquâĂ prĂ©sent entretenu de bonnes relations avec les musulmans, commençaient maintenant Ă se dresser contre eux en raison des desseins sĂ©ditieux des Qouraychites.
Ă cet Ă©gard, les Banou Moustaliq, une branche de la cĂ©lĂšbre tribu de Khouzaâah, ont pris les devants et ont commencĂ© Ă se mobiliser pour lancer une attaque contre MĂ©dine. Leur chef, Harith bin Abi Darrar a visitĂ© les autres tribus de cette rĂ©gion et sâest Ă©galement liguĂ© avec dâautres tribus. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a reçu des nouvelles de cela, par mesure de prĂ©caution, il a envoyĂ© un compagnon, Bouraydah bin Housayb, vers le Banou Moustaliq afin de recueillir des renseignements, et lâa exhortĂ© Ă revenir rapidement avec des renseignements sur la situation. Lorsque Bouraydah bin Housayb est arrivĂ©, il a constatĂ© quâen fait un trĂšs grand rassemblement Ă©tait prĂ©sent et que des prĂ©paratifs Ă©taient en cours pour lancer une grande attaque contre MĂ©dine. Il est revenu aussitĂŽt et a fait part de ses dĂ©couvertes au Saint ProphĂšte (s.a.w.).
Selon sa coutume, Ă titre prĂ©ventif, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a exhortĂ© ses Compagnons Ă se diriger vers les habitations des Banou Moustaliq. Un nombre important de Compagnons sâest prĂ©parĂ© pour lâaccompagner. En fait, un grand groupe dâhypocrites, qui auparavant nâĂ©taient jamais venus en si grand nombre, les ont Ă©galement accompagnĂ©s.
Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a laissĂ© derriĂšre lui Abou Dharr al-Ghifari ou Ă la lumiĂšre dâautres rĂ©cits, Zayd bin Harithah comme Emir de MĂ©dine, et sâest mis en route au nom dâAllah, quittant MĂ©dine au cours du mois de Chaâban en lâan 5 de lâHĂ©gire. Il nây avait que trente chevaux dans lâarmĂ©e et un nombre un peu plus important de chameaux. Les musulmans voyageaient Ă tour de rĂŽle sur ces montures. Au cours de ce voyage, les musulmans ont trouvĂ© un espion des mĂ©crĂ©ants ; celui-ci a Ă©tĂ© emmenĂ© en captivitĂ© et prĂ©sentĂ© au Saint ProphĂšte (s.a.w.). AprĂšs lâavoir interrogĂ©, lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a Ă©tĂ© assurĂ© quâil Ă©tait en fait un espion, il a tentĂ© de le sonder pour obtenir des informations pertinentes Ă propos des mĂ©crĂ©ants, mais lâespion a refusĂ© de livrer des informations. De plus, comme son attitude Ă©tait suspecte, selon le droit coutumier de la guerre, âOumar lâa exĂ©cutĂ©. AprĂšs cela, lâarmĂ©e musulmane a continuĂ© Ă avancer. Lorsque les Banou Moustaliq ont appris lâarrivĂ©e imminente des musulmans et ont eu vent du fait que leur espion avait Ă©tĂ© tuĂ©, ils sont devenus trĂšs craintifs. Leur intention rĂ©elle Ă©tait de lancer une attaque surprise sur MĂ©dine. En raison de la perspicacitĂ© du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) les rĂŽles sâĂ©taient maintenant inversĂ©s. Ils Ă©taient extrĂȘmement anxieux et les autres tribus qui Ă©taient venues les rejoindre pour les soutenir sont devenues craintives en raison de la puissance de Dieu, tant et si bien quâils sont immĂ©diatement retournĂ©s chez eux. Cependant, les Qouraychites avaient attisĂ© une telle haine des musulmans dans les cĆurs des Banou Moustaliq quâils souhaitaient se battre et Ă combattre lâarmĂ©e musulmane de toutes leurs forces. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a atteint MouraysĂźâ, prĂšs de lâendroit oĂč les Baniq Mousáčaliq Ă©taient campĂ©s, un lieu situĂ© entre La Mecque et MĂ©dine sur la cĂŽte, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© lâinstallation du camp. AprĂšs avoir organisĂ© les rangs et la distribution des drapeaux, etc., le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a demandĂ© Ă âOumar dâaller de lâavant et dâannoncer aux Banou Moustaliq que sâils mettaient fin Ă leur inimitiĂ© envers lâislam et acceptaient lâautoritĂ© du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.), ils recevraient la paix et les musulmans retourneraient chez eux.
Cependant, ils ont refusé catégoriquement et se sont préparés à se battre.
Il est mĂȘme dit que la premiĂšre flĂšche a Ă©tĂ© tirĂ©e par un homme de leur tribu. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a Ă©tĂ© tĂ©moin de leur hostilitĂ©, il a ordonnĂ© aux Compagnons de se battre Ă©galement. Pendant un certain temps, les deux parties ont Ă©changĂ© une pluie de flĂšches, suite Ă quoi le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© aux compagnons de lancer une attaque soudaine. Ă la suite de cet assaut soudain, les mĂ©crĂ©ants ont perdu du terrain. Les musulmans les ont entourĂ©s si habilement que toute leur tribu a Ă©tĂ© encerclĂ©e et ils ont Ă©tĂ© forcĂ©s de jeter leurs armes. Avec seulement dix victimes parmi les mĂ©crĂ©ants et une parmi les musulmans, cette bataille, qui aurait pu prendre une forme dangereuse, a pris fin. »
Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb ajoute dans lâouvrage Sirat Khatamun-Nabiyyine : « Il est aussi essentiel dâajouter que le Sahih al-Boukhari rapporte que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a attaquĂ© les Banou Moustaliq Ă un moment oĂč ils nâĂ©taient pas au courant et abreuvaient leurs animaux. Cependant, si lâon y rĂ©flĂ©chit, ce rĂ©cit nâest pas en contradiction avec le celui relatĂ© par les historiens. Au contraire, ces deux rĂ©cits Ă©voquent deux diffĂ©rents moments. Câest-Ă -dire que lorsque lâarmĂ©e musulmane sâest rapprochĂ©e des Banou Moustaliq, puisque ces derniers ignoraient que les musulmans sâĂ©taient approchĂ©s si prĂšs (mĂȘme sâils savaient certainement que lâarmĂ©e musulmane Ă©tait sur le point dâarriver), ils Ă©taient non-chalands et ne sâĂ©taient pas encore organisĂ©s. Le rĂ©cit du Boukhari a fait allusion Ă cette situation. Cependant, lorsquâils ont appris que les musulmans Ă©taient arrivĂ©s conformĂ©ment Ă leurs prĂ©paratifs, ils se sont immĂ©diatement alignĂ©s en bataille et se sont prĂ©parĂ©s Ă combattre. Les historiens ont fait allusion Ă ce second Ă©tat. âAllamah Ibn Hajar et dâautres chercheurs ont rĂ©conciliĂ© ces deux rĂ©cits de cette mĂȘme maniĂšre ; et cette Ă©lucidation semble ĂȘtre correcte. »
Le Sahih Mouslim relate un incident qui a eu lieu aprĂšs le retour de la bataille des Banou Mustaliq. Jabir bin âAbdillah relate : « Nous Ă©tions dans une bataille avec le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Un des Mouhajirs participant Ă la bataille des Banou Moustaliq a frappĂ© un des Ansar dans le dos. LâAnsari a appelé : « Ă Ansar ! » et le Mouhajir a crié : « Ă Mouhajirs ! »
Câest-Ă -dire quâils ont tous deux appelĂ© leur peuple Ă lâaide. Lâaffaire a Ă©tĂ© portĂ©e Ă lâattention du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) qui a dit : « Quelles sont ces voix de lâĂ©poque de lâignorance ? » quand il a entendu ce bruit. On lui a dit : « à Messager dâAllah ! Lâun des Mouhajirine a frappĂ© lâun des Ansar dans le dos. » Il a dĂ©claré : « Laissez cela tomber. Câest quelque chose de condamnable. Ne dites pas de bĂȘtises. Ne commencez pas une bagarre pour une petite affaire. » Quand âAbdoullah bin Oubay, qui Ă©tait aussi prĂ©sent, a entendu cela, il a dĂ©claré : « Un Mouhajir a frappĂ© un Ansari dans le dos â mĂȘme sâil ne lâavait giflĂ© quâune ou deux fois â mais par Allah, si nous retournons Ă MĂ©dine, la personne la plus honorable chassera la personne la plus mĂ©prisable ! » (QuâAllah nous en prĂ©serve !) âOumar a dĂ©claré : « à Messager dâAllah ! Permettez-moi de tuer cet hypocrite ! » LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a dĂ©claré : « Laisse cela tomber, de peur que les gens ne commencent Ă dire que Muhammad (que la paix soit sur lui) tue ses compagnons. »
Les dĂ©tails de cet incident sont dĂ©crits dans lâouvrage Sirat Khatamun-Nabiyyin. Ătant donnĂ© que je les ai mentionnĂ©s dans le passĂ© je ne vais pas les rĂ©itĂ©rer ici. Cependant, se rĂ©fĂ©rant aux derniers jours dâAbdoullah ibn Oubay, il est dit dans la biographie dâIbn Hischam que par la suite, lorsque âAbdullah ibn Oubay Ă©nonçait de tels propos, son peuple le qualifiait de grand paresseux. Lorsque lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) en a eu vent, il a dit Ă âOumar ibn al-Khattab : « Si je tâavais permis de le tuer le jour oĂč tu mâen avais demandĂ© la permission, les gens lâauraient dĂ©daignĂ©. Ă prĂ©sent, ces mĂȘmes personnes le tueraient si jâordonnais son exĂ©cution. »
En dâautres termes, ceux qui le soutenaient dans le passĂ© se sont soulevĂ©s contre lui, suite Ă [ma] patience et en raison du fait que la vĂ©ritĂ© est remontĂ©e Ă la surface. Et ils Ă©taient prĂȘts Ă le tuer.
âOumar dĂ©clare : « Par Allah ! Jâai su que les paroles du Messager dâAllah (s.a.w) Ă©taient bien plus importantes que les miennes en termes de bĂ©nĂ©dictions. »
Lorsque lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a offert la priĂšre funĂ©raire dâAbdoullah ibn Oubay, le chef des hypocrites, âOumar a dĂ©claré : « Allah vous a interdit dâoffrir la priĂšre funĂ©raire des hypocrites. » LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a rĂ©pondu : « Jâai reçu le choix de demander pardon pour eux ou non. » Ainsi lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a offert sa priĂšre funĂ©raire. Puis, quand Allah a interdit catĂ©goriquement [au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.)] dâoffrir les priĂšres funĂ©raires des hypocrites, il a cessĂ© de le faire.
Abu Salama relate de Jabir bin âAbdillah quâOumar ibn al-Khattab est venu aprĂšs le coucher du soleil le jour de la Ghazwat al-Khandaq et il a commencĂ© Ă maudire les mĂ©crĂ©ants de parmi les Qouraychites. Il a dĂ©claré : « à Messager dâAllah ! Je nâai mĂȘme pas pu accomplir la priĂšre dâAsr jusquâau crĂ©puscule. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Par Allah ! Moi non plus. » Nous nous sommes levĂ©s et sommes partis Ă Bouthan, lâune des vallĂ©es de MĂ©dine. LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a fait ses ablutions pour la priĂšre et nous avons Ă©galement fait les nĂŽtres et avons fait la priĂšre dâAsr aprĂšs le coucher du soleil. Ensuite, il a accompli la priĂšre de Maghrib. »
Ceci est un hadith du recueil dâAl-Boukhari. Il y a un dĂ©bat sur le nombre de priĂšres que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) et ses compagnons nâavaient pas pu accomplir Ă lâheure durant la bataille du fossĂ©. Il existe divers rĂ©cits Ă cet Ă©gard. Voici lâun des rĂ©cits. Jabir relate : « Le jour de la bataille du fossĂ©, âOumar a commencĂ© Ă maudire les infidĂšles et a dĂ©clarĂ© quâil nâavait pas pu accomplir la priĂšre dâAsr avant le coucher du soleil. » Nous sommes partis Ă Bouthan et avons accompli nos priĂšres aprĂšs le coucher du soleil. Ensuite, il a accompli la priĂšre de Maghrib. » Câest aussi un rĂ©cit tirĂ© du Sahih dâAl-Boukhari. Selon le premier rĂ©cit, lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) les avait accompagnĂ©s.
Ensuite, âAli relate que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait dit lors de la Bataille du Fossé : « QuâAllah remplisse de feu les maisons et les tombes des mĂ©crĂ©ants. Ils nous ont tenus occupĂ©s et ne nous ont pas permis dâaccomplir la priĂšre du milieu tant et si bien que le soleil sâest couchĂ©. »
Ce rĂ©cit dâAli se trouve dans le recueil dâAl-Boukhari.
Le pĂšre dâAbou âOubaydah ibn âAbdillah relate : « Le jour du FossĂ©, les polythĂ©istes ont empĂȘchĂ© lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) dâaccomplir quatre priĂšres jusquâĂ la tombĂ©e de la nuit et la partie quâAllah a voulu quâelle sâĂ©coule. Le narrateur dĂ©clare que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a demandĂ© Ă Bilal de lancer lâappel Ă la priĂšre : il lâa fait. Ensuite lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a demandĂ© quâon fasse lâIqamah. Et il a accompli la priĂšre de Zouhr. Ensuite, il a demandĂ© quâon fasse lâIqamah et il a offert la priĂšre dâAsr. Puis, lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a demandĂ© quâon fasse lâIqamah et il a accompli la priĂšre de Maghrib. Enfin, il a demandĂ© quâon fasse lâc et il a accompli la priĂšre dâIsha. »
Ce rĂ©cit est tirĂ© du Mousnad dâAhmad Bin Hambal.
Le Messie Promis (a.s.) a dĂ©clarĂ© que tous ces rĂ©cits Ă©taient « faibles » et nâa validĂ© quâun seul qui mentionne lâaccomplissement de la priĂšre dâAsr dans un dĂ©lai plus court que dâhabitude.
En rĂ©ponse Ă lâobjection du pasteur Fateh Masih au fait que lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) aurait accompli quatre priĂšres en retard lors de la Bataille du FossĂ©, le Messie Promis (a.s.) dĂ©clare : « Selon vos insinuations sataniques, quatre priĂšres ont Ă©tĂ© accomplies en Qadha lorsque les musulmans creusaient la tranchĂ©e. Sachez tout dâabord, que le mot Qadha a Ă©tĂ© utilisĂ©. O ignorants ! Qadha signifie accomplir la priĂšre et pas lâabandonner. Qadha ne signifie pas abandonner la Salat. Si une personne abandonne sa Salat, on utilise le terme Fawt. Câest pourquoi jâai offert une rĂ©compense de cinq mille roupies dans une annonce pour expliquer que certains imbĂ©ciles qui sâopposent Ă lâislam ne connaissent mĂȘme pas encore le sens de la Qadha. Celui qui ne peut pas utiliser les mots dans leur contexte, ne pourra pas Ă©mettre de critiques sur des subtilitĂ©s. La rĂ©ponse Ă cette insinuation que quatre priĂšres ont Ă©tĂ© combinĂ©es durant le creusement de la tranchĂ©e est comme suit : Allah dĂ©clare quâil nây pas de contrainte en matiĂšre de religion : câest-Ă -dire que ces prĂ©ceptes ne sont pas intransigeants au point de causer la destruction de lâhomme. Câest pour cette raison que Dieu enjoint de combiner et de raccourcir la Salat en cas de nĂ©cessitĂ© et lorsque frappent les malheurs. Mais ici on ne trouve pas mention de hadiths authentiques sur le fait de combiner les quatre Salats.
Selon le Fath al-Bari, exĂ©gĂšse du Sahih dâAl-Boukhari, il est dit que seule la Salat al-âAsr a Ă©tĂ© effectuĂ©e avec un lĂ©ger retard. »
Sâadressant Ă son adversaire, le Messie Promis (a.s.) a dĂ©claré : « Si vous Ă©tiez devant moi en ce moment, je vous aurais demandĂ© sâil y a des rĂ©cits affirmant que quatre Salats ont Ă©tĂ© omises. Quatre priĂšres peuvent ĂȘtre combinĂ©es selon la Chariâah elle-mĂȘme, câest-Ă -dire Zouhr et âAsr, et ensuite Maghrib et âIcha. Certes il existe un rĂ©cit faible notamment que les Salats de Zouhr et dâAsr, de Maghrib et dâIcha ont Ă©tĂ© faites au mĂȘme moment. Mais dâautres hadiths authentiques rĂ©futent cela et affirment tout simplement que la priĂšre dâAsr a Ă©tĂ© faite avec un lĂ©ger retard. »
Voici le rĂŽle dâOumar lors du traitĂ© de Houdaibiyya. LâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a appelĂ© âOumar ibn al-Khattab pour lâenvoyer Ă La Mecque afin dâinformer les nobles parmi les Qouraychites des raisons de la prĂ©sence du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). âOumar (r.a.) a dĂ©claré : « à EnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) ! Je crains pour ma vie. Les Qouraychites sont conscients de mon inimitiĂ© envers eux. Ils savent Ă quel point je leur suis hostile. Je suis dur envers eux et aucun membre de ma tribu, les Banou âAdi ibn Kaâb, ne se trouve Ă La Mecque pour me sauver. »
Ainsi, âOumar a exprimĂ© une certaine apprĂ©hension.
Selon un autre rĂ©cit, âOumar (r.a.) aurait Ă©galement dit Ă lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) : « Si vous le souhaitez, je pourrais mây rendre. » Mais le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) nâa rien dit. âOumar (r.a.) a ajouté : « Je vous suggĂšre une personne qui est plus respectĂ©e par les Qouraychites que moi, Ă savoir âOuthman bin âAffan. »
Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a convoquĂ© âOuthman et lâa envoyĂ© auprĂšs dâAbou Soufyan et dâautres nobles des Qouraychites pour les informer quâil nâĂ©tait pas venu livrer bataille mais pour accomplir les rites de la Kaâbah et pour lui rendre hommage.
Jâen ai dĂ©jĂ mentionnĂ© les dĂ©tails dans le contexte des rĂ©cits sur âOuthman.
Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb explique Ă ce propos : « Quand on consignait les conditions du traitĂ© de Houdaybiyya, Abou Jandal, le fils de Souhayl bin âAmr, qui Ă©tait lâambassadeur des Qouraychites, sâest soudainement frayĂ© un chemin dans cette assemblĂ©e, trĂ©buchant dans ses fers et ses menottes. Ce jeune homme avait Ă©tĂ© emprisonnĂ© par les habitants de La Mecque quand il est devenu musulman et ils lâavaient soumis Ă de sĂ©vĂšres tourments. Quand il a appris que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) sâĂ©tait approchĂ© de La Mecque, il a pu sâĂ©chapper dâune maniĂšre ou dâune autre Ă lâemprisonnement des Qouraychites et, toujours restraint dans ses fers, il a rĂ©ussi Ă tituber jusquâĂ Houdaybiyya. Incidemment, il y est arrivĂ© Ă un moment oĂč son pĂšre stipulait la condition : « Tout homme qui vient chez les musulmans du peuple de La Mecque, mĂȘme sâil est musulman, sera renvoyĂ©. » Abou Jandal sâest jetĂ© devant les musulmans et a criĂ© trĂšs douloureusement : « à vous les musulmans ! Je suis soumis Ă ce tourment, simplement parce que jâai acceptĂ© lâislam ! Sauvez-moi pour lâamour de Dieu ! Ă la vue de cela, les musulmans Ă©taient en tourment. Mais Souhayl sâest obstinĂ© et a dit au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) : « ConformĂ©ment Ă ce traitĂ©, câest la premiĂšre demande que je vous fais : notamment que vous me retourniez Abou Jandal. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dĂ©claré : « Le traitĂ© nâa pas encore Ă©tĂ© finalisĂ©. » Souhayl a rĂ©pondu : « Si vous ne me le rendez pas, considĂ©rez ce traitĂ© comme dissous. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Laissez cela et accordez-nous Abou Jandal comme un acte de faveur et de gentillesse. » Souhayl a rĂ©pliqué : « Non, jamais. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Souhayl ! Ne soyez pas obstiné ! Ăcoutez-moi. » Souhayl a dĂ©claré : « Je ne peux en aucun cas accepter cela. » Sur ce, Abou Jandal sâĂ©cria une fois de plus : « O vous les musulmans ! Allez-vous retourner votre frĂšre chez les idolĂątres aprĂšs quâil ait subi des tourments si sĂ©vĂšres ? »
Il est Ă©trange de noter quâAbou Jandal nâa pas fait appel au Saint ProphĂšte (s.a.w.), mais aux musulmans ordinaires. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce parce quâil savait quâindĂ©pendamment de la douleur que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) ressentait dans son cĆur, il ne permettrait jamais que le traitĂ© soit affectĂ© de maniĂšre prĂ©judiciable. Cependant, il sâattendait Ă ce que le reste des musulmans, peut-ĂȘtre dans leur indignation, trouve un moyen de justifier sa libertĂ©, car les clauses du traitĂ© Ă©taient toujours en cours de rĂ©daction. MalgrĂ© cela, et indĂ©pendamment de lâĂ©motion des musulmans, il leur Ă©tait impossible de prendre position contre la volontĂ© du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est restĂ© silencieux pendant un certain temps, puis a dĂ©clarĂ© tout Ă©mu : « à Abou Jandal ! Sois patient ! Regarde vers Dieu, car câest Lui Qui en effet arrangera ta dĂ©livrance et celle de tes frĂšres musulmans faibles. Ă lâheure actuelle, nous sommes liĂ©s par nos circonstances, car nous avons dĂ©jĂ conclu un accord avec le peuple de La Mecque et nous ne pouvons violer ce traitĂ©. »
Les musulmans Ă©taient tĂ©moins de cette scĂšne et dans leur indignation religieuse, leurs yeux Ă©taient remplis de rage, mais par respect ils sont restĂ©s silencieux devant le Saint ProphĂšte (s.a.w.). âOumar (r.a.) nâen pouvait plus. Il sâest rapprochĂ© du Saint ProphĂšte (s.a.w.) et lui a demandĂ© dâune voix tremblante : « NâĂȘtes-vous pas le messager vĂ©ridique dâAllah ? Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en effet, je le suis. » âOumar a dĂ©claré : « Ne suivons-nous pas la vĂ©ritĂ© et notre ennemi le mensonge ? » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Oui, il en est bien ainsi. » Oumar a dĂ©claré : « Pourquoi donc devrions-nous supporter cette humiliation en ce qui concerne notre vraie religion ? » En voyant cet Ă©tat dâOumar (r.a.), le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « à âOumar ! Je suis le Messager de Dieu. Je comprends la volontĂ© de Dieu et je ne peux pas agir contre elle ; et câest Lui Qui sera mon aide. »
Mais lâindignation dans lâhumeur dâOumar (r.a.) grandissait, Ă chaque instant. Il a dit : « Nâaviez-vous pas dit que nous ferions le Tawaf autour de la Kaâbah ? » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en effet, mais avais-je aussi dit que ce Tawaf aurait lieu cette annĂ©e-ci ? » âOumar (r.a.) a dĂ©claré : « Non, vous ne lâaviez pas dit. »
Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Alors, sois patient. Si Dieu le veut, vous entrerez en effet Ă La Mecque et accomplirez le Tawaf de la Kaâbah. »
Cependant, en raison de ses Ă©motions, âOumar (r.a.) nâĂ©tait pas satisfait. NĂ©anmoins, en raison du respect quâinspirait le Saint ProphĂšte (s.a.w.), âOumar (r.a.) est parti voir Abou Bakr (r.a.). Tout Ă©mu, il lui a posĂ© les mĂȘmes questions et Abou Bakr (r.a.) a offert la mĂȘme rĂ©ponse Ă la maniĂšre du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Cependant, Abou Bakr (r.a.) lui a Ă©galement conseillé : « à âOumar ! Maitrise-toi ! Ne laisse pas ton emprise se desserrer de la corde du Messager dâAllah. Par Dieu, cet homme, dans la main duquel nous avons donnĂ© les nĂŽtres, est sans aucun doute vĂ©ridique. »
âOumar (r.a.) disait que sous le coup de lâĂ©motion il avait dit de telles choses Ă lâĂ©poque, mais que plus tard, il avait eu beaucoup de remords. De plus, afin dâeffacer les effets de cette faiblesse, il accomplit de nombreux actes volontaires en guise dâexpiation. En dâautres termes, il a fait de lâaumĂŽne, il a jeĂ»nĂ© et offert des Salats volontaires et a mĂȘme libĂ©rĂ© de nombreux esclaves, afin dâeffacer la tache de cette faiblesse.
Le quatriĂšme Calife avait lâhabitude de prononcer des discours lors de la Jalsa avant son califat. Je vous prĂ©sente une partie dâun de ses discours Ă ce propos. Il dĂ©clare : « Il ne fait aucun doute que le cri de douleur et dâangoisse qui est sorti du cĆur dâOumar comme une question Ă©tait Ă©galement prĂ©sent dans les cĆurs de nombreux autres musulmans. Bien quâil ne fasse aucun doute que les Ă©motions quâOumar a exprimĂ©es dans son discours nâĂ©taient pas seulement les Ă©motions dâOumar mais aussi dâautres â de telles pensĂ©es existaient aussi dans des centaines dâautres cĆurs â ce courage dâOumar sâest transformĂ© pour lui en une telle erreur quâil lâa regrettĂ©e plus tard, et ce pour le restant de ses jours. Il jeĂ»nait beaucoup, accomplissait de nombreux actes dâadoration, faisait de nombreuses aumĂŽnes et implorait Ă foison le pardon de Dieu. Mais la soif de remords nâen a pas Ă©tĂ© Ă©tanchĂ©e. LâanxiĂ©tĂ© de Houdaybiyya Ă©tait temporaire, mais sâest rapidement transformĂ©e en contentement grĂące aux bĂ©nĂ©dictions qui sont descendues du ciel. Mais lâanxiĂ©tĂ© que cette impatience a créée dans le cĆur dâOumar est devenue une angoisse permanente qui ne lâa jamais quittĂ©. Il a toujours dit avec regret : « Je souhaitais ne pas avoir posĂ© cette question au Saint ProphĂšte (s.a.w.). » Plusieurs fois, je pense que sur son lit de mort, lorsquâil prenait ses derniers souffles, âOumar rĂ©citait : « à Seigneur ! Je ne Te demande pas la rĂ©compense de mes bonnes actions. Pardonne-moi [tout simplement] mes pĂ©chĂ©s. » Le plus grand de pĂ©chĂ©s quâil sâimaginait et qui lâagitait Ă©tait lâerreur quâil avait commise Ă Houdaybiyya. Lors de la rĂ©daction du pacte, seul Allah, le dĂ©positaire des secrets du cĆur du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et son Compagnon cĂ©leste, connaissait lâĂ©tat de son cĆur suite au dĂ©sarroi quâil avait constatĂ© chez les musulmans. Mais les trois phrases simples qui sont sorties de sa langue bĂ©nie en rĂ©ponse Ă âOumar, en disent beaucoup Ă ceux qui mĂ©ditent Ă ce propos. »
âOumar avait lui aussi signĂ© le pacte de Houdaybiyya conclu entre les musulmans et les polythĂ©istes de La Mecque.
Hazrat Mirza Bashir Ahmad dit Ă ce propos : « Deux exemplaires de cet accord ont Ă©tĂ© transcrits ; et comme tĂ©moins, de nombreuses personnes estimĂ©es y ont apposĂ© leur signature. De parmi les musulmans il y avait Abou Bakr, âOumar, âOuthman, âAbdour-Rahman Bin âAwf, Saâd bin Abi Waqqas et Abou âOubaydah. Souhayl bin âAmr a pris une copie de lâaccord et est retournĂ© Ă La Mecque, tandis que lâautre copie est restĂ©e chez le Saint ProphĂšte. »
Lâouvrage Sirat-Khatamun-Nabiyine prĂ©sente ceci Ă propos du retour aprĂšs le traitĂ© de Houdaybiyya.
« AprĂšs avoir fait son sacrifice, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© le retour Ă MĂ©dine. Cela faisait un peu moins de 20 jours depuis que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) Ă©tait arrivĂ© Ă Houdaibiyya. Au cours de son voyage de retour, lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a atteint Qoura al-Ghamim prĂšs dâOusfan. âOusfan est situĂ© Ă 130 kilomĂštres de MĂ©dine et Qoura al-Ghamim est une vallĂ©e situĂ©e Ă 12 kilomĂštres de lĂ . Il faisait nuit. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a fait une annonce et a rassemblĂ© tous ses compagnons. Il a dĂ©claré : « Cette nuit, une sourate mâa Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e. Elle mâest plus chĂšre que toute chose de ce monde. » Elle se lit comme suit :
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CâĂ©taient les versets 2 Ă 4 de la sourate Al-Fath.
Au verset 28 il est dit :
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Câest-Ă -dire : « à Messager ! Nous tâavons en effet donnĂ© une magnifique victoire, afin que nous puissions commencer pour toi une Ăšre, oĂč le voile du pardon couvrira tes dĂ©fauts, passĂ©s et futurs, et que Dieu puisse complĂ©ter Sa faveur sur toi et puisse te mener vers le chemin du succĂšs. Et en effet, Allah tâaidera dâune aide puissanteâŠÂ »
«La vĂ©ritĂ© est que Dieu a effectivement accompli la vision de Son Messager. Pour lâinstant, si Dieu le veut, vous entrerez dans la maison sacrĂ©e en toute sĂ©curitĂ©, certains dâentre vous ayant la tĂȘte rasĂ©e et dâautres ayant les cheveux coupĂ©s court, et vous nâaurez aucune crainte. » En dâautres termes, si vous Ă©tiez entrĂ© Ă La Mecque cette annĂ©e, cela nâaurait pas Ă©tĂ© une entrĂ©e de sĂ©curitĂ©, cela aurait Ă©tĂ© une entrĂ©e de guerre et dâeffusion de sang. Cependant, dans la vision, Dieu avait montrĂ© une entrĂ©e de sĂ©curitĂ© et câest pour cette raison quâĂ la suite de lâaccord de cette annĂ©e, un Ă©tat de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© créé. Maintenant, conformĂ©ment Ă la vision montrĂ©e par Dieu, vous entrerez bientĂŽt dans la MosquĂ©e SacrĂ©e dans un Ă©tat de sĂ©curitĂ©. »
Et il en a Ă©tĂ© ainsi. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©citĂ© ces versets aux compagnons, Ă©tant donnĂ© le cĆur de certains dâentre eux ressentait encore lâamertume du traitĂ© de Houdaibiyya, ils ont Ă©tĂ© surpris en pensant quâils retournaient aprĂšs un Ă©chec, mais pourtant Dieu leur donnait la bonne nouvelle de la victoire. Certains compagnons, dans leur empressement, disaient mĂȘme : « Est-ce une victoire que nous revenions sans accomplir le Tawaf de la Kaâbah ? » Lorsque ces paroles sont parvenues aux oreilles du Saint ProphĂšte (s.a.w.), il a exprimĂ© un grand mĂ©contentement. Dans un discours bref mais puissant, il a dĂ©claré : « Câest une objection absurde ! Car si vous y rĂ©flĂ©chissez, il sera Ă©vident que le traitĂ© de Houdaibiyya est vraiment un grand triomphe pour nous. Les Qouraychites, qui Ă©taient dĂ©terminĂ©s Ă nous faire la guerre, en ont eux-mĂȘmes abandonnĂ© lâidĂ©e et ont conclu un traitĂ© de paix avec nous ; et ils ont promis de nous ouvrir les portes de La Mecque lâannĂ©e suivante. ProtĂ©gĂ©s des mĂ©faits des Qouraychites, nous rentrons maintenant en paix et en sĂ©curitĂ©, tout en recevant le parfum de notre future victoire. Par consĂ©quent, en effet, câest une grande victoire. Avez-vous tous oubliĂ© comment ces mĂȘmes Qouraychites avaient lancĂ© des assauts contre vous Ă Ouhoud et lors de la bataille dâAl-Ahzab ? Cette terre, malgrĂ© toute son immensitĂ©, Ă©tait devenue Ă©troite pour vous et vos yeux avaient Ă©tĂ© pĂ©trifiĂ©s, et vous aviez tremblĂ© de peur ? Aujourdâhui, ces mĂȘmes Qouraychites ont conclu un traitĂ© de paix et de sĂ©curitĂ© avec vous ! » Les compagnons ont rĂ©pondu : « à Messager dâAllah ! Nous avons compris ! Nous avons compris ! Nous ne bĂ©nĂ©ficions pas de votre clairvoyance. Mais maintenant, nous avons compris que ce traitĂ© est vraiment un grand triomphe pour nous. »
Avant cette allocution du Saint ProphĂšte (s.a.w.), âOumar (r.a.) Ă©tait Ă©galement dans un Ă©tat dâextrĂȘme apprĂ©hension. Il a lui-mĂȘme racontĂ© quâau retour de Houdaibiyya, alors que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) voyageait de nuit, il sâest prĂ©sentĂ© devant lui et, tout en sâadressant au Saint ProphĂšte (s.a.w.), il a voulu lui dire quelque chose. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est cependant restĂ© silencieux. âOumar sâest adressĂ© Ă lui une deuxiĂšme puis une troisiĂšme fois, mais le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est demeurĂ© silencieux comme avant. âOumar a Ă©tĂ© attristĂ© par ce silence du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Il dĂ©clare : « Je me suis dit : ĂŽ âOumar ! Tu es ruiné ! Tu tâes adressĂ© Ă trois reprises au Saint ProphĂšte (s.a.w.) ; mais le Messager dâAllah nâa pas rĂ©pondu. Jâai devancĂ© le groupe des musulmans alors que je ressentais une profonde apprĂ©hension Ă propos de ce quâĂ©tait lâaffaire. Jâavais peur quâun verset coranique nâait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă mon sujet. Sur ce, un homme a Ă©noncĂ© mon nom et dit : « Le Messager dâAllah convoque âOumar ibn Al-Khattab ! » Je me suis dit : « Je suis sĂ»r quâun verset coranique a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă mon sujet ! » Tout perturbĂ©, je me suis prĂ©sentĂ© prĂ©cipitamment au Saint ProphĂšte (s.a.w.), je lâai saluĂ© et je me suis tenu Ă ses cĂŽtĂ©s. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Une telle sourate mâa Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e, qui mâest plus chĂšre que toute chose en ce monde. » Ensuite, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©citĂ© les versets de la Sourate Al-Fatáž„. âOumar (r.a.) a demandé : « à Messager dâAllah ! Ce traitĂ© est-il vraiment une victoire pour lâislam ? Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en vĂ©ritĂ©, câest notre triomphe. » Alors, âOumar (r.a.) a Ă©tĂ© satisfait et est demeurĂ© silencieux. Ensuite, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est retournĂ© Ă MĂ©dine.
Le Mouslih Mawâoud (r.a.) dĂ©clare : « à lâoccasion du traitĂ© de paix de Houdaybiyya, lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) a conclu une trĂȘve avec les polythĂ©istes de La Mecque. Ceci a causĂ© un tel malaise parmi les Compagnons que pas moins quâOumar lui-mĂȘme est parti voir lâEnvoyĂ© dâAllah (s.a.w) et lui dit : « à Messager dâAllah ! Allah ne vous avait-il pas promis que nous ferions le Tawaf de la Kaâbah ou lâislam nâest-il pas destinĂ© Ă sortir victorieux ? Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a dit : « Certainement ! » âOumar a demandé : « Pourquoi avons conclu ce pacte aussi hĂątivement ? » Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Certes, Allah avait promis que nous ferions le Tawaf, mais Il nâavait pas dit que nous le ferions cette annĂ©e. »
La mention du Calife âOumar nâest pas terminĂ©e. Incha Allah, je la continuerai Ă lâavenir.
à présent, je vais mentionner quelques personnes dont je dirigerai les priÚres funéraires.
Le premier dâentre eux se nomme Malik Muhammad Yusuf Saleem Sahib qui Ă©tait en charge du dĂ©partement du Zud Nawisi. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă lâĂąge de 86 ans. Câest Ă Allah que nous appartenons et câest Ă Lui que nous retournerons. Il Ă©tait le seul ahmadi de sa famille. Il sâest converti Ă lâAhmadiyya en 1952. Son frĂšre aĂźnĂ© lui a trouvĂ© un emploi dans les chemins de fer. Mir Hamidullah, un ahmadi, Ă©tait alors ingĂ©nieur en chef. Il recevait le journal Al-Fazl et Mir Hameedullah Sahib prĂȘchait aussi le message de lâAhmadiyya. AprĂšs avoir lu le journal Al-Fazl, le dĂ©funt est devenu un ahmadi. Cependant, lorsque les membres de sa famille lâont dĂ©couvert, ils lâont menacĂ© de mort sâil ne quittait lâAhmadiyya. Mais il a quittĂ© sa maison et nâa pas quittĂ© Ahmadiyya. Quand le danger a pris de lâampleur, il a quittĂ© sa maison dans ces conditions. Sa mĂšre lui a dit un jour de se cacher la nuit de ses frĂšres et de partir de lĂ et de ne plus jamais revenir ici sinon sa vie serait en danger.
Le dĂ©funt a fait sa maĂźtrise en Ă©tudes islamiques Ă lâuniversitĂ© du Pendjab Ă Lahore. Ensuite, il est entrĂ© Ă la Jamia Ahmadiyya en 1958. AprĂšs avoir obtenu son diplĂŽme en 1963 il a Ă©tĂ© postĂ© dans le bureau de lâIfta avec Malik Saif-ur-Rehman, qui Ă©tait alors le moufti. En 1967, il a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au DĂ©partement du Zud Nawisi, aprĂšs le dĂ©cĂšs de Maulana Muhammad Yaqub Tahir Sahib, responsable de ce dĂ©partement. Le troisiĂšme Calife lâa nommĂ© Ă sa place dans le dĂ©partement du Zud Nawisi.
Le dĂ©funt Ă©tait responsable de ce dĂ©partement jusquâen 1985. Au dĂ©partement du Zud Nawisi, il Ă©tait responsable de la prĂ©paration des sermons, discours, programmes, rapports de visites, etc. du Calife. Feu le troisiĂšme Calife avait participĂ© Ă la ConfĂ©rence sur la Croix tenue Ă Londres en 1978. Le dĂ©funt avait accompagnĂ© le Calife et avait prĂ©parĂ© un rapport Ă ce sujet.
Il avait aussi aidé grandement feu le quatriÚme Calife dans la préparation de la biographie du deuxiÚme Calife. Feu le quatriÚme Calife avait fait ses éloges.
Malik Yusuf Saleem Sahib, le dĂ©funt, avait accompagnĂ© le quatriĂšme Calife lors de sa tournĂ©e en Australie, aux Ăźles Fidji et Ă Singapour en 1983. Et aprĂšs la migration il faisait les copies de cassettes audio de sermons dâune trĂšs belle maniĂšre. Il partait dans une maison Ă Faisalabad pour prĂ©parer ces cassettes, car il fallait prendre des prĂ©cautions et les rapportait ensuite.
Il a servi pendant quelques années sur le terrain en tant que missionnaire. Il a pu travailler sur les sermons du quatriÚme Calife au sein de la Tahir Foundation.
Il a pu rĂ©diger les actes de la choura au sein du bureau de secrĂ©taire privĂ©. AprĂšs sa retraite, il a Ă©tĂ© rĂ©employĂ©. Ensuite, il a cessĂ© de travailler en 2013 pour cause de maladie. Il sâĂ©tait mariĂ© deux fois. Du premier mariage, il a eu une fille. AprĂšs cela, sa femme est dĂ©cĂ©dĂ©e. Puis il sâest remariĂ©. Il a eu deux fils et trois filles du deuxiĂšme mariage. Sa fille, Qudsia Mahmood Sardar, dit : « Notre pĂšre a Ă©tabli une relation entre nous et Allah. Il nous a beaucoup conseillĂ©s Ă ce sujet. Il nous enjoignait strictement dâaccomplir nos priĂšres. Il se mettait en colĂšre quand on priait tardivement et pleurait beaucoup durant ses priĂšres de Tahajjoud. Il avait lâhabitude de rĂ©citer une partie du Saint Coran quotidiennement. MĂȘme durant sa maladie, il avait lâhabitude de demander sâil câĂ©tait lâheure de la priĂšre ou non. Il Ă©tait trĂšs inquiet au sujet des priĂšres. Il nous a inculquĂ© lâamour et lâobĂ©issance au Califat. Il avait un immense amour pour le califat. Il avait lâhabitude de dire que lâobĂ©issance au califat est la seule source de toute bĂ©nĂ©diction. Il a endurĂ© de grandes Ă©preuves pour la cause de lâAhmadiyya. Rasheed Tayyab est le secrĂ©taire privĂ© adjoint. Il dĂ©clare : « Mirza Saleem Sahib Ă©tait le responsable qui est arrivĂ© au dĂ©partement du Zud Nawisi lors du troisiĂšme Califat. Il a pu servir dans ce dĂ©partement pendant longtemps et avait lâhabitude de consigner les discours et des reportages pour le journal Al-Fazl. Il Ă©tait trĂšs responsable et organisĂ©. Son niveau de langue Ă©tait Ă©galement trĂšs Ă©levĂ©. » Et comme je lâai dit, le dĂ©funt a eu lâoccasion dâaccompagner le troisiĂšme calife et le quatriĂšme calife lors des voyages en Afrique et en Europe. Il accomplissait son travail avec beaucoup de soin. Il avait lâhabitude dâĂ©crire chaque mot soigneusement et attentivement, priant pour quâil nây ait aucune diffĂ©rence par rapport au sens original. MĂȘme lorsquâil a pris sa retraite en 2013, sâil y avait des difficultĂ©s Ă prĂ©parer le rapport de la choura, quand on lâappelait au bureau du secrĂ©taire privĂ©, il sây rendait immĂ©diatement et disait toujours quâil se sentait heureux de pouvoir servir.
Jâai Ă©galement la mĂȘme idĂ©e de sa personne : il Ă©tait quelquâun de calme, passionnĂ© de son travail et qui sâest acquittĂ© de son devoir de Waqf en toute discrĂ©tion : il nâa pas fait dâexigences et menait une vie trĂšs simple. QuâAllah lui accorde Son pardon et Sa grĂące et quâIl permette Ă ses enfants de perpĂ©tuer ses bonnes actions.
La deuxiĂšme personne dont je dirigerai la priĂšre funĂ©raire se nomme Shoaib Ahmed Sahib, Waqif-e-Zindagi. Il Ă©tait le fils de Bashir Ahmed Sahib Kala Afghana, un darwesh de Qadian. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă lâĂąge de 56 ans. Câest Ă Allah que nous appartenons et câest Ă Lui que nous retournerons. Il a commencĂ© Ă servir Ă partir de 1987.
Il a servi dans divers dĂ©partements de lâAnjuman Ahmadiyya en tant que travailleur, officier et Nazir. Il Ă©tait responsable du bureau Ouliya, Nazir Baitul Mal Kharch, Nazim Waqf-e-Jadid, Mal, officier de la Jalsa Salana et Sadr du Majlis Khuddam ul Ahmadiyya en Inde. Il a servi pendant plus de 33 ans. Il Ă©tait lui aussi trĂšs rĂ©gulier dans ses actes dâadoration. Il accomplissait avec rĂ©gularitĂ© ses priĂšres de Tahajjoud et autres Nawafil. Il faisait montre dâun haut niveau dâobĂ©issance envers le Califat.
Il disait toujours quâil fallait appliquer immĂ©diatement toute directive reçue du Calife. Il avait une connaissance profonde du Saint Coran ainsi que des Ă©crits du Messie Promis (a.s.) et des Califes de la communautĂ©. Il avait de grandes connaissances religieuses et maĂźtrisait tous les sujets. CâĂ©tait une personne trĂšs joviale et sociable. Il aimait les gens appartenant Ă toutes les classes. Il prenait grand soin des personnes nĂ©cessiteuses et de ses subordonnĂ©s. Ă Qadian, tout le monde fait ses Ă©loges. Il Ă©tait trĂšs courageux et reconnaissant. Le dĂ©funt faisait partie du systĂšme dâAl-Wassiyat. Il laisse derriĂšre lui son Ă©pouse et ses deux fils. Il Ă©tait le beau-fils de Jalal-ud-Din Nayyar, le prĂ©sident du Sadar Anjuman Ahmadiyya de Qadian. Rafiq Baig qui supervise le Bayt-ul-Mal Amad Qadian écrit : « Jâai eu lâopportunitĂ© de travailler pendant dix-huit ans Ă ses cĂŽtĂ©s au sein du Khuddam-ul-Ahmadiyya de lâInde et du bureau de la Jalsa Salana de Qadian. Il inspirait les gens qui travaillaient avec lui par son exemplaritĂ©. Au cours des journĂ©es de la Jalsa Salana, il travaillait dans le bureau jusquâĂ trois, quatre heures du matin, et il sâenquerrait au sujet du confort des invitĂ©s. Sâil voyait une quelconque lacune, il la corrigeait immĂ©diatement. Il enjoignait toujours de sâoccuper au mieux des invitĂ©s du Messie Promis (a.s.). Si jamais un bĂ©nĂ©vole se comportait mal envers les invitĂ©s, il sâexcusait en personne auprĂšs dâeux. » Son beau-frĂšre a Ă©galement Ă©crit que le dĂ©funt avait lâhabitude de dire quâil ne haĂŻssait personne dans le monde. Un inspecteur de la Wakalat-e-Mal Tahrik-I-Jadid écrit : « Nous avions fait une tournĂ©e de 75 jours afin de visiter les provinces de lâInde, au Kerala et dans le Tamil Nadu. Au cours de cette tournĂ©e, jâĂ©tais tombĂ© malade, et le dĂ©funt sâĂ©tait occupĂ© de moi tel un parent. » QuâAllah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă lâĂ©gard du dĂ©funt, et quâIl accorde la patience Ă son Ă©pouse et Ă ses enfants ; et quâIl leur permette de perpĂ©tuer ses nobles actions.
Le prochain dĂ©funt dont je ferai mention se nomme Maqsood Ahmad Bhatti, qui Ă©tait missionnaire de la communautĂ© Ă Qadian. Il est dĂ©cĂ©dĂ© le 18 mai Ă lâĂąge de 52 ans. Câest Ă Allah que nous appartenons et câest Ă Lui que nous retournerons. Il Ă©tait membre de la communautĂ© Ahmadiyya de Char Kaur, district Rajouri, dans la province de Jammu-et-Cachemire. Il a eu lâopportunitĂ© de servir pendant trente ans. Il a eu lâopportunitĂ© de servir en tant quâAmir de la zone Lucknow et pendant environ un an en tant que missionnaire-en-chef de Srinagar. Depuis 2017 et jusquâĂ son dĂ©cĂšs, il a eu lâopportunitĂ© de servir en tant que Qadi central Ă temps plein. Il sâacquittait de ses fonctions au sein de la Qada avec une grande diligence et sincĂ©ritĂ©. Il a statuĂ© sur de nombreuses affaires. Il Ă©tait trĂšs soucieux des responsabilitĂ©s qui lui Ă©taient confiĂ©es. Lorsquâil Ă©tait malade et hospitalisĂ© ces derniers jours suite Ă une infection au coronavirus, bien quâĂ©tant hospitalisĂ©, il Ă©tait soucieux du travail de la communautĂ©. CâĂ©tait une personne trĂšs sociable, joviale, et courageuse, câĂ©tait un Waqif-i-Zindagi qui avait une bonne comprĂ©hension des choses, et qui Ă©tait assidu. Le dĂ©funt Ă©tait membre du systĂšme dâAl-Wassiyat ; il laisse dans le deuil sa mĂšre, trois frĂšres, son Ă©pouse et trois filles. QuâAllah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă lâĂ©gard du dĂ©funt, quâIl protĂšge ses enfants, et quâIl leur permette de perpĂ©tuer ses pieuses actions.
Le prochain dĂ©funt dont je dirigerai la priĂšre funĂ©raire se nomme Javed Iqbal, de Faisalabad, qui est dĂ©cĂ©dĂ© Ă lâĂąge de 66 ans. Câest Ă Allah que nous appartenons et câest Ă Lui que nous retournerons. Son fils, Talha Javed, Ă©crit que lâAhmadiyya a Ă©tĂ© introduite dans leur famille Ă travers son arriĂšre-grand-pĂšre, Baba Chakirah, dont le nom dĂ©rivĂ© de sa profession de fabriquant et de rĂ©parateur de meules. Il travaillait en faisant des annonces dans la rue, et il en profitait pour chanter Ă voix haute les vers du Messie Promis (a.s.) afin dâouvrir des voies pour le Tabligh. Par la grĂące dâAllah, en plus dâĂȘtre rĂ©gulier dans ses priĂšres quotidiennes, il offrait rĂ©guliĂšrement la priĂšre de Tahajjoud. Il enjoignait Ă©galement les membres de sa famille Ă offrir les priĂšres en congrĂ©gation ; la priĂšre Ă©tait faite en congrĂ©gation dans leur foyer. Il rĂ©citait rĂ©guliĂšrement le Saint Coran avec la traduction. Il avait un grand respect pour le sermon du vendredi : il rĂ©unissait tous les membres de sa famille pour lâĂ©couter ensemble sur la MTA. Il avait un enthousiasme pour servir dans la voie de la religion qui frĂŽlait lâobsession. AprĂšs les incidents de 1984, lorsque le sermon du Calife Ă©tait partagĂ© dans les communautĂ©s Ă travers des cassettes audio, il en transportait dans un sac et les distribuait de village en village Ă vĂ©lo. Lorsque la MTA a Ă©tĂ© lancĂ©e, il a fait installer une parabole chez lui, et il invitait les gens chez lui pour Ă©couter le sermon. Il laisse derriĂšre lui sa mĂšre, son Ă©pouse Amtoul Basit, ses deux fils et sa fille. QuâAllah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă son Ă©gard.
La prochaine dĂ©funte dont je ferai mention se nomme Madiha Nawaz, Ă©pouse de Nawaz Ahmad, missionnaire de la communautĂ© au Ghana, qui est dĂ©cĂ©dĂ©e le 16 avril Ă lâĂąge de 36 ans. Câest Ă Allah que nous appartenons et câest Ă Lui que nous retournerons. Elle rĂ©sidait au Ghana oĂč elle est dĂ©cĂ©dĂ©e. Son mari missionnaire Ă©crit ceci : « Durant nos seize annĂ©es de mariage, jâai Ă©tĂ© tĂ©moin de ses nombreuses qualitĂ©s. Elle Ă©tait trĂšs courageuse et patiente, elle Ă©tait empathique et altruiste. CâĂ©tait une excellente mĂšre et une Ă©pouse fidĂšle. Au Ghana, dĂšs quâelle en avait la possibilitĂ©, elle dispensait des cours aux enfants. Elle a enseignĂ© le Saint Coran Ă ses enfants. Elle se comportait dâune façon exemplaire envers sa belle-famille. Elle ne rĂ©pondait jamais aux paroles dures dâautrui ; au contraire, elle faisait preuve dâune tolĂ©rance, et elle mâenjoignait Ă©galement de faire preuve de tolĂ©rance. Elle encourageait Ă faire des supplications. Elle Ă©tait trĂšs pointilleuse en ce qui concerne lâĂ©ducation de ses enfants. Afin dâattacher ses enfants au Califat, elle leur racontait souvent des anecdotes des bĂ©nĂ©dictions liĂ©es au Califat. Elle sâoccupait des personnes pauvres, et Ă©tait une femme pieuse. » Elle laisse dans le deuil son mari, et ses trois enfants, Furad Safih ĂągĂ© de 13 ans, Faizia ĂągĂ©e de 8 ans, et Zara, ĂągĂ©e dâun an. Tous les enfants sont Macha Allah des WaqifĂźn-e-Nao. QuâAllah accepte les supplications quâelle avait faites pour ses enfants, quâIl Ă©lĂšve son rang et quâIl fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă son Ă©gard.
(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend lâentiĂšre responsabilitĂ© de la publication du texte de ce sermon)
