Oumar Bin Al Khattab, serviteur de l’Islam

4 Juin 2021

Dans son sermon du 04 juin 2021, Sa Sainteté le Calife a évoqué le rÎle joué par Oumar Bin Al-Khattab dans différentes batailles et expéditions.

Sermon du vendredi 04 juin 2021, prononcĂ© par Sa SaintetĂ© le Calife, Hadrat Mirza Masroor Ahmad, Ă  la mosquĂ©e Moubarak, Ă  Islamabad, Tilford au Royaume-Uni. AprĂšs le Tashahoud, le Ta’awudh et la Sourate Al-Fatiha, Sa SaintetĂ© le Calife a dĂ©claré :

Dans mes prĂ©cĂ©dents sermons j’évoquais [le Calife] ‘Oumar (r.a.) ainsi que les Ghazwat et les expĂ©ditions dans lesquelles il avait participĂ©.

Voici quelques faits concernant la Ghazwa de HamrĂą al-Asad. AprĂšs la bataille d’Ouhoud, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est retournĂ© Ă  MĂ©dine. Les mĂ©crĂ©ants avaient pris la route de La Mecque. Mais le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait reçu la nouvelle du retour de l’armĂ©e Qouraychite. Alors, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) s’est dirigĂ© vers HamrĂą al-Asad, qui se situe Ă  12 kilomĂštres de MĂ©dine.

Je vais présenter une partie des explications de Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb à ce sujet :

« Bien que l’armĂ©e des Qouraychites fĂ»t apparemment retournĂ©e Ă  La Mecque aprĂšs leur semblant de victoire, on craignait que cette manƓuvre ne soit un subterfuge pour prendre les musulmans au dĂ©pourvu et revenir soudainement pour attaquer MĂ©dine. Ainsi, cette nuit-lĂ , un arrangement fut fait pour assurer la sĂ©curitĂ© Ă  MĂ©dine et les Compagnons montĂšrent la garde toute la nuit Ă  la rĂ©sidence du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Le lendemain matin, on dĂ©couvrit que cette apprĂ©hension n’était pas qu’une simple spĂ©culation, car avant la Salat de Fajr, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a appris que l’armĂ©e des Qouraych avait campĂ© Ă  quelques kilomĂštres de MĂ©dine et qu’un dĂ©bat houleux se dĂ©roulait entre les chefs de La Mecque : « Pourquoi ne pas profiter de cette victoire pour attaquer MĂ©dine ? » en Ă©tait le thĂšme. Certains des Qouraychites se moquaient en disant : « Vous n’avez ni tuĂ© Muhammad (s.a.w.), ni pris les femmes musulmanes comme esclaves, ni saisi leurs richesses et biens ; au lieu de cela, lorsque vous avez eu le dessus sur eux et que vous avez eu l’opportunitĂ© de les dĂ©truire complĂštement, vous les avez laissĂ©s et vous avez fait demi-tour, afin qu’ils puissent reprendre des forces ! Il est encore temps : retournons et attaquons MĂ©dine et dĂ©racinons les musulmans une fois pour toutes. »

Contrairement à cela, les autres ont soutenu :

« Vous avez eu la victoire. ConsidĂ©rez ceci comme une chance – et retournez Ă  La Mecque, de peur de perdre notre rĂ©putation, et que cette victoire ne se transforme en dĂ©faite. »

En fin de compte, cependant, l’opinion des passionnĂ©s l’emporta ; et les Qouraych se prĂ©parĂšrent Ă  retourner Ă  MĂ©dine. Quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) fut informĂ© de ces Ă©vĂ©nements, il annonça immĂ©diatement que les musulmans devaient se prĂ©parer, mais en mĂȘme temps il ordonna qu’à l’exception des combattants qui avaient participĂ© Ă  Ouhoud, personne d’autre ne devait partir avec eux.

Selon un rĂ©cit, lorsque le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a eu la nouvelle des discussions entre les Qouraychites, il a fait venir Abou Bakr et ‘Oumar et il les a informĂ©s Ă  propos de la situation. Tous deux lui ont conseillĂ© ceci : [les musulmans] devraient poursuivre l’ennemi. Ainsi, les guerriers d’Ouhoud, dont la plupart Ă©taient blessĂ©s, pansĂšrent leurs blessures et foncĂšrent en compagnie de leur MaĂźtre. Il est Ă©crit qu’à cette occasion, les musulmans partirent avec autant de joie et de zĂšle qu’une armĂ©e triomphante s’élançant Ă  la poursuite de l’ennemi. AprĂšs avoir parcouru une distance de 12 kilomĂštres, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) atteignit HamrĂą al-Asad. C’était le soir : le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) ordonna que le camp fĂ»t installĂ© Ă  cet endroit. Il avait en outre ordonnĂ© que des feux fussent allumĂ©s Ă  diffĂ©rents endroits dans la plaine. En un rien de temps, 500 feux furent allumĂ©s dans la plaine de HamrĂą al-Asad, ce qui a fait trembler le cƓur de tout spectateur [les contemplant] de loin. TrĂšs probablement, Ă  cette occasion, un chef idolĂątre de la tribu de Khouza’ah, un certain Ma’bad, se prĂ©senta devant le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et offrit ses condolĂ©ances pour ceux qui Ă©taient tombĂ©s Ă  Ouhoud ; puis il continua son chemin. Le lendemain, lorsqu’il atteignit Rawha, situĂ© Ă  environ 63 kilomĂštres de MĂ©dine, il trouva l’armĂ©e des Qouraych qui y campait : les prĂ©paratifs Ă©taient en cours pour retourner vers MĂ©dine. Ma’bad partit voir Abou Soufyan et lui dit : « Que souhaitez-vous faire ? Par Dieu, je viens de laisser derriĂšre moi l’armĂ©e de Muhammad (s.a.w.) Ă  HamrĂą al-Asad, et jamais auparavant je n’avais vu une armĂ©e aussi impressionnante. Ils regrettent tellement la dĂ©faite Ă  Ouhoud qu’ils vous rĂ©duiront en cendres Ă  vue ! » Abou Soufyan et ses compĂšres furent tellement impressionnĂ©s par les commentaires de Ma’bad qu’ils abandonnĂšrent l’idĂ©e de retourner Ă  MĂ©dine et se prĂ©cipitĂšrent Ă  La Mecque. Quand le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) apprit que l’armĂ©e des Qouraych s’était enfuie de cette maniĂšre, il remercia Dieu et dit : « La crainte de Dieu a terrassĂ© le cƓur des infidĂšles. »

Il resta quelques jours à Hamrù al-Asad ; et aprÚs une absence de cinq jours, il retourna à Médine.

Voici les dĂ©tails sur la Ghazwa contre les Banou Moustaliq : elle a eu lieu en l’an 5 de l’HĂ©gire au cours du mois de Cha’ban. Elle est aussi connue comme la Ghazwat al-Mouraysü’.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad explique Ă  ce propos : « L’hostilitĂ© des Qouraychites a commencĂ© Ă  prendre une forme plus dangereuse de jour en jour ; et Ă  travers leurs conspirations, ils avaient dĂ©jĂ  incitĂ© de nombreuses tribus contre l’islam et le Fondateur de l’islam. Cependant, maintenant, leur animositĂ© crĂ©ait une nouvelle menace, en ce sens que les tribus du Hedjaz qui avaient jusqu’à prĂ©sent entretenu de bonnes relations avec les musulmans, commençaient maintenant Ă  se dresser contre eux en raison des desseins sĂ©ditieux des Qouraychites.

À cet Ă©gard, les Banou Moustaliq, une branche de la cĂ©lĂšbre tribu de Khouza’ah, ont pris les devants et ont commencĂ© Ă  se mobiliser pour lancer une attaque contre MĂ©dine. Leur chef, Harith bin Abi Darrar a visitĂ© les autres tribus de cette rĂ©gion et s’est Ă©galement liguĂ© avec d’autres tribus. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a reçu des nouvelles de cela, par mesure de prĂ©caution, il a envoyĂ© un compagnon, Bouraydah bin Housayb, vers le Banou Moustaliq afin de recueillir des renseignements, et l’a exhortĂ© Ă  revenir rapidement avec des renseignements sur la situation. Lorsque Bouraydah bin Housayb est arrivĂ©, il a constatĂ© qu’en fait un trĂšs grand rassemblement Ă©tait prĂ©sent et que des prĂ©paratifs Ă©taient en cours pour lancer une grande attaque contre MĂ©dine. Il est revenu aussitĂŽt et a fait part de ses dĂ©couvertes au Saint ProphĂšte (s.a.w.).

Selon sa coutume, Ă  titre prĂ©ventif, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a exhortĂ© ses Compagnons Ă  se diriger vers les habitations des Banou Moustaliq. Un nombre important de Compagnons s’est prĂ©parĂ© pour l’accompagner. En fait, un grand groupe d’hypocrites, qui auparavant n’étaient jamais venus en si grand nombre, les ont Ă©galement accompagnĂ©s.

Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a laissĂ© derriĂšre lui Abou Dharr al-Ghifari ou Ă  la lumiĂšre d’autres rĂ©cits, Zayd bin Harithah comme Emir de MĂ©dine, et s’est mis en route au nom d’Allah, quittant MĂ©dine au cours du mois de Cha’ban en l’an 5 de l’HĂ©gire. Il n’y avait que trente chevaux dans l’armĂ©e et un nombre un peu plus important de chameaux. Les musulmans voyageaient Ă  tour de rĂŽle sur ces montures. Au cours de ce voyage, les musulmans ont trouvĂ© un espion des mĂ©crĂ©ants ; celui-ci a Ă©tĂ© emmenĂ© en captivitĂ© et prĂ©sentĂ© au Saint ProphĂšte (s.a.w.). AprĂšs l’avoir interrogĂ©, lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a Ă©tĂ© assurĂ© qu’il Ă©tait en fait un espion, il a tentĂ© de le sonder pour obtenir des informations pertinentes Ă  propos des mĂ©crĂ©ants, mais l’espion a refusĂ© de livrer des informations. De plus, comme son attitude Ă©tait suspecte, selon le droit coutumier de la guerre, ‘Oumar l’a exĂ©cutĂ©. AprĂšs cela, l’armĂ©e musulmane a continuĂ© Ă  avancer. Lorsque les Banou Moustaliq ont appris l’arrivĂ©e imminente des musulmans et ont eu vent du fait que leur espion avait Ă©tĂ© tuĂ©, ils sont devenus trĂšs craintifs. Leur intention rĂ©elle Ă©tait de lancer une attaque surprise sur MĂ©dine. En raison de la perspicacitĂ© du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) les rĂŽles s’étaient maintenant inversĂ©s. Ils Ă©taient extrĂȘmement anxieux et les autres tribus qui Ă©taient venues les rejoindre pour les soutenir sont devenues craintives en raison de la puissance de Dieu, tant et si bien qu’ils sont immĂ©diatement retournĂ©s chez eux. Cependant, les Qouraychites avaient attisĂ© une telle haine des musulmans dans les cƓurs des Banou Moustaliq qu’ils souhaitaient se battre et Ă  combattre l’armĂ©e musulmane de toutes leurs forces. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a atteint Mouraysü’, prĂšs de l’endroit oĂč les Baniq Mousáč­aliq Ă©taient campĂ©s, un lieu situĂ© entre La Mecque et MĂ©dine sur la cĂŽte, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© l’installation du camp. AprĂšs avoir organisĂ© les rangs et la distribution des drapeaux, etc., le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a demandĂ© Ă  ‘Oumar d’aller de l’avant et d’annoncer aux Banou Moustaliq que s’ils mettaient fin Ă  leur inimitiĂ© envers l’islam et acceptaient l’autoritĂ© du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.), ils recevraient la paix et les musulmans retourneraient chez eux.

Cependant, ils ont refusé catégoriquement et se sont préparés à se battre.

Il est mĂȘme dit que la premiĂšre flĂšche a Ă©tĂ© tirĂ©e par un homme de leur tribu. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a Ă©tĂ© tĂ©moin de leur hostilitĂ©, il a ordonnĂ© aux Compagnons de se battre Ă©galement. Pendant un certain temps, les deux parties ont Ă©changĂ© une pluie de flĂšches, suite Ă  quoi le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© aux compagnons de lancer une attaque soudaine. À la suite de cet assaut soudain, les mĂ©crĂ©ants ont perdu du terrain. Les musulmans les ont entourĂ©s si habilement que toute leur tribu a Ă©tĂ© encerclĂ©e et ils ont Ă©tĂ© forcĂ©s de jeter leurs armes. Avec seulement dix victimes parmi les mĂ©crĂ©ants et une parmi les musulmans, cette bataille, qui aurait pu prendre une forme dangereuse, a pris fin. »

Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb ajoute dans l’ouvrage Sirat Khatamun-Nabiyyine : « Il est aussi essentiel d’ajouter que le Sahih al-Boukhari rapporte que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a attaquĂ© les Banou Moustaliq Ă  un moment oĂč ils n’étaient pas au courant et abreuvaient leurs animaux. Cependant, si l’on y rĂ©flĂ©chit, ce rĂ©cit n’est pas en contradiction avec le celui relatĂ© par les historiens. Au contraire, ces deux rĂ©cits Ă©voquent deux diffĂ©rents moments. C’est-Ă -dire que lorsque l’armĂ©e musulmane s’est rapprochĂ©e des Banou Moustaliq, puisque ces derniers ignoraient que les musulmans s’étaient approchĂ©s si prĂšs (mĂȘme s’ils savaient certainement que l’armĂ©e musulmane Ă©tait sur le point d’arriver), ils Ă©taient non-chalands et ne s’étaient pas encore organisĂ©s. Le rĂ©cit du Boukhari a fait allusion Ă  cette situation. Cependant, lorsqu’ils ont appris que les musulmans Ă©taient arrivĂ©s conformĂ©ment Ă  leurs prĂ©paratifs, ils se sont immĂ©diatement alignĂ©s en bataille et se sont prĂ©parĂ©s Ă  combattre. Les historiens ont fait allusion Ă  ce second Ă©tat. ‘Allamah Ibn Hajar et d’autres chercheurs ont rĂ©conciliĂ© ces deux rĂ©cits de cette mĂȘme maniĂšre ; et cette Ă©lucidation semble ĂȘtre correcte. »

Le Sahih Mouslim relate un incident qui a eu lieu aprĂšs le retour de la bataille des Banou Mustaliq. Jabir bin ‘Abdillah relate : « Nous Ă©tions dans une bataille avec le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). Un des Mouhajirs participant Ă  la bataille des Banou Moustaliq a frappĂ© un des Ansar dans le dos. L’Ansari a appelé : « Ô Ansar ! » et le Mouhajir a crié : « Ô Mouhajirs ! »

C’est-Ă -dire qu’ils ont tous deux appelĂ© leur peuple Ă  l’aide. L’affaire a Ă©tĂ© portĂ©e Ă  l’attention du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) qui a dit : « Quelles sont ces voix de l’époque de l’ignorance ? » quand il a entendu ce bruit. On lui a dit : « Ô Messager d’Allah ! L’un des Mouhajirine a frappĂ© l’un des Ansar dans le dos. » Il a dĂ©claré : « Laissez cela tomber. C’est quelque chose de condamnable. Ne dites pas de bĂȘtises. Ne commencez pas une bagarre pour une petite affaire. » Quand ‘Abdoullah bin Oubay, qui Ă©tait aussi prĂ©sent, a entendu cela, il a dĂ©claré : « Un Mouhajir a frappĂ© un Ansari dans le dos – mĂȘme s’il ne l’avait giflĂ© qu’une ou deux fois – mais par Allah, si nous retournons Ă  MĂ©dine, la personne la plus honorable chassera la personne la plus mĂ©prisable ! » (Qu’Allah nous en prĂ©serve !) ‘Oumar a dĂ©claré : « Ô Messager d’Allah ! Permettez-moi de tuer cet hypocrite ! » L’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a dĂ©claré : « Laisse cela tomber, de peur que les gens ne commencent Ă  dire que Muhammad (que la paix soit sur lui) tue ses compagnons. »

Les dĂ©tails de cet incident sont dĂ©crits dans l’ouvrage Sirat Khatamun-Nabiyyin. Étant donnĂ© que je les ai mentionnĂ©s dans le passĂ© je ne vais pas les rĂ©itĂ©rer ici. Cependant, se rĂ©fĂ©rant aux derniers jours d’Abdoullah ibn Oubay, il est dit dans la biographie d’Ibn Hischam que par la suite, lorsque ‘Abdullah ibn Oubay Ă©nonçait de tels propos, son peuple le qualifiait de grand paresseux. Lorsque l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) en a eu vent, il a dit Ă  ‘Oumar ibn al-Khattab : « Si je t’avais permis de le tuer le jour oĂč tu m’en avais demandĂ© la permission, les gens l’auraient dĂ©daignĂ©. À prĂ©sent, ces mĂȘmes personnes le tueraient si j’ordonnais son exĂ©cution. »

En d’autres termes, ceux qui le soutenaient dans le passĂ© se sont soulevĂ©s contre lui, suite Ă  [ma] patience et en raison du fait que la vĂ©ritĂ© est remontĂ©e Ă  la surface. Et ils Ă©taient prĂȘts Ă  le tuer.

‘Oumar dĂ©clare : « Par Allah ! J’ai su que les paroles du Messager d’Allah (s.a.w) Ă©taient bien plus importantes que les miennes en termes de bĂ©nĂ©dictions. »

Lorsque l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a offert la priĂšre funĂ©raire d’Abdoullah ibn Oubay, le chef des hypocrites, ‘Oumar a dĂ©claré : « Allah vous a interdit d’offrir la priĂšre funĂ©raire des hypocrites. » L’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a rĂ©pondu : « J’ai reçu le choix de demander pardon pour eux ou non. » Ainsi l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a offert sa priĂšre funĂ©raire. Puis, quand Allah a interdit catĂ©goriquement [au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.)] d’offrir les priĂšres funĂ©raires des hypocrites, il a cessĂ© de le faire.

Abu Salama relate de Jabir bin ‘Abdillah qu’Oumar ibn al-Khattab est venu aprĂšs le coucher du soleil le jour de la Ghazwat al-Khandaq et il a commencĂ© Ă  maudire les mĂ©crĂ©ants de parmi les Qouraychites. Il a dĂ©claré : « Ô Messager d’Allah ! Je n’ai mĂȘme pas pu accomplir la priĂšre d’Asr jusqu’au crĂ©puscule. Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Par Allah ! Moi non plus. » Nous nous sommes levĂ©s et sommes partis Ă  Bouthan, l’une des vallĂ©es de MĂ©dine. L’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a fait ses ablutions pour la priĂšre et nous avons Ă©galement fait les nĂŽtres et avons fait la priĂšre d’Asr aprĂšs le coucher du soleil. Ensuite, il a accompli la priĂšre de Maghrib. »

Ceci est un hadith du recueil d’Al-Boukhari. Il y a un dĂ©bat sur le nombre de priĂšres que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) et ses compagnons n’avaient pas pu accomplir Ă  l’heure durant la bataille du fossĂ©. Il existe divers rĂ©cits Ă  cet Ă©gard. Voici l’un des rĂ©cits. Jabir relate : « Le jour de la bataille du fossĂ©, ‘Oumar a commencĂ© Ă  maudire les infidĂšles et a dĂ©clarĂ© qu’il n’avait pas pu accomplir la priĂšre d’Asr avant le coucher du soleil. » Nous sommes partis Ă  Bouthan et avons accompli nos priĂšres aprĂšs le coucher du soleil. Ensuite, il a accompli la priĂšre de Maghrib. » C’est aussi un rĂ©cit tirĂ© du Sahih d’Al-Boukhari. Selon le premier rĂ©cit, l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) les avait accompagnĂ©s.

Ensuite, ‘Ali relate que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) avait dit lors de la Bataille du Fossé : « Qu’Allah remplisse de feu les maisons et les tombes des mĂ©crĂ©ants. Ils nous ont tenus occupĂ©s et ne nous ont pas permis d’accomplir la priĂšre du milieu tant et si bien que le soleil s’est couchĂ©. »

Ce rĂ©cit d’Ali se trouve dans le recueil d’Al-Boukhari.

Le pĂšre d’Abou ‘Oubaydah ibn ‘Abdillah relate : « Le jour du FossĂ©, les polythĂ©istes ont empĂȘchĂ© l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) d’accomplir quatre priĂšres jusqu’à la tombĂ©e de la nuit et la partie qu’Allah a voulu qu’elle s’écoule. Le narrateur dĂ©clare que le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a demandĂ© Ă  Bilal de lancer l’appel Ă  la priĂšre : il l’a fait. Ensuite l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a demandĂ© qu’on fasse l’Iqamah. Et il a accompli la priĂšre de Zouhr. Ensuite, il a demandĂ© qu’on fasse l’Iqamah et il a offert la priĂšre d’Asr. Puis, l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a demandĂ© qu’on fasse l’Iqamah et il a accompli la priĂšre de Maghrib. Enfin, il a demandĂ© qu’on fasse l’c et il a accompli la priĂšre d’Isha. »

Ce rĂ©cit est tirĂ© du Mousnad d’Ahmad Bin Hambal.

Le Messie Promis (a.s.) a dĂ©clarĂ© que tous ces rĂ©cits Ă©taient « faibles » et n’a validĂ© qu’un seul qui mentionne l’accomplissement de la priĂšre d’Asr dans un dĂ©lai plus court que d’habitude.

En rĂ©ponse Ă  l’objection du pasteur Fateh Masih au fait que l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) aurait accompli quatre priĂšres en retard lors de la Bataille du FossĂ©, le Messie Promis (a.s.) dĂ©clare : « Selon vos insinuations sataniques, quatre priĂšres ont Ă©tĂ© accomplies en Qadha lorsque les musulmans creusaient la tranchĂ©e. Sachez tout d’abord, que le mot Qadha a Ă©tĂ© utilisĂ©. O ignorants ! Qadha signifie accomplir la priĂšre et pas l’abandonner. Qadha ne signifie pas abandonner la Salat. Si une personne abandonne sa Salat, on utilise le terme Fawt. C’est pourquoi j’ai offert une rĂ©compense de cinq mille roupies dans une annonce pour expliquer que certains imbĂ©ciles qui s’opposent Ă  l’islam ne connaissent mĂȘme pas encore le sens de la Qadha. Celui qui ne peut pas utiliser les mots dans leur contexte, ne pourra pas Ă©mettre de critiques sur des subtilitĂ©s. La rĂ©ponse Ă  cette insinuation que quatre priĂšres ont Ă©tĂ© combinĂ©es durant le creusement de la tranchĂ©e est comme suit : Allah dĂ©clare qu’il n’y pas de contrainte en matiĂšre de religion : c’est-Ă -dire que ces prĂ©ceptes ne sont pas intransigeants au point de causer la destruction de l’homme. C’est pour cette raison que Dieu enjoint de combiner et de raccourcir la Salat en cas de nĂ©cessitĂ© et lorsque frappent les malheurs. Mais ici on ne trouve pas mention de hadiths authentiques sur le fait de combiner les quatre Salats.

Selon le Fath al-Bari, exĂ©gĂšse du Sahih d’Al-Boukhari, il est dit que seule la Salat al-‘Asr a Ă©tĂ© effectuĂ©e avec un lĂ©ger retard. »

S’adressant Ă  son adversaire, le Messie Promis (a.s.) a dĂ©claré : « Si vous Ă©tiez devant moi en ce moment, je vous aurais demandĂ© s’il y a des rĂ©cits affirmant que quatre Salats ont Ă©tĂ© omises. Quatre priĂšres peuvent ĂȘtre combinĂ©es selon la Chari’ah elle-mĂȘme, c’est-Ă -dire Zouhr et ‘Asr, et ensuite Maghrib et ‘Icha. Certes il existe un rĂ©cit faible notamment que les Salats de Zouhr et d’Asr, de Maghrib et d’Icha ont Ă©tĂ© faites au mĂȘme moment. Mais d’autres hadiths authentiques rĂ©futent cela et affirment tout simplement que la priĂšre d’Asr a Ă©tĂ© faite avec un lĂ©ger retard. »

Voici le rĂŽle d’Oumar lors du traitĂ© de Houdaibiyya. L’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a appelĂ© ‘Oumar ibn al-Khattab pour l’envoyer Ă  La Mecque afin d’informer les nobles parmi les Qouraychites des raisons de la prĂ©sence du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.). ‘Oumar (r.a.) a dĂ©claré : « Ô EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) ! Je crains pour ma vie. Les Qouraychites sont conscients de mon inimitiĂ© envers eux. Ils savent Ă  quel point je leur suis hostile. Je suis dur envers eux et aucun membre de ma tribu, les Banou ‘Adi ibn Ka’b, ne se trouve Ă  La Mecque pour me sauver. »

Ainsi, ‘Oumar a exprimĂ© une certaine apprĂ©hension.

Selon un autre rĂ©cit, ‘Oumar (r.a.) aurait Ă©galement dit Ă  l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) : « Si vous le souhaitez, je pourrais m’y rendre. » Mais le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) n’a rien dit. ‘Oumar (r.a.) a ajouté : « Je vous suggĂšre une personne qui est plus respectĂ©e par les Qouraychites que moi, Ă  savoir ‘Outhman bin ‘Affan. »

Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a convoquĂ© ‘Outhman et l’a envoyĂ© auprĂšs d’Abou Soufyan et d’autres nobles des Qouraychites pour les informer qu’il n’était pas venu livrer bataille mais pour accomplir les rites de la Ka’bah et pour lui rendre hommage.

J’en ai dĂ©jĂ  mentionnĂ© les dĂ©tails dans le contexte des rĂ©cits sur ‘Outhman.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad Saheb explique Ă  ce propos : « Quand on consignait les conditions du traitĂ© de Houdaybiyya, Abou Jandal, le fils de Souhayl bin ‘Amr, qui Ă©tait l’ambassadeur des Qouraychites, s’est soudainement frayĂ© un chemin dans cette assemblĂ©e, trĂ©buchant dans ses fers et ses menottes. Ce jeune homme avait Ă©tĂ© emprisonnĂ© par les habitants de La Mecque quand il est devenu musulman et ils l’avaient soumis Ă  de sĂ©vĂšres tourments. Quand il a appris que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) s’était approchĂ© de La Mecque, il a pu s’échapper d’une maniĂšre ou d’une autre Ă  l’emprisonnement des Qouraychites et, toujours restraint dans ses fers, il a rĂ©ussi Ă  tituber jusqu’à Houdaybiyya. Incidemment, il y est arrivĂ© Ă  un moment oĂč son pĂšre stipulait la condition : « Tout homme qui vient chez les musulmans du peuple de La Mecque, mĂȘme s’il est musulman, sera renvoyĂ©. » Abou Jandal s’est jetĂ© devant les musulmans et a criĂ© trĂšs douloureusement : « Ô vous les musulmans ! Je suis soumis Ă  ce tourment, simplement parce que j’ai acceptĂ© l’islam ! Sauvez-moi pour l’amour de Dieu ! À la vue de cela, les musulmans Ă©taient en tourment. Mais Souhayl s’est obstinĂ© et a dit au Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) : « ConformĂ©ment Ă  ce traitĂ©, c’est la premiĂšre demande que je vous fais : notamment que vous me retourniez Abou Jandal. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dĂ©claré : « Le traitĂ© n’a pas encore Ă©tĂ© finalisĂ©. » Souhayl a rĂ©pondu : « Si vous ne me le rendez pas, considĂ©rez ce traitĂ© comme dissous. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Laissez cela et accordez-nous Abou Jandal comme un acte de faveur et de gentillesse. » Souhayl a rĂ©pliqué : « Non, jamais. » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Souhayl ! Ne soyez pas obstiné ! Écoutez-moi. » Souhayl a dĂ©claré : « Je ne peux en aucun cas accepter cela. » Sur ce, Abou Jandal s’écria une fois de plus : « O vous les musulmans ! Allez-vous retourner votre frĂšre chez les idolĂątres aprĂšs qu’il ait subi des tourments si sĂ©vĂšres ? »

Il est Ă©trange de noter qu’Abou Jandal n’a pas fait appel au Saint ProphĂšte (s.a.w.), mais aux musulmans ordinaires. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce parce qu’il savait qu’indĂ©pendamment de la douleur que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) ressentait dans son cƓur, il ne permettrait jamais que le traitĂ© soit affectĂ© de maniĂšre prĂ©judiciable. Cependant, il s’attendait Ă  ce que le reste des musulmans, peut-ĂȘtre dans leur indignation, trouve un moyen de justifier sa libertĂ©, car les clauses du traitĂ© Ă©taient toujours en cours de rĂ©daction. MalgrĂ© cela, et indĂ©pendamment de l’émotion des musulmans, il leur Ă©tait impossible de prendre position contre la volontĂ© du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est restĂ© silencieux pendant un certain temps, puis a dĂ©clarĂ© tout Ă©mu : « Ô Abou Jandal ! Sois patient ! Regarde vers Dieu, car c’est Lui Qui en effet arrangera ta dĂ©livrance et celle de tes frĂšres musulmans faibles. À l’heure actuelle, nous sommes liĂ©s par nos circonstances, car nous avons dĂ©jĂ  conclu un accord avec le peuple de La Mecque et nous ne pouvons violer ce traitĂ©. »

Les musulmans Ă©taient tĂ©moins de cette scĂšne et dans leur indignation religieuse, leurs yeux Ă©taient remplis de rage, mais par respect ils sont restĂ©s silencieux devant le Saint ProphĂšte (s.a.w.). ‘Oumar (r.a.) n’en pouvait plus. Il s’est rapprochĂ© du Saint ProphĂšte (s.a.w.) et lui a demandĂ© d’une voix tremblante : « N’ĂȘtes-vous pas le messager vĂ©ridique d’Allah ? Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en effet, je le suis. » ‘Oumar a dĂ©claré : « Ne suivons-nous pas la vĂ©ritĂ© et notre ennemi le mensonge ? » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Oui, il en est bien ainsi. » Oumar a dĂ©claré : « Pourquoi donc devrions-nous supporter cette humiliation en ce qui concerne notre vraie religion ? » En voyant cet Ă©tat d’Oumar (r.a.), le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Ô ‘Oumar ! Je suis le Messager de Dieu. Je comprends la volontĂ© de Dieu et je ne peux pas agir contre elle ; et c’est Lui Qui sera mon aide. »

Mais l’indignation dans l’humeur d’Oumar (r.a.) grandissait, Ă  chaque instant. Il a dit : « N’aviez-vous pas dit que nous ferions le Tawaf autour de la Ka’bah ? » Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en effet, mais avais-je aussi dit que ce Tawaf aurait lieu cette annĂ©e-ci ? » ‘Oumar (r.a.) a dĂ©claré : « Non, vous ne l’aviez pas dit. »

Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Alors, sois patient. Si Dieu le veut, vous entrerez en effet Ă  La Mecque et accomplirez le Tawaf de la Ka’bah. »

Cependant, en raison de ses Ă©motions, ‘Oumar (r.a.) n’était pas satisfait. NĂ©anmoins, en raison du respect qu’inspirait le Saint ProphĂšte (s.a.w.), ‘Oumar (r.a.) est parti voir Abou Bakr (r.a.). Tout Ă©mu, il lui a posĂ© les mĂȘmes questions et Abou Bakr (r.a.) a offert la mĂȘme rĂ©ponse Ă  la maniĂšre du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Cependant, Abou Bakr (r.a.) lui a Ă©galement conseillé : « Ô ‘Oumar ! Maitrise-toi ! Ne laisse pas ton emprise se desserrer de la corde du Messager d’Allah. Par Dieu, cet homme, dans la main duquel nous avons donnĂ© les nĂŽtres, est sans aucun doute vĂ©ridique. »

‘Oumar (r.a.) disait que sous le coup de l’émotion il avait dit de telles choses Ă  l’époque, mais que plus tard, il avait eu beaucoup de remords. De plus, afin d’effacer les effets de cette faiblesse, il accomplit de nombreux actes volontaires en guise d’expiation. En d’autres termes, il a fait de l’aumĂŽne, il a jeĂ»nĂ© et offert des Salats volontaires et a mĂȘme libĂ©rĂ© de nombreux esclaves, afin d’effacer la tache de cette faiblesse.

Le quatriĂšme Calife avait l’habitude de prononcer des discours lors de la Jalsa avant son califat. Je vous prĂ©sente une partie d’un de ses discours Ă  ce propos. Il dĂ©clare : « Il ne fait aucun doute que le cri de douleur et d’angoisse qui est sorti du cƓur d’Oumar comme une question Ă©tait Ă©galement prĂ©sent dans les cƓurs de nombreux autres musulmans. Bien qu’il ne fasse aucun doute que les Ă©motions qu’Oumar a exprimĂ©es dans son discours n’étaient pas seulement les Ă©motions d’Oumar mais aussi d’autres – de telles pensĂ©es existaient aussi dans des centaines d’autres cƓurs – ce courage d’Oumar s’est transformĂ© pour lui en une telle erreur qu’il l’a regrettĂ©e plus tard, et ce pour le restant de ses jours. Il jeĂ»nait beaucoup, accomplissait de nombreux actes d’adoration, faisait de nombreuses aumĂŽnes et implorait Ă  foison le pardon de Dieu. Mais la soif de remords n’en a pas Ă©tĂ© Ă©tanchĂ©e. L’anxiĂ©tĂ© de Houdaybiyya Ă©tait temporaire, mais s’est rapidement transformĂ©e en contentement grĂące aux bĂ©nĂ©dictions qui sont descendues du ciel. Mais l’anxiĂ©tĂ© que cette impatience a créée dans le cƓur d’Oumar est devenue une angoisse permanente qui ne l’a jamais quittĂ©. Il a toujours dit avec regret : « Je souhaitais ne pas avoir posĂ© cette question au Saint ProphĂšte (s.a.w.). » Plusieurs fois, je pense que sur son lit de mort, lorsqu’il prenait ses derniers souffles, ‘Oumar rĂ©citait : « Ô Seigneur ! Je ne Te demande pas la rĂ©compense de mes bonnes actions. Pardonne-moi [tout simplement] mes pĂ©chĂ©s. » Le plus grand de pĂ©chĂ©s qu’il s’imaginait et qui l’agitait Ă©tait l’erreur qu’il avait commise Ă  Houdaybiyya. Lors de la rĂ©daction du pacte, seul Allah, le dĂ©positaire des secrets du cƓur du Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) et son Compagnon cĂ©leste, connaissait l’état de son cƓur suite au dĂ©sarroi qu’il avait constatĂ© chez les musulmans. Mais les trois phrases simples qui sont sorties de sa langue bĂ©nie en rĂ©ponse Ă  ‘Oumar, en disent beaucoup Ă  ceux qui mĂ©ditent Ă  ce propos. »

‘Oumar avait lui aussi signĂ© le pacte de Houdaybiyya conclu entre les musulmans et les polythĂ©istes de La Mecque.

Hazrat Mirza Bashir Ahmad dit Ă  ce propos : « Deux exemplaires de cet accord ont Ă©tĂ© transcrits ; et comme tĂ©moins, de nombreuses personnes estimĂ©es y ont apposĂ© leur signature. De parmi les musulmans il y avait Abou Bakr, ‘Oumar, ‘Outhman, ‘Abdour-Rahman Bin ‘Awf, Sa’d bin Abi Waqqas et Abou ‘Oubaydah. Souhayl bin ‘Amr a pris une copie de l’accord et est retournĂ© Ă  La Mecque, tandis que l’autre copie est restĂ©e chez le Saint ProphĂšte. »

L’ouvrage Sirat-Khatamun-Nabiyine prĂ©sente ceci Ă  propos du retour aprĂšs le traitĂ© de Houdaybiyya.

« AprĂšs avoir fait son sacrifice, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a ordonnĂ© le retour Ă  MĂ©dine. Cela faisait un peu moins de 20 jours depuis que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) Ă©tait arrivĂ© Ă  Houdaibiyya. Au cours de son voyage de retour, lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a atteint Qoura al-Ghamim prĂšs d’Ousfan. ‘Ousfan est situĂ© Ă  130 kilomĂštres de MĂ©dine et Qoura al-Ghamim est une vallĂ©e situĂ©e Ă  12 kilomĂštres de lĂ . Il faisait nuit. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a fait une annonce et a rassemblĂ© tous ses compagnons. Il a dĂ©claré : « Cette nuit, une sourate m’a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e. Elle m’est plus chĂšre que toute chose de ce monde. » Elle se lit comme suit :


Ű„ÙÙ†Ù‘ÙŽŰ§ فَŰȘÙŽŰ­Ù’Ù†ÙŽŰ§ لَكَ فَŰȘÙ’Ű­Ù‹Ű§ Ù…ÙŰšÙÙŠÙ†Ù‹Ű§ ۞ لِيَŰșÙ’ÙÙŰ±ÙŽ لَكَ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù Ù…ÙŽŰ§ ŰȘÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ‘ÙŽÙ…ÙŽ مِنْ Ű°ÙŽÙ†Ù’ŰšÙÙƒÙŽ ÙˆÙŽÙ…ÙŽŰ§ ŰȘÙŽŰŁÙŽŰźÙ‘ÙŽŰ±ÙŽ وَيُŰȘِمَّ نِŰčْمَŰȘَهُ Űčَلَيْكَ ÙˆÙŽÙŠÙŽÙ‡Ù’ŰŻÙÙŠÙŽÙƒÙŽ Ű”ÙŰ±ÙŽŰ§Ű·Ù‹Ű§ Ù…ÙŰłÙ’ŰȘÙŽÙ‚ÙÙŠÙ…Ù‹Ű§ ۞ ÙˆÙŽÙŠÙŽÙ†Ù’Ű”ÙŰ±ÙŽÙƒÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù Ù†ÙŽŰ”Ù’Ű±Ù‹Ű§ ŰčَŰČِيŰČÙ‹Ű§

C’étaient les versets 2 Ă  4 de la sourate Al-Fath.

Au verset 28 il est dit :


Ù„ÙŽÙ‚ÙŽŰŻÙ’ Ű”ÙŽŰŻÙŽÙ‚ÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù Ű±ÙŽŰłÙÙˆÙ„ÙŽÙ‡Ù Ű§Ù„Ű±Ù‘ÙŰ€Ù’ÙŠÙŽŰ§ ŰšÙŰ§Ù„Ù’Ű­ÙŽÙ‚Ù‘Ù لَŰȘÙŽŰŻÙ’ŰźÙÙ„ÙÙ†Ù‘ÙŽ Ű§Ù„Ù’Ù…ÙŽŰłÙ’ŰŹÙŰŻÙŽ Ű§Ù„Ù’Ű­ÙŽŰ±ÙŽŰ§Ù…ÙŽ Ű„ÙÙ†Ù’ ŰŽÙŽŰ§ŰĄÙŽ Ű§Ù„Ù„Ù‘ÙŽÙ‡Ù ŰąÙŽÙ…ÙÙ†ÙÙŠÙ†ÙŽ Ù…ÙŰ­ÙŽÙ„Ù‘ÙÙ‚ÙÙŠÙ†ÙŽ Ű±ÙŰĄÙÙˆŰłÙŽÙƒÙÙ…Ù’ ÙˆÙŽÙ…ÙÙ‚ÙŽŰ”Ù‘ÙŰ±ÙÙŠÙ†ÙŽ Ù„ÙŽŰ§ ŰȘÙŽŰźÙŽŰ§ÙÙÙˆÙ†ÙŽ

C’est-Ă -dire : « Ô Messager ! Nous t’avons en effet donnĂ© une magnifique victoire, afin que nous puissions commencer pour toi une Ăšre, oĂč le voile du pardon couvrira tes dĂ©fauts, passĂ©s et futurs, et que Dieu puisse complĂ©ter Sa faveur sur toi et puisse te mener vers le chemin du succĂšs. Et en effet, Allah t’aidera d’une aide puissante  »

«La vĂ©ritĂ© est que Dieu a effectivement accompli la vision de Son Messager. Pour l’instant, si Dieu le veut, vous entrerez dans la maison sacrĂ©e en toute sĂ©curitĂ©, certains d’entre vous ayant la tĂȘte rasĂ©e et d’autres ayant les cheveux coupĂ©s court, et vous n’aurez aucune crainte. » En d’autres termes, si vous Ă©tiez entrĂ© Ă  La Mecque cette annĂ©e, cela n’aurait pas Ă©tĂ© une entrĂ©e de sĂ©curitĂ©, cela aurait Ă©tĂ© une entrĂ©e de guerre et d’effusion de sang. Cependant, dans la vision, Dieu avait montrĂ© une entrĂ©e de sĂ©curitĂ© et c’est pour cette raison qu’à la suite de l’accord de cette annĂ©e, un Ă©tat de sĂ©curitĂ© a Ă©tĂ© créé. Maintenant, conformĂ©ment Ă  la vision montrĂ©e par Dieu, vous entrerez bientĂŽt dans la MosquĂ©e SacrĂ©e dans un Ă©tat de sĂ©curitĂ©. »

Et il en a Ă©tĂ© ainsi. Lorsque le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©citĂ© ces versets aux compagnons, Ă©tant donnĂ© le cƓur de certains d’entre eux ressentait encore l’amertume du traitĂ© de Houdaibiyya, ils ont Ă©tĂ© surpris en pensant qu’ils retournaient aprĂšs un Ă©chec, mais pourtant Dieu leur donnait la bonne nouvelle de la victoire. Certains compagnons, dans leur empressement, disaient mĂȘme : « Est-ce une victoire que nous revenions sans accomplir le Tawaf de la Ka’bah ? » Lorsque ces paroles sont parvenues aux oreilles du Saint ProphĂšte (s.a.w.), il a exprimĂ© un grand mĂ©contentement. Dans un discours bref mais puissant, il a dĂ©claré : « C’est une objection absurde ! Car si vous y rĂ©flĂ©chissez, il sera Ă©vident que le traitĂ© de Houdaibiyya est vraiment un grand triomphe pour nous. Les Qouraychites, qui Ă©taient dĂ©terminĂ©s Ă  nous faire la guerre, en ont eux-mĂȘmes abandonnĂ© l’idĂ©e et ont conclu un traitĂ© de paix avec nous ; et ils ont promis de nous ouvrir les portes de La Mecque l’annĂ©e suivante. ProtĂ©gĂ©s des mĂ©faits des Qouraychites, nous rentrons maintenant en paix et en sĂ©curitĂ©, tout en recevant le parfum de notre future victoire. Par consĂ©quent, en effet, c’est une grande victoire. Avez-vous tous oubliĂ© comment ces mĂȘmes Qouraychites avaient lancĂ© des assauts contre vous Ă  Ouhoud et lors de la bataille d’Al-Ahzab ? Cette terre, malgrĂ© toute son immensitĂ©, Ă©tait devenue Ă©troite pour vous et vos yeux avaient Ă©tĂ© pĂ©trifiĂ©s, et vous aviez tremblĂ© de peur ? Aujourd’hui, ces mĂȘmes Qouraychites ont conclu un traitĂ© de paix et de sĂ©curitĂ© avec vous ! » Les compagnons ont rĂ©pondu : « Ô Messager d’Allah ! Nous avons compris ! Nous avons compris ! Nous ne bĂ©nĂ©ficions pas de votre clairvoyance. Mais maintenant, nous avons compris que ce traitĂ© est vraiment un grand triomphe pour nous. »

Avant cette allocution du Saint ProphĂšte (s.a.w.), ‘Oumar (r.a.) Ă©tait Ă©galement dans un Ă©tat d’extrĂȘme apprĂ©hension. Il a lui-mĂȘme racontĂ© qu’au retour de Houdaibiyya, alors que le Saint ProphĂšte (s.a.w.) voyageait de nuit, il s’est prĂ©sentĂ© devant lui et, tout en s’adressant au Saint ProphĂšte (s.a.w.), il a voulu lui dire quelque chose. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est cependant restĂ© silencieux. ‘Oumar s’est adressĂ© Ă  lui une deuxiĂšme puis une troisiĂšme fois, mais le Saint ProphĂšte (s.a.w.) est demeurĂ© silencieux comme avant. ‘Oumar a Ă©tĂ© attristĂ© par ce silence du Saint ProphĂšte (s.a.w.). Il dĂ©clare : « Je me suis dit : ĂŽ ‘Oumar ! Tu es ruiné ! Tu t’es adressĂ© Ă  trois reprises au Saint ProphĂšte (s.a.w.) ; mais le Messager d’Allah n’a pas rĂ©pondu. J’ai devancĂ© le groupe des musulmans alors que je ressentais une profonde apprĂ©hension Ă  propos de ce qu’était l’affaire. J’avais peur qu’un verset coranique n’ait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă  mon sujet. Sur ce, un homme a Ă©noncĂ© mon nom et dit : « Le Messager d’Allah convoque ‘Oumar ibn Al-Khattab ! » Je me suis dit : « Je suis sĂ»r qu’un verset coranique a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ© Ă  mon sujet ! » Tout perturbĂ©, je me suis prĂ©sentĂ© prĂ©cipitamment au Saint ProphĂšte (s.a.w.), je l’ai saluĂ© et je me suis tenu Ă  ses cĂŽtĂ©s. Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Une telle sourate m’a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e, qui m’est plus chĂšre que toute chose en ce monde. » Ensuite, le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a rĂ©citĂ© les versets de la Sourate Al-Fatáž„. ‘Oumar (r.a.) a demandé : « Ô Messager d’Allah ! Ce traitĂ© est-il vraiment une victoire pour l’islam ? Le Saint ProphĂšte (s.a.w.) a dit : « Oui, en vĂ©ritĂ©, c’est notre triomphe. » Alors, ‘Oumar (r.a.) a Ă©tĂ© satisfait et est demeurĂ© silencieux. Ensuite, le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) est retournĂ© Ă  MĂ©dine.

Le Mouslih Maw’oud (r.a.) dĂ©clare : « À l’occasion du traitĂ© de paix de Houdaybiyya, l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) a conclu une trĂȘve avec les polythĂ©istes de La Mecque. Ceci a causĂ© un tel malaise parmi les Compagnons que pas moins qu’Oumar lui-mĂȘme est parti voir l’EnvoyĂ© d’Allah (s.a.w) et lui dit : « Ô Messager d’Allah ! Allah ne vous avait-il pas promis que nous ferions le Tawaf de la Ka’bah ou l’islam n’est-il pas destinĂ© Ă  sortir victorieux ? Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a dit : « Certainement ! » ‘Oumar a demandé : « Pourquoi avons conclu ce pacte aussi hĂątivement ? » Le Saint ProphĂšte Muhammad (s.a.w.) a rĂ©pondu : « Certes, Allah avait promis que nous ferions le Tawaf, mais Il n’avait pas dit que nous le ferions cette annĂ©e. »

La mention du Calife ‘Oumar n’est pas terminĂ©e. Incha Allah, je la continuerai Ă  l’avenir.

À prĂ©sent, je vais mentionner quelques personnes dont je dirigerai les priĂšres funĂ©raires.

Le premier d’entre eux se nomme Malik Muhammad Yusuf Saleem Sahib qui Ă©tait en charge du dĂ©partement du Zud Nawisi. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñge de 86 ans. C’est Ă  Allah que nous appartenons et c’est Ă  Lui que nous retournerons. Il Ă©tait le seul ahmadi de sa famille. Il s’est converti Ă  l’Ahmadiyya en 1952. Son frĂšre aĂźnĂ© lui a trouvĂ© un emploi dans les chemins de fer. Mir Hamidullah, un ahmadi, Ă©tait alors ingĂ©nieur en chef. Il recevait le journal Al-Fazl et Mir Hameedullah Sahib prĂȘchait aussi le message de l’Ahmadiyya. AprĂšs avoir lu le journal Al-Fazl, le dĂ©funt est devenu un ahmadi. Cependant, lorsque les membres de sa famille l’ont dĂ©couvert, ils l’ont menacĂ© de mort s’il ne quittait l’Ahmadiyya. Mais il a quittĂ© sa maison et n’a pas quittĂ© Ahmadiyya. Quand le danger a pris de l’ampleur, il a quittĂ© sa maison dans ces conditions. Sa mĂšre lui a dit un jour de se cacher la nuit de ses frĂšres et de partir de lĂ  et de ne plus jamais revenir ici sinon sa vie serait en danger.

Le dĂ©funt a fait sa maĂźtrise en Ă©tudes islamiques Ă  l’universitĂ© du Pendjab Ă  Lahore. Ensuite, il est entrĂ© Ă  la Jamia Ahmadiyya en 1958. AprĂšs avoir obtenu son diplĂŽme en 1963 il a Ă©tĂ© postĂ© dans le bureau de l’Ifta avec Malik Saif-ur-Rehman, qui Ă©tait alors le moufti. En 1967, il a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au DĂ©partement du Zud Nawisi, aprĂšs le dĂ©cĂšs de Maulana Muhammad Yaqub Tahir Sahib, responsable de ce dĂ©partement. Le troisiĂšme Calife l’a nommĂ© Ă  sa place dans le dĂ©partement du Zud Nawisi.

Le dĂ©funt Ă©tait responsable de ce dĂ©partement jusqu’en 1985. Au dĂ©partement du Zud Nawisi, il Ă©tait responsable de la prĂ©paration des sermons, discours, programmes, rapports de visites, etc. du Calife. Feu le troisiĂšme Calife avait participĂ© Ă  la ConfĂ©rence sur la Croix tenue Ă  Londres en 1978. Le dĂ©funt avait accompagnĂ© le Calife et avait prĂ©parĂ© un rapport Ă  ce sujet.

Il avait aussi aidé grandement feu le quatriÚme Calife dans la préparation de la biographie du deuxiÚme Calife. Feu le quatriÚme Calife avait fait ses éloges.

Malik Yusuf Saleem Sahib, le dĂ©funt, avait accompagnĂ© le quatriĂšme Calife lors de sa tournĂ©e en Australie, aux Ăźles Fidji et Ă  Singapour en 1983. Et aprĂšs la migration il faisait les copies de cassettes audio de sermons d’une trĂšs belle maniĂšre. Il partait dans une maison Ă  Faisalabad pour prĂ©parer ces cassettes, car il fallait prendre des prĂ©cautions et les rapportait ensuite.

Il a servi pendant quelques années sur le terrain en tant que missionnaire. Il a pu travailler sur les sermons du quatriÚme Calife au sein de la Tahir Foundation.

Il a pu rĂ©diger les actes de la choura au sein du bureau de secrĂ©taire privĂ©. AprĂšs sa retraite, il a Ă©tĂ© rĂ©employĂ©. Ensuite, il a cessĂ© de travailler en 2013 pour cause de maladie. Il s’était mariĂ© deux fois. Du premier mariage, il a eu une fille. AprĂšs cela, sa femme est dĂ©cĂ©dĂ©e. Puis il s’est remariĂ©. Il a eu deux fils et trois filles du deuxiĂšme mariage. Sa fille, Qudsia Mahmood Sardar, dit : « Notre pĂšre a Ă©tabli une relation entre nous et Allah. Il nous a beaucoup conseillĂ©s Ă  ce sujet. Il nous enjoignait strictement d’accomplir nos priĂšres. Il se mettait en colĂšre quand on priait tardivement et pleurait beaucoup durant ses priĂšres de Tahajjoud. Il avait l’habitude de rĂ©citer une partie du Saint Coran quotidiennement. MĂȘme durant sa maladie, il avait l’habitude de demander s’il c’était l’heure de la priĂšre ou non. Il Ă©tait trĂšs inquiet au sujet des priĂšres. Il nous a inculquĂ© l’amour et l’obĂ©issance au Califat. Il avait un immense amour pour le califat. Il avait l’habitude de dire que l’obĂ©issance au califat est la seule source de toute bĂ©nĂ©diction. Il a endurĂ© de grandes Ă©preuves pour la cause de l’Ahmadiyya. Rasheed Tayyab est le secrĂ©taire privĂ© adjoint. Il dĂ©clare : « Mirza Saleem Sahib Ă©tait le responsable qui est arrivĂ© au dĂ©partement du Zud Nawisi lors du troisiĂšme Califat. Il a pu servir dans ce dĂ©partement pendant longtemps et avait l’habitude de consigner les discours et des reportages pour le journal Al-Fazl. Il Ă©tait trĂšs responsable et organisĂ©. Son niveau de langue Ă©tait Ă©galement trĂšs Ă©levĂ©. » Et comme je l’ai dit, le dĂ©funt a eu l’occasion d’accompagner le troisiĂšme calife et le quatriĂšme calife lors des voyages en Afrique et en Europe. Il accomplissait son travail avec beaucoup de soin. Il avait l’habitude d’écrire chaque mot soigneusement et attentivement, priant pour qu’il n’y ait aucune diffĂ©rence par rapport au sens original. MĂȘme lorsqu’il a pris sa retraite en 2013, s’il y avait des difficultĂ©s Ă  prĂ©parer le rapport de la choura, quand on l’appelait au bureau du secrĂ©taire privĂ©, il s’y rendait immĂ©diatement et disait toujours qu’il se sentait heureux de pouvoir servir.

J’ai Ă©galement la mĂȘme idĂ©e de sa personne : il Ă©tait quelqu’un de calme, passionnĂ© de son travail et qui s’est acquittĂ© de son devoir de Waqf en toute discrĂ©tion : il n’a pas fait d’exigences et menait une vie trĂšs simple. Qu’Allah lui accorde Son pardon et Sa grĂące et qu’Il permette Ă  ses enfants de perpĂ©tuer ses bonnes actions.

La deuxiĂšme personne dont je dirigerai la priĂšre funĂ©raire se nomme Shoaib Ahmed Sahib, Waqif-e-Zindagi. Il Ă©tait le fils de Bashir Ahmed Sahib Kala Afghana, un darwesh de Qadian. Il est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñge de 56 ans. C’est Ă  Allah que nous appartenons et c’est Ă  Lui que nous retournerons. Il a commencĂ© Ă  servir Ă  partir de 1987.

Il a servi dans divers dĂ©partements de l’Anjuman Ahmadiyya en tant que travailleur, officier et Nazir. Il Ă©tait responsable du bureau Ouliya, Nazir Baitul Mal Kharch, Nazim Waqf-e-Jadid, Mal, officier de la Jalsa Salana et Sadr du Majlis Khuddam ul Ahmadiyya en Inde. Il a servi pendant plus de 33 ans. Il Ă©tait lui aussi trĂšs rĂ©gulier dans ses actes d’adoration. Il accomplissait avec rĂ©gularitĂ© ses priĂšres de Tahajjoud et autres Nawafil. Il faisait montre d’un haut niveau d’obĂ©issance envers le Califat.

Il disait toujours qu’il fallait appliquer immĂ©diatement toute directive reçue du Calife. Il avait une connaissance profonde du Saint Coran ainsi que des Ă©crits du Messie Promis (a.s.) et des Califes de la communautĂ©. Il avait de grandes connaissances religieuses et maĂźtrisait tous les sujets. C’était une personne trĂšs joviale et sociable. Il aimait les gens appartenant Ă  toutes les classes. Il prenait grand soin des personnes nĂ©cessiteuses et de ses subordonnĂ©s. À Qadian, tout le monde fait ses Ă©loges. Il Ă©tait trĂšs courageux et reconnaissant. Le dĂ©funt faisait partie du systĂšme d’Al-Wassiyat. Il laisse derriĂšre lui son Ă©pouse et ses deux fils. Il Ă©tait le beau-fils de Jalal-ud-Din Nayyar, le prĂ©sident du Sadar Anjuman Ahmadiyya de Qadian. Rafiq Baig qui supervise le Bayt-ul-Mal Amad Qadian écrit : « J’ai eu l’opportunitĂ© de travailler pendant dix-huit ans Ă  ses cĂŽtĂ©s au sein du Khuddam-ul-Ahmadiyya de l’Inde et du bureau de la Jalsa Salana de Qadian. Il inspirait les gens qui travaillaient avec lui par son exemplaritĂ©. Au cours des journĂ©es de la Jalsa Salana, il travaillait dans le bureau jusqu’à trois, quatre heures du matin, et il s’enquerrait au sujet du confort des invitĂ©s. S’il voyait une quelconque lacune, il la corrigeait immĂ©diatement. Il enjoignait toujours de s’occuper au mieux des invitĂ©s du Messie Promis (a.s.). Si jamais un bĂ©nĂ©vole se comportait mal envers les invitĂ©s, il s’excusait en personne auprĂšs d’eux. » Son beau-frĂšre a Ă©galement Ă©crit que le dĂ©funt avait l’habitude de dire qu’il ne haĂŻssait personne dans le monde. Un inspecteur de la Wakalat-e-Mal Tahrik-I-Jadid écrit : « Nous avions fait une tournĂ©e de 75 jours afin de visiter les provinces de l’Inde, au Kerala et dans le Tamil Nadu. Au cours de cette tournĂ©e, j’étais tombĂ© malade, et le dĂ©funt s’était occupĂ© de moi tel un parent. » Qu’Allah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă  l’égard du dĂ©funt, et qu’Il accorde la patience Ă  son Ă©pouse et Ă  ses enfants ; et qu’Il leur permette de perpĂ©tuer ses nobles actions.

Le prochain dĂ©funt dont je ferai mention se nomme Maqsood Ahmad Bhatti, qui Ă©tait missionnaire de la communautĂ© Ă  Qadian. Il est dĂ©cĂ©dĂ© le 18 mai Ă  l’ñge de 52 ans. C’est Ă  Allah que nous appartenons et c’est Ă  Lui que nous retournerons. Il Ă©tait membre de la communautĂ© Ahmadiyya de Char Kaur, district Rajouri, dans la province de Jammu-et-Cachemire. Il a eu l’opportunitĂ© de servir pendant trente ans. Il a eu l’opportunitĂ© de servir en tant qu’Amir de la zone Lucknow et pendant environ un an en tant que missionnaire-en-chef de Srinagar. Depuis 2017 et jusqu’à son dĂ©cĂšs, il a eu l’opportunitĂ© de servir en tant que Qadi central Ă  temps plein. Il s’acquittait de ses fonctions au sein de la Qada avec une grande diligence et sincĂ©ritĂ©. Il a statuĂ© sur de nombreuses affaires. Il Ă©tait trĂšs soucieux des responsabilitĂ©s qui lui Ă©taient confiĂ©es. Lorsqu’il Ă©tait malade et hospitalisĂ© ces derniers jours suite Ă  une infection au coronavirus, bien qu’étant hospitalisĂ©, il Ă©tait soucieux du travail de la communautĂ©. C’était une personne trĂšs sociable, joviale, et courageuse, c’était un Waqif-i-Zindagi qui avait une bonne comprĂ©hension des choses, et qui Ă©tait assidu. Le dĂ©funt Ă©tait membre du systĂšme d’Al-Wassiyat ; il laisse dans le deuil sa mĂšre, trois frĂšres, son Ă©pouse et trois filles. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă  l’égard du dĂ©funt, qu’Il protĂšge ses enfants, et qu’Il leur permette de perpĂ©tuer ses pieuses actions.

Le prochain dĂ©funt dont je dirigerai la priĂšre funĂ©raire se nomme Javed Iqbal, de Faisalabad, qui est dĂ©cĂ©dĂ© Ă  l’ñge de 66 ans. C’est Ă  Allah que nous appartenons et c’est Ă  Lui que nous retournerons. Son fils, Talha Javed, Ă©crit que l’Ahmadiyya a Ă©tĂ© introduite dans leur famille Ă  travers son arriĂšre-grand-pĂšre, Baba Chakirah, dont le nom dĂ©rivĂ© de sa profession de fabriquant et de rĂ©parateur de meules. Il travaillait en faisant des annonces dans la rue, et il en profitait pour chanter Ă  voix haute les vers du Messie Promis (a.s.) afin d’ouvrir des voies pour le Tabligh. Par la grĂące d’Allah, en plus d’ĂȘtre rĂ©gulier dans ses priĂšres quotidiennes, il offrait rĂ©guliĂšrement la priĂšre de Tahajjoud. Il enjoignait Ă©galement les membres de sa famille Ă  offrir les priĂšres en congrĂ©gation ; la priĂšre Ă©tait faite en congrĂ©gation dans leur foyer. Il rĂ©citait rĂ©guliĂšrement le Saint Coran avec la traduction. Il avait un grand respect pour le sermon du vendredi : il rĂ©unissait tous les membres de sa famille pour l’écouter ensemble sur la MTA. Il avait un enthousiasme pour servir dans la voie de la religion qui frĂŽlait l’obsession. AprĂšs les incidents de 1984, lorsque le sermon du Calife Ă©tait partagĂ© dans les communautĂ©s Ă  travers des cassettes audio, il en transportait dans un sac et les distribuait de village en village Ă  vĂ©lo. Lorsque la MTA a Ă©tĂ© lancĂ©e, il a fait installer une parabole chez lui, et il invitait les gens chez lui pour Ă©couter le sermon. Il laisse derriĂšre lui sa mĂšre, son Ă©pouse Amtoul Basit, ses deux fils et sa fille. Qu’Allah fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă  son Ă©gard.

La prochaine dĂ©funte dont je ferai mention se nomme Madiha Nawaz, Ă©pouse de Nawaz Ahmad, missionnaire de la communautĂ© au Ghana, qui est dĂ©cĂ©dĂ©e le 16 avril Ă  l’ñge de 36 ans. C’est Ă  Allah que nous appartenons et c’est Ă  Lui que nous retournerons. Elle rĂ©sidait au Ghana oĂč elle est dĂ©cĂ©dĂ©e. Son mari missionnaire Ă©crit ceci : « Durant nos seize annĂ©es de mariage, j’ai Ă©tĂ© tĂ©moin de ses nombreuses qualitĂ©s. Elle Ă©tait trĂšs courageuse et patiente, elle Ă©tait empathique et altruiste. C’était une excellente mĂšre et une Ă©pouse fidĂšle. Au Ghana, dĂšs qu’elle en avait la possibilitĂ©, elle dispensait des cours aux enfants. Elle a enseignĂ© le Saint Coran Ă  ses enfants. Elle se comportait d’une façon exemplaire envers sa belle-famille. Elle ne rĂ©pondait jamais aux paroles dures d’autrui ; au contraire, elle faisait preuve d’une tolĂ©rance, et elle m’enjoignait Ă©galement de faire preuve de tolĂ©rance. Elle encourageait Ă  faire des supplications. Elle Ă©tait trĂšs pointilleuse en ce qui concerne l’éducation de ses enfants. Afin d’attacher ses enfants au Califat, elle leur racontait souvent des anecdotes des bĂ©nĂ©dictions liĂ©es au Califat. Elle s’occupait des personnes pauvres, et Ă©tait une femme pieuse. » Elle laisse dans le deuil son mari, et ses trois enfants, Furad Safih ĂągĂ© de 13 ans, Faizia ĂągĂ©e de 8 ans, et Zara, ĂągĂ©e d’un an. Tous les enfants sont Macha Allah des WaqifĂźn-e-Nao. Qu’Allah accepte les supplications qu’elle avait faites pour ses enfants, qu’Il Ă©lĂšve son rang et qu’Il fasse preuve de pardon et de misĂ©ricorde Ă  son Ă©gard.


(Le site www.islam-ahmadiyya.org prend l’entiĂšre responsabilitĂ© de la publication du texte de ce sermon)

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